Glissons un peu de poésie dans nos vies... Le printemps des poètes, 23e édition

  • Ce qu'il faut de désir

    Sophie Nauleau

    Après «La Poésie à l'épreuve de soi», après« Espère en ton courage», voici un nouvel opus ayant le désir pour cible. Entre aimantation des sens et sentiment d'inquiétude, qui sont les ferments de la poésie. Entre rêves d'enfance et impatiences aguerries. Entre secrets inavoués et septième ciel. Lorsque les mots osent les élans du sexe et de l'esprit. D'hier à aujourd'hui. Sophie Nauleau nous invite à un nouveau voyage à travers la poésie.

  • L'iris sauvage Nouv.

    Louise Glück compte depuis longtemps parmi les voix majeures de la poésie contemporaine outre-Atlantique. Son oeuvre, née de l'expérience et de la voix d'une femme, traverse le féminin tout en lui résistant car la biographie, quand elle a eure dans ses poèmes, ne subsiste que comme trace : l'événement, déjà passé au tamis du langage, laisse place à sa profondeur, à son interprétation, à l'interrogation.
    Le jardin où l'on croise furtivement John, un mari qui cultive des plants de tomates, ou encore un fils, Noah, prend ainsi dans L'iris sauvage une dimension biblique et mythologique pour finalement devenir l'espace imaginaire où se déploie une vaste polyphonie. Louise Glück y fait entendre à la fois la voix des fleurs interpellant leur Créateur, celle de ce même Créateur se penchant sur sa Création, et la voix humaine questionnant sa propre finitude, notamment par un regard distancié sur la vie quotidienne. Dans cette chambre d'échos métaphysique, on trouvera portée à son comble une poétique de la renaissance qui est au coeur de l'oeuvre glückienne.
    Par une écriture qui emploie le langage de tous les jours, sublimé par le travail du vers et par les multiples résonances au sein des poèmes, où précision, coupes abruptes, ellipses tendent à souligner l'acuité de sa vision, Louise Glück parvient à dire la beauté tragique de toute vie sur terre, le temps d'une floraison.
    Ce recueil d'une originalité incomparable, à la composition parfaite, a été récompensé du prix Pulitzer de poésie à sa parution en 1992 et a marqué un tournant décisif dans l'oeuvre de Louise Glück.

  • Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus exclusivement consacrés au monde culinaire.

    Ce recueil célèbre avec poésie et raffinement le rapport entretenu avec la nourriture, la boisson, les sensations que procurent le fait de préparer le repas, de boire le saké, de couper un poisson. Il montre que ces manières de boire et de manger relèvent tout autant du nécessaire que du spirituel.

    Parmi les auteurs, nous retrouvons : Bashô, Kazué Asakura, Buson, Yûji, Masajo Suzuki, Kikaku, Teijo Nakamura, Takako Hashimoto, Chora...

    Ces haïkus sont illustrés par des estampes d'artistes des XVIIIe et XIXe siècles comme Utagawa Kunisada, Kitagawa Utamaro, Torii Kiyonaga, Utagawa Hiroshige...

  • Depuis la mort d'Andrée Chedid en 2011, sa poésie ne cesse de s'affirmer comme une des plus fortes et des plus originales de la deuxième moitié du XXe siècle. Témoin le succès qui ne se dément pas de Rythmes, le premier volume de la poétesse publié en Poésie/Gallimard. Si ce recueil de la fin de sa vie est assurément une franche réussite, il était nécessaire, pour rendre justice à l'importance de son apport, d'inscrire à notre catalogue les deux titres qui constituent le sommet de son oeuvre poétique: Textes pour un poème et Poèmes pour un texte. Ces deux volumes qui rassemblent des recueils parus entre 1949 et 1991 concentrent l'essentiel des thèmes qui font la singularité de sa parole, l'éloge de la vie invincible sur fond d'une lucidité sans compromis quant au tragique de la condition humaine, l'éloge de l'autre et de l'ouvert, la récusation obstinée de tout ce qui clôt et limite le pas et le regard. Ils montrent aussi la constance de son art poétique fait à la fois d'élan et de concision que Matthieu Chedid, son petit-fils à qui nous avons demandé d'écrire la préface de cette publication, définit d'une belle et juste formule comme "à la fois volatile et dense". Cette parution coïncidera avec le centième anniversaire de la naissance d'André Chedid. "Oser encore"Oser encore recourir au visage Oser encoreQue brasses- tu, ami, qui ne s'écarte ? Où souhaiter la tendre halte Si ce n'est avec l'autre Plus d'une fois accordé ?Quel chemin, ami, ne se conteste ? Quelle chant ne rompt le tocsin ? En quelle terre fugace reprendre vie, Si ce n'est en l'autre Par-delà le soupçon ? Oser encore recourir à l'espoir Oser encorePorter l'instant et le rendre à lui-même Répondre quel qu'il soit Au baiser de la terre, Vouloir ce plus loin dont on ne sait le nom.(Extrait de Textes pour un poème).

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  • Chacun des 200 textes minuscules réunis dans cet album saisit un instant, une pensée, le monde parfois, en une seule pincée de lettres.
    Il retombe ainsi sur ces pages, comme des gouttes de poésie aux reflets multiples : haïkus, aphorismes, maximes ou simples petites étincelles d'humanité. peu à peu, l'averse devient plus dense et, quand elle cesse, notre désir de poésie a grandi.

  • La publication de La Grande Gaîté dans notre collection est assurément un événement. Ce recueil d'Aragon initialement paru chez Gallimard en 1929, illustré par Yves Tanguy, n'avait jamais été republié séparément, seulement repris en 1974 dans l'oeuvre poétique complet publié au Livre Club Diderot, puis dans la Pléiade en 2007. Ce livre certainement surprendra, choquera même sans doute les lecteurs du Roman inachevé ou du Fou d'Elsa. Écrits en 1927 et 1928, par, ne l'oublions pas, un jeune homme qui n'a pas trente ans, les poèmes de ce recueil correspondent à une violente crise existentielle du poète, à sa relation amoureuse douloureuse et tourmentée avec Nancy Cunard comme à la complication croissante de ses rapports avec Breton et ses amis surréalistes. Le titre est évidemment une antiphrase, c'est de fait de la plus grande détresse qu'il s'agit. D'une agressivité inouïe, d'une dérision acerbe, la première partie du livre est, comme le souligne la préfacière Marie-Thérèse Eychart (ayant collaboré par ailleurs aux «Pléiade» Aragon) un «jeu de massacre» désespéré qui n'épargne rien ni personne. La seconde partie en revanche rend au lecteur un Aragon plus proche de ce qu'il connaît. Il y renoue, comme après une descente aux enfers, avec un chant, fût-il brisé et de douleur indépassable. C'est là qu'on lira notamment le célèbre Poème à crier dans les ruines qui est sans conteste un des sommets de la poésie aragonienne.

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  • «Autrefois.
    Moi l'effrayé, l'ignorant, vivant à peine.
    Me couvrant d'images les yeux.
    J'ai prétendu guider mourants et morts.

    Moi, poète abrité.
    épargné, souffrant à peine.
    Aller tracer des routes jusque-là !

    À présent, lampe soufflée.
    Main plus errante, qui tremble.
    Je recommence lentement dans l'air.»

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  • En l'an 8 de notre ère, Ovide doit s'exiler sur ordre de l'empereur Auguste. Il ne reviendra jamais à Rome : il mourra à Tomes à l'âge de soixante ans. Durant près de dix ans, il écrira aux siens, à l'empereur, et ses lettres sont parmi les oeuvres les plus poignantes que la littérature ait produites : d'abord «Tristia (Les Tristes)» puis «Epistulæ ex Ponto (Les Pontiques)». Cris de douleur, d'amour, de révolte, ces poèmes épistolaires parlent aujourd'hui à tous les êtres qui ont connu ou connaissent l'exil - qu'il soit directement imposé par le pouvoir ou rendu nécessaire pour préserver sa vie.

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  • Cet album propose 13 comptines totalement imaginées pour les jeux de mots et les sonorités - dans la grande tradition du genre, pour un dialogue avec les images tout aussi libres et délirantes. Ainsi vont se croiser dans un monde joyeux et absurde Ours, Minou, Poule Mousse, Coq, Veaux, Vaches, Cochons, Teckel, Poney et des personnages qui fréquentent plus rarement la littérature jeunesse : Dindon, Truite, Paon, Oursin, Bigorneau, ou encore Crevette. Cet album est une reprise partielle des comptines en continu, série dont la publication s'était interrompue en 2013. avec l'apparition de 8 petits nouveaux figurants.

  • Le temps de la poésie n'est pas celui des horloges ni de la mesure commune. Aussi l'intitulé de ce livre, en forme d'injonction sidérale, m'a-t-il été offert par un copain taoïste qui trinquait joyeusement un soir de pleine lune à une encablure de l'An mille... Séduire l'univers !
    Mais sur le chemin des étoiles et des exoplanètes une pandémie incurablement terrestre est venue assujettir nos destinées, imposant une réplique immédiate, un grand sursaut, une salve de poèmes jetés d'emblée À contre-peur.
    A. V.

  • Traduction neuve de «La Divine Comédie» entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

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  • La poésie à hauteur d'enfants ? C'est le défi relevé par ce livre et ces 2 DVD qui mettent en scène 52 poèmes et les 52 interprétations graphiques qu'en ont faites de jeunes réalisateurs de cinéma d'animation.

  • Avec l'ombre

    Emmanuel Echivard

    Avec l'ombre est un livre peuplé de figures féminines à tous les âges de la vie, de l'enfance à la vieillesse. Les mots féminins (vie, mort, lumière, chute, eau, terre) ont eux aussi une place particulière dans les poèmes d'Emmanuel Echivard. L'ombre qui accompagne le poète, le « tu » des textes, est éminemment féminine.
    Dans les courts poèmes qui composent Avec l'ombre, l'auteur essaie de saisir, par des mots simples, une langue au plus près du réel, le mystère d'ombre qu'il y a en chaque être. De cette contemplation inquiète naît la possibilité d'une parole et d'une relation juste.

  • Marie-Lou-Le-Monde

    Marie Testu

    « Tout commence et Tout finit par Marie-Lou » Marie-Lou-Le-Monde, c'est un vertige amoureux, un chant du désir, un hommage à un fantasme impérissable. Dans le sud de la France, deux adolescentes se rencontrent au lycée. L'une est solaire et ténébreuse, irradiante, libre. L'autre, amoureuse et à l'affût. Le roman, c'est l'histoire de ce télescopage, une étincelle, une bouffée de chaleur, un roman-poème qui dit l'amour passionnel d'une jeune fille pour l'incandescente Marie-Lou.

  • Les poètes ont de tout temps aiguillonné les évolutions du monde.
    - Mais les poètes, ils existent encore aujourd'hui ? demandent parfois les enfants, perplexes.
    Cette nouvelle anthologie de Rue du monde leur répond avec des textes, tous inédits, de poètes vivants : Sampiero, Chambaz, Butor, Fournel, Siméon, Laâbi, Malineau, Coran .
    Une petite ombre chinoise rythme le livre de page en page : un enfant perché sur un vieux crocodile symbolisant le vieux monde, qui glisse quelques chiffres ou faits réels alertant nos consciences.
    Les poètes réagissent à cet état de fait. Ils interrogent, titillent, protestent, s'insurgent, ironisent, imaginent et dessinent un monde nouveau, dont on espère vivement l'avènement

  • Depuis le IXe siècle jusqu'aux écritures numériques de nos écrans, l'objet mouvant qu'est la «phrase française» a bel et bien une «histoire». Pour dévoiler tous ses usages au fil de douze siècles, cet ouvrage convoque de nombreuses pratiques écrites et orales. Ainsi, au-delà de la phrase elle-même, il nous fait explorer la grande « fabrique » de notre langue.

  • Nuit de foi et de vertu Nouv.

    Depuis la parution de son premier recueil en 1968, Louise Glück n'a eu de cesse de réinventer son art, tout en créant une voix immédiatement reconnaissable, par son mélange de retenue et d'affirmation, son lyrisme visant l'universalité. Dans Nuit de foi et de vertu, paru aux États-Unis en 2014 et récompensé par le National Book Award for Poetry, Louise Glück utilise, en apparence du moins, les ressources de la narration, subtilement détournées au profit de sa poésie, pour explorer le mystère du commencement et de la fin d'une histoire, qui peuvent être aussi ceux d'une vie.
    Ce sont des fragments de récit, mêlant impressions fugaces et détails, qui se répètent et se font écho. Le je qui raconte un souvenir surgi de son passé peut être celui d'une femme dans un poème, puis d'un homme dans le suivant. D'ailleurs s'agit-il d'un moment vécu ou d'un rêve ? Car la forme d'épopée intime propre au rêve, dont les libres associations viennent sans cesse dévier la trajectoire, semble se confondre avec celle du poème. Dans une écriture d'une grande musicalité, dont la beauté vient en partie de l'extrême simplicité, d'amples visions poétiques se déploient, portées par des voix toujours au bord de la confession. Dans cette partition magistrale, Louise Glück parvient une fois de plus à restituer à l'expérience humaine toute son énigme.

  • Avec ce nouveau recueil, Vénus Khoury-Ghata poursuit son oeuvre poétique et la renouvelle. La guerre, l'un de ses thèmes de prédilection, y est présent sous deux facettes différentes. La première partie, long poème sans scansion qui ne manque pas d'humour, s'attache à la vie quotidienne et des personnages comme Mansour l'épicier ou Adèle la couturière. La deuxième est animée d'un souffle plus tragique.

  • Bienvenue en poésie ! C'est ce que ce petit format doux et élégant souhaite à chaque nouvel enfant qui vient au monde. Parmi les 7 milliards de Terriens qui accueillent ce nouveau-né, certains sont des poètes, et ils savent mieux que quiconque tresser un berceau de mots.
    Certains évoquent le rapport à la nature, aux saisons, d'autres aux grands-parents, aux autres enfants nés le même jour... Et parce que chaque naissance est une fête, chaque poème s'accompagne ici d'une image d'Aurélia Fronty, qui renouvelle pour l'occasion son style graphique, entre dentelle naturelle et art populaire.
    Un beau livre-cadeau à offrir à la naissance d'un enfant, pour changer de la layette et du doudou, ou pour l'accompagner d'un premier cadeau de mots.

  • Cet ouvrage bilingue franco-arabe, qui associe la poésie à la calligraphie, deux arts liés l'un à l'autre depuis des siècles, regroupe trois recueils d'anthologies (Poésie arabe, Poésie algérienne et Poésie arabo-andalouse). Les sereines et sublimes images de Rachid Koraïchi viennent renforcer l'exaltation de cette surprenante exploration.
    Créations intemporelles, sensuelles, sobres et mystérieuses, elles accompagnent le lecteur de la première à la dernière page.
    Rachid Koraïchi travaille sur soie, crée des tapisseries, peint sur parchemin, travaille l'argile, le kaolin, grave, utilise l'acier ou la pierre.
    Il ne se considère pas comme calligraphe, mais bien comme un plasticien qui se situe entre tradition et innovation : tout en puisant dans le fond culturel de son enfance baignée par un patrimoine artistique et spirituel important, Rachid Koraïchi trouve son style et sa propre «écriture » pour décrire la vie dans ses réalités, ses beautés et la dimension transcendante qui la sous-tend.

  • « Te faire douter. Te faire avoir peur. Te faire avoir honte De ta couleur. Qui oubliera ? Qu'à un noir, On disait tu... ».
    Antiracistes, féministes, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le coeur. Le poing levé, à coups de mots et de collages, elle dénonce les injustices et poursuit le combat de ses aînées, d'Angela Davis à Toni Morrison.

  • Les ronces

    Cécile Coulon

    Le recueil Les Ronces de Cécile Coulon est désormais accessible en poche.
    Sa poésie est une poésie de l'enfance, du quotidien, de celles qui rappellent les failles et les lumières de chacun.

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