Nouveautés BD

  • Le choeur des femmes Nouv.

    Le choeur des femmes

    Aude Mermilliod

    • Lombard
    • 23 Avril 2021

    Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements... de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine.

    Une adaptation sensible et puissante du roman culte de Martin Winckler.

  • Paris, juin 2000. Lisa, étudiante, loue une chambre chez le vieux Mohamed. Retraité veuf et bourru, Mohamed est un ancien harki, un supplétif de l'armée française en Algérie. Lisa et Mohamed ignorent encore que leur rencontre va faire ressurgir le passé. Celui des harkis. Ces hommes qui n'ont aujourd'hui toujours pas le droit de retourner en Algérie.

    Après L'oeil du STO, Julien Frey continue son travail de mémoire des zones sombres de notre passé en abordant avec sensibilité la question encore douloureuse des harkis. Le travail en couleur de Mayalen Goust en souligne toute l'humanité.

  • "J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils".

    Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s'emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l'émotion intacte.

  • Bruxelles, 2012.
    Billie reçoit un appel de sa mère l'informant que la juge aux familles a décidé de rendre Soledad, sa soeur d'accueil, à sa mère biologique. Pour la famille, c'est tout à la fois un désaveu cinglant et surtout un drame car ils craignent pour la stabilité émotionnelle de Soledad.
    Sans hésitation aucune, la jeune femme abandonne la capitale belge et ses études de médecine pour revenir au sein du cocon familial, au beau milieu de la forêt, retrouver ses parents et ses 4 autres frères et soeurs. Son retour auprès de sa tribu sera bientôt suivi par celui de Soledad, déçue et traumatisée - une fois de plus - par le rejet de sa mère biologique.
    Si cette famille originale ne manque ni de charme ni de solidarité, ni d'originalité, chacun de ses membres se retrouve face à ses propres difficultés, que ce soit pour définir des choix de vie, pour se trouver une profession, ou pour continuer à croire en son rôle de parent d'accueil face aux aberrations d'une administration bornée...
    Car le mal-être de Soledad, jeune adolescente tourmentée, se trouve amplifié par les événements récents, avec un sentiment d'abandon décuplé et l'impression de n'avoir sa place nulle part, pas même dans sa famille d'accueil. Autour d'elle, la tribu tente de faire front et de l'apaiser.
    Mais c'est sans compter sur l'obstination et l'aveuglement d'un trio d'assistantes sociales au rôle de quasi sorcières maléfiques...
    S'inspirant de son expérience en tant que soeur d'accueil, Tiffanie Vande Ghinste livre ici un récit intimiste empreint d'émotion et de poésie sur le quotidien des familles d'accueil, marqué autant par les défis à relever que par la richesse des relations et l'intensité des moments de joie...

  • Transitions

    Elodie Durand

    Vous savez, les genres féminin et masculin sont les deux extrêmes d'un état. Chacun est libre de mettre le curseur où il veut, où il peut.
    Les mots de la psychologue du planning familial bousculent Anne. Elle n'a rien vu venir. Sa fille est un garçon... Anne bataille, se déconstruit, apprend, s'ajuste à son enfant, pour se fabriquer un autre regard, un nouveau paradigme.

  • Le scénariste Olivier Ka explore avec finesse la jalousie, le manque d'amour et ses conséquences dans les rapports humains. Un récit sensible porté par le trait musical et coloré de la talentueuse Marion Duclos.
    La Crabe fait peur, ses mains ressemblent plus à des pinces qu'à autre chose, à peine deux doigts comme des antennes collées sur des boursoufflures. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Il fut une époque où on l'appelait encore Ginette, une époque où elle était la femme de Marcelin le droguiste, une époque où Marcelin était fou amoureux de ses mains...

  • Nowhere girl

    Magali Le Huche

    • Dargaud
    • 5 Mars 2021

    Magali a 11 ans. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu'elle aime moins, c'est l'école, surtout depuis qu'elle est au collège. Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l'idée d'aller au collège. Telle une "Alice au pays des merveilles", elle se réfugie alors dans l'univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes.

    Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.

  • Un bébé si je peux

    Marie Dubois

    PMA, FIV : un parcours de combattante raconté en bande-dessinée C'est un pays dont on tait le nom. Une jungle de sigles et de termes scientifiques. On pensait ne jamais y échouer. On s'y sent seul, incompris. Parfois même honteux. On y éprouve sa féminité, sa masculinité, son estime de soi, sa libido.

    Ce pays, c'est l'infertilité. 20 % de la population le traverse, un couple sur cinq. Marie Dubois y a passé sept ans. Sept longues années de montagnes russes émotionnelles pour tenter d'avoir un bébé. « C'est dans ta tête ! », lui disait-on. L'auteure démonte cette idée reçue qui culpabilise, et révèle avec intelligence et humour comment l'infertilité est devenue un problème de santé publique.

    /> Cette bande dessinée est un voyage intime. C'est aussi une enquête journalistique nécessaire pour briser un tabou.

  • « Défendre la nature, c'est défendre l'être humain, ce n'est pas un combat secondaire, optionnel, à remettre à plus tard, c'est un combat prioritaire car si la nature peut se passer de nous, nous ne pouvons nous passer d'elle, mais le temps presse ! » Muriel Douru et Nicolas Hulot unissent leurs voix et leurs forces dans cet essai graphique sans concession et dressent un bilan alarmant mais réaliste de la situation écologique globale.
    Du réchauffement climatique à la disparition des espèces, de l'industrie de la viande à la maltraitance animale, de l'urbanisation massive à la surconsommation, de la destruction des écosystèmes à la crise du coronavirus, du lobby de la chasse à la démission de Nicolas Hulot en passant par son engagement pour l'écologie...
    Cet ouvrage atypique et percutant ne laisse rien de côté : un cri d'alarme pour la planète lancé vers toutes les générations.

  • Dessiner encore

    Coco

    • Arenes
    • 11 Mars 2021

    « Seule dans le cabinet du psycho-thérapeute, j'essaie de mettre des mots sur l'indicible. L'attentat terroriste du 7 janvier 2015 tourne en boucle dans ma tête. La prise d'otage.
    Les tirs. Le silence. Les images. Comment expliquer l'effroi ?
    Pourquoi est-ce que je me sens si coupable ?
    Qui pourra comprendre l'extrême solitude qui m'a traversée ce jour-là ? J'explore un brouillard épais de sensations, d'émotions, de doutes.
    Les souvenirs, parfois, sont rendus flous par le choc traumatique. Je rencontre des morceaux de mémoire abîmés, incomplets. Tout est épars. Je tente de reconstituer l'après. Retrouver les vivants. Trouver la force de continuer malgré le traumatisme. Faire le journal dans le chaos et le deuil. Et dessiner...
    Je ne suis pas morte. Je ne suis pas blessée. Et pourtant quelque chose s'est fracturé. Je vis avec. Avec ce « 7 », lourd à porter, aussi écrasant que mon sentiment d'impuissance face aux deux djihadistes surarmés.
    Je dessine pour ne plus penser au « 7 ». Tout fout le camp en moi mais le dessin résiste. Alors je dessine et je dessine encore. »

  • Un livre d'une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu'à aujourd'hui, de sacrifier l'emploi... et les effets dévastateurs de ce choix.
    C'est une enquête fouillée, documentée, riche des témoignages d'anciens ministres, de conseillers de présidents de la République, d'anciens directeurs du Trésor ou du FMI, de banquiers, d'économistes, de juristes, de sociologues et de philosophes...

    Benoît Collombat, journaliste à France Inter, a enquêté sur ce qui a fait basculer les choses : comment et pourquoi les hommes politiques ont « remis les clés » de l'organisation du monde à l'économie et à la finance. Ce basculement repose sur la victoire idéologique, à un moment donné, d'une pensée : le néolibéralisme, pour qui le rôle de l'État est avant tout de servir le marché.
    Quelles personnalités sont à l'origine de ces grands choix économiques ? Quel rôle a joué la construction européenne ? Aujourd'hui, l'épidémie du coronavirus montre bien l'urgence de s'interroger sur ces choix politiques et économiques.

  • Chez nous

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    À la suite d'À bord de l'Aquarius, Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso se sont rendus en Calabre pour témoigner de l'accueil fait aux migrants en Italie. La Calabre est l'une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l'une des plus hospitalières pour les réfugiés.
    Les auteurs ont rencontré les humanitaires, les autochtones et les réfugiés. Ils racontent les tragédies liées à ces situations dramatiques, les cauchemars bureaucratiques et les horreurs quotidiennes.
    Ils témoignent aussi du succès de certaines politiques privilégiant un accueil digne et une volonté d'intégration de ces migrants. Une situation italienne qui fait écho à celle de la France.

  • Le château d'Hérouville est un véritable condensé des années 70. En y créant ses célèbres studios, Michel Magne découvre l'amour fou, rassemble les plus grands créateurs de l'époque et révolutionne le sens de la fête.

    1970. Marie-Claude rencontre Michel Magne, génial compositeur de musiques de films. C'est le coup de foudre. Elle le rejoint dans son château d'Hérouville où Bowie, Elton John et bien d'autres stars se rassemblent. Mais le succès attise les convoitises. Derrière le conte de fée, la tragédie se profile. Ce roman vrai révèle le destin inouï de Michel Magne au coeur de la pop culture des années 50 à 80.

  • Jacques Berdemol est dans le même état que l'usine d'aliments pour chat qu'il dirige : guetté par l'obsolescence et la baisse des performances. Il doit se réinventer ! Un nouveau départ qui passe par la liquidation de la société MAHARADCHAT qu'il a désormais en horreur. Mais l'arrivée de l'envoûtante Jessica au poste de secrétaire intérimaire redéfinie les modalités de cette fermeture annoncée...

  • L'Assemblée Nationale, comment ça marche ? C'est à cette question que répond Kokopello après une vaste enquête au Palais Bourbon, qui consista aussi à suivre des députés dans leur réalité quotidienne. L'auteur décrypte et montre le fonctionnement de l'institution que tout le monde pense connaître. Travail en commission, en circonscription, débat, coulisses, organisation, équipements, rien n'a échappé à l'oeil et au crayon acérés de Kokopello.

  • Après une rupture, Johan part au Brésil pour se déconnecter de sa vie en France et des réseaux sociaux, qui occupent une grande place dans sa vie de militant. Sur place, il découvre Rio et son carnaval, la fête, les costumes mais aussi un aspect plus sombre du quotidien brésilien : les lynchages. Pris dans l'euphorie de la foule, il assiste au passage à tabac d'un homme que les "justiciers" présentent comme un voleur.
    Tous deux seront secourus par Marcela, militante contre les lynchages publics. Johan se lie d'amitié avec elle et découvre à ses côtés la terrible réalité d'un pays où, par manque de confiance à l'égard des autorités, certains ont choisi de faire justice eux-mêmes... A travers ce récit coup de poing, les auteurs questionnent notre perception des notions de justice, de présomption de culpabilité, et la mettant en perspective à l'heure des réseaux sociaux et des pratiques déviantes qu'ils favorisent.

  • Malgré tout

    Jordi Lafebre

    • Dargaud
    • 24 Septembre 2020

    C'est l'histoire d'un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D'un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l'autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux.
    Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu'elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres... jusqu'à sa source.
    >Avec Malgré tout, Jordi Lafebre (Les Beaux Étés, La Mondaine, Lydie) nous offre, avec toute la poésie et la tendresse qui le caractérisent, son premier album en tant qu'auteur complet. Un puzzle amoureux complexe, qu'il recompose savamment au travers de scènes distinctes... et pourtant indissociables les unes des autres.

  • Ingénieur nazi dans le camp de concentration de Dora en Allemagne, menant ses recherches à la fabrication des fusées V2, le premier missile balistique de l'Histoire, Wernher von Braun et les principaux ingénieurs ayant participé au projet V2 sont récupérés à la fin de la guerre par les forces américaines dans le cadre de l'opération Paperclip. Von Braun est placé à la tête d'une équipe constituée principalement d'ingénieurs allemands. Au début des années 1950, l'équipe de von Braun est installée à Huntsville où elle développe les premiers missiles balistiques de l'armée de terre américaine. Lorsque la course à l'espace est lancée à la fin des années 1950, c'est la fusée Juno I, développée par ses équipes, qui place en orbite le premier satellite artificiel américain Explorer 1. Spécialiste reconnu des lanceurs, il devient responsable du centre de vol spatial Marshall créé par l'agence spatiale américaine (la Nasa) pour développer la famille de fusées Saturn. Il joue un rôle pivot dans le développement du lanceur Saturn V qui permet le lancement des missions lunaires du programme Apollo...

  • Le premier tome de "Thérapie de Groupe", "L'Étoile qui danse" (1), mettait en scène un auteur de bande dessinée en plein désarroi à la recherche de l'inspiration.
    Dans le second tome de cette trilogie, "Ce qui se conçoit bien" (2), l'auteur, toujours en panne, poursuit sa quête de l'idée du siècle afin de redevenir l'auteur à succès qu'il était.
    Après ses échecs répétés il est désormais hébergé par la Clinique des Petits Oiseaux Joyeux (« Clinique Psychiatrique pour fous, gros et demi-gros. »).
    Il y expérimente la vie en communauté et va donc participer, ou non, aux animations proposées : sport (« De vous à moi, c'est pas pour critiquer, mais on ne fait pas une équipe de foot potable avec des sociopathes. »), atelier de dessin, rencontre avec le psychiatre (« J'aime bien les psychiatres, ce sont les seuls à écouter sérieusement les fous... », distribution de médicaments («la drogue y est gratuite et en plus - et je n'ai jamais vu ça ailleurs - il y a toujours quelqu'un pour s'assurer qu'on prenne bien toute notre drogue. C'est bien simple, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde.»).
    En décrivant un Manu Larcenet en manque d'idées, l'auteur ouvre des dizaines de pistes qu'il explore avant de les refermer et démontre paradoxalement une imagination débordante.
    Il continue d'explorer l'histoire de l'Art, fréquente Jérôme Bosch et Brueghel l'Ancien, convoque Boileau et Nietzche à un débat télévisé, dialogue avec Baudelaire et réinvente le western.
    Le séjour à la clinique porte ses fruits et l'auteur, pas forcément guéri mais apaisé, retrouve sa famille. Une happy end provisoire en quelque sorte : « Aux Petits Oiseaux Joyeux, si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien . » Un album dense d'une originalité absolues. C'est riche, débridé, foisonnant, intelligent, drôle, décalé et désespéré.
    Mais l'auteur est aussi un artiste et, en revisitant les grands maîtres, il démontre une incroyable virtuosité graphique.
    Manu Larcenet, le dessinateur, peut tout dessiner, jongler avec les couleurs, le noir ou le sépia, adopter tous les styles ; c'est un créateur torturé et complet.
    Les lecteurs familiers de l'auteur ont évidemment déjà lu le premier tome de cette série hors-norme. Pour ceux qui sont en première année de Larcenet, il est recommandé de le découvrir en commençant par lire le sensationnel "Combat Ordinaire", son premier très grand succès.
    (1) « Il faut du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse ». (Frédéric Nietzche) « Le problème avec le chaos en soi, c'est que c'est pas marrant tous les jours. » (Thérapie de Groupe tome 1) (2) « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau) « Je découvre que, si je veux trouver les mots pour dire mon chaos, il faudrait que je le conçoive bien. Or par définition si je le concevais bien ce ne serait plus du chaos... » (Thérapie de Groupe, tome 2)

  • Vous ne le saviez peut-être pas mais avant d'être un célèbre auteur de bandes dessinées, le jeune étudiant Guy Delisle a travaillé trois étés dans une usine à papier. A partir de cette expérience de jeunesse, il dresse un portrait drôle et tendre du monde du travail et questionne les relations qu'il entretient avec son père, lui-même salarié dans l'usine.

  • Ne m'oublie pas

    Alix Garin

    • Lombard
    • 15 Janvier 2021

    La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie.
    Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux...

  • La chute T.2

    Jared Muralt

    Étrange destin que celui du premier volume de La Chute. L'ouvrage d'anticipation mettait en scène notre univers paralysé par une étrange pandémie. Il est malheureusement devenu d'actualité en paraissant quelques jours avant que la France ne soit entièrement confinée. Ce tome 2 nous permet de découvrir comment les gens s'organisent dans ce monde où tous les fonctionnements sociaux se délient.
    Coincés en quarantaine sans vivres ni chauffage, Liam décide de quitter la ville avec ses deux enfants pour rejoindre ses beaux-parents, malgré l'interdiction des autorités. Au moment de partir, Sophia, intriguée par d'étranges petits cris, retourne dans l'immeuble. Elle en ressort avec un bébé abandonné. La fuite de la ville est mouvementée, entre attaque de chiens errants et couvre-feu militaire. Tombé en panne d'essence, nos personnages devront poursuivre leur route à pieds.
    Hors de la ville, la vie s'organise, par village ou par clans. Toute personne venant de l'extérieur est perçue comme dangereuse, potentiellement porteuse du virus tueur. Blessé, Liam, ses enfants et le bébé affamé se réfugient dans un village de vacances malgré l'hostilité des habitants...

  • Après avoir enquêté sur le fonctionnement d'un hyper marché à Hennin-Beaumont dans Le Grand A, Xavier Bétaucourt et Jean-Luc Loyer ont suivi pendant un an la marche d'un palais de justice en province, à Angoulême, là où vit J.L. Loyer. Loin des images à sensation souvent relayées par la télévision, les auteurs nous montrent à contrario l'envers du décor : comment les 23 magistrats, les 48 greffiers et les 3 directrices du greffe du palais de justice d'Angoulême gèrent les 35 682 dossiers en attente...
    Entre lourdeurs administratives et sens de la débrouille, entre écoute et sanctions, le lecteur suit pas à pas le déroulement de la justice en France, où souvent le drame côtoie le cocasse, découvrant ainsi des personnes souvent attachantes, dévouées corps et âmes à la grandeur de leur métier.

  • Blanc autour

    ,

    • Dargaud
    • 15 Janvier 2021

    1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l'institutrice Prudence Crandall s'occupe d'une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette " exception " comme une menace. Même si l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des Etats du Nord, l'Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d'une révolte sanglante.
    Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l'école si la jeune Sarah reste admise.Prudence Crandall les prend au mot et l'école devient la première école pour jeunes filles noires des Etats-Unis, trente ans avant l'abolition de l'esclavage. Nassées au coeur d'une communauté ultra-hostile, quelques jeunes filles noires venues d'un peu partout pour étudier vont prendre conscience malgré elles du danger qu'elles incarnent et de la haine qu'elles suscitent dès lors qu'elles ont le culot de vouloir s'élever au-dessus de leur condition.
    La contre-attaque de la bonne société sera menée par le juge Judson, qui portera l'affaire devant les tribunaux du Connecticut. Prudence Crandall, accusée d'avoir violé la loi, sera emprisonnée...La douceur du trait et des couleurs de Stéphane Fert sert à merveille ce scénario de Wilfrid Lupano (Les Vieux Fourneaux), qui s'est inspiré de faits réels pour raconter cette histoire de solidarité et de sororité du point de vue des élèves noires.

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