Editions De L'oeil

  • « Autobiographie » du cinéastes Jean-Daniel Pollet par Jean-Paul Fargier « Ce livre est le récit de la vie de Jean-Daniel Pollet, exposé par lui-même. Cette biographie est donc une autobiographie que j'ai fabriquée.
    À partir de quoi ?
    Pendant sept à huit ans, j'ai écouté diverses personnes qui avaient connu ce cinéaste, avaient traversé des moments de sa vie, contribué à ses films, me livrer, sous formes de fragments, des instants partagés avec lui, des souvenirs arrachés à leurs mémoires, des paroles entendues, des gestes inoubliables.
    Certains ne m'ont parlé qu'une heure, d'autres pendant des journées entières. On m'a donné des photos, on m'a montré des lieux. J'ai visité des maisons, marché sur des chemins où l'empreinte de ses pas n'était pas encore effacée.
    J'avais aussi, et dès le départ, mon stock de souvenirs personnels, engrangés depuis notre première rencontre au printemps 1969, qu'il raconte d'ailleurs dans le dernier chapitre de son récit, jusqu'à notre ultime discussion, à peine un mois avant sa mort.
    Je ne savais comment pétrir tous ces documents pour les transformer en un récit. Avec quel levain soulever cette pâte ? Quel projecteur enluminer ces images ?
    Un jour ou plutôt une nuit, j'ai entendu Jean-Daniel parler depuis son tombeau. Je me suis mis à l'écouter. Les choses s'énonçaient, dans sa tête, dans la mienne, avec une facilité merveilleuse. Il prenait le contrôle de la narration, en grand narrateur qu'il avait toujours été. Il dispersait à sa guise les détails, mélangeait les épisodes, passait du comique au tragique et vice versa, inventait des ellipses, forgeait des répétitions, fidèle à son cap de modernité.
    La mort lui avait ôté ses dogmes et ses doutes. L'outre-vie lui redonnait sa fierté, son ironie, son humour.
    Depuis son tombeau, il contait sa vie retrouvée. »

  • Dans la culture songhay-zarma du Niger, on nomme fo nda tilas les « saluts d'irrémédiable » faits à l'occasion de la disparition d'un proche. Ayant adopté ce mode de salut et d'hommage, et l'ayant élargi d'emblée aux vivants, Jean Rouch en a fait l'une de ses pratiques les plus régulières. L'ethnographe-cinéaste s'est en effet constamment nourri en poète de ce que pouvaient lui apporter les autres, et n'a jamais hésité à le faire savoir. Écrits ou dits pour des personnes connues et aimées, ces textes forment autant de portraits de proches, amis et compagnons de route et de travail, et d'instantanés de leurs parcours dans les domaines du cinéma et de l'anthropologie, mais aussi de la culture visuelle et de l'art, de la recherche fondamentale et des savoirs traditionnels, de l'exploration et de la politique.

    Rassembler ces écrits (dont plusieurs inédits) pour la première fois, permet de mettre en lumière, outre une manière d'autoportrait en creux de l'auteur, certains aspects moins commentés de son oeuvre, et en premier lieu un bel art du portrait, lequel accompagne tout naturellement la pratique de l'hommage et l'exercice d'admiration, particulièrement sensibles à la fin de sa longue et riche trajectoire.

    Voici une anthologie de textes singuliers d'un scientifique et d'un artiste, d'un savant et d'un poète, d'un homme aux réseaux d'activités et d'amitiés multiples et étendus, d'un homme à l'oeuvre aux mille facettes et aux mille rencontres, d'un homme d'images à la très belle plume

  • Née en 1993 à Kinshasa (République Démocratique du Congo), où elle vit et travaille, la photographe Gosette Lubondo questionne le rapport à l'Histoire, à la mémoire collective, à l'inscription et à l'effacement.
    Publié à l'occasion de la première exposition individuelle de l'artiste, cet ouvrage présente ses oeuvres réalisées entre 2013 et 2019.

  • Zones de guerre

    Jocelyne Saab

    L'oeuvre photographique de Jocelyne Saab témoigne de cinq décennies de conflits dans le tiers-monde en général et au Moyen-Orient en particulier, histoire saisie dans l'étendue et la diversité de ses dimensions, blessures, disparitions et renaissances.
    L'ensemble permet à la fois de suivre un panoramique exceptionnel de l'histoire contemporaine (Liban, Lybie, Égypte, Iran, Sahara occidental, Kurdistan, Vietnam...), et de découvrir le regard analytique et aimant d'une artiste engagée.

  • Ce volume contient les titres suivants : Bonjour Cinéma. Cinéma je t'emmène. Conférence Lacroix. Conférence prononcée devant l'association des étudiants de Montpellier. Le Cinéma mystique. Réalisation de détail. Le Temps T. El Dorado. Éloquence d'yeux. La Roue. Comment j'ai conçu et exécuté le film de "Centenaire Pasteur". A l'affût de Pasteur. Pourquoi j'ai tourné Pasteur. Abel. Le Décor au cinéma. Le Regard du verre. L'Opéra de l'oeil. L'Objectif lui-même. La Recherche du style cinématographique. Film et cinéma. Les Grands Docteurs. Hommage à Canudo. Abel Gance. Le film que l'on écrit n'est déjà plus celui que l'on a pensé (Préambule au découpage de Six et demi Onze). Temps et personnage du drame. Art d'évènement. Les Images relativement à nous. Le Cinématographe vu de l'Etna.

  • Depuis 1980, les Ateliers Varan - créés suite à un premier atelier au Mozambique dont Jean Rouch et Jacques d'Arthuys furent les initiateurs - forment de jeunes cinéastes du monde entier au documentaire. Les quelques principes radicaux autour desquels la pédagogie de Varan a pu évoluer permettent d'interroger la pratique d'un certain cinéma documentaire : un cinéma qui prend le risque du terrain, se fabrique avec des outils modestes et accessibles, se construit dans la relation entre filmeur et filmé et cherche à révéler le présent d'une réalité pour la comprendre et la légender.
    Si ces principes peuvent être appréhendés comme les lignes de force d'une posture de cinéaste, ils sont aussi un prisme de lecture du cinéma, de son évolution et de son devenir, tant en terme esthétique qu'en terme politique.
    Il ne s'agit pas ici de définir un quelconque plus petit dénominateur commun entre des manières de faire diverses et parfois en désaccord. En tant qu'artistes, les cinéastes sont avant tout des créateurs de formes qui, chacune unique et aucune uniforme, rendent compte de la polysémie du monde réel. Ce livre est à cette image : porteur de désaccords, de pensées contradictoires comme autant de passages vers une possible compréhension de l'acte de filmer.

  • Omecitta

    Chantal Stoman

    Ome est une ville inconnus. Inconnue au Japon. Inconnue du tourisme. J'ai rencontré Ome par hasard. Une petite bourgade au nord-ouest de Tokyo, qui fait immanquablement rejaillir les plus belles scènes des grands classiques du cinéma.

  • « S'il est question de bobines qui trouvent à s'accorder, de sons rencontrant l'image, c'est que ces notes furent d'abord écrites dans le secret des premiers films tournés en super 8. [...] Il faut ainsi les lire comme un chant d'amour. Intimement. » Jean-Claude Rousseau réalise des films depuis Jeune femme à sa fenêtre lisant une lettre en 1983 - d'abord en super 8, puis en numérique à partir de Lettre à Roberto (2002).  Proche de Danielle Huillet et Jean-Marie Straub, plusieurs fois primé dans les festivals les plus importants (Locarno, FidMarseille, Entrevues de Belfort...), il construit une oeuvre personnelle, contemplative, émouvante, montrée entre autres au Centre Pompidou, à la New York University, à la Cinémathèque royale de Belgique, au Fresnoy...
    Parmi ses films essentiels : Keep in touch (1987), Les Antiquités de Rome (1989), La Vallée close (1997), De son appartement  (2006)...
    Parallèlement, Jean-Claude Rousseau écrit sur le cinéma, nourrissant une pensée riche, exigeante, faisant le lien entre les pratiques.
    Les Draps pliés du grand lit, passionnante réflexion sur l'art, le temps, l'espace, est composé de ses « notes sur le cinématographe ».

  • Les textes réunis dans ce livre (provoqués par quelques films de quelques cinéastes à l'extrême pointe du contemporain : Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval, Tariq Teguia, Nathalie Nambot et Maki Berchache, le groupe Boris Barnet, Ghassan Salhab, Pierre Creton), portent sur une série d'hypothèses cinématographiques nouées autour d'un terme au pluriel : communs. Ces films ne calquent pas leurs conduites sur un scénario sans bifurcations, un calcul, encore moins un programme dont ils feraient un exposé mécanique. Ils constituent plutôt une série de poussées, non sans désordre, de fugues, qui dessinent une sorte de fraternité humaine et artistique. Ce livre préfère les ouvertures, le pluriel des communs et des multiples formes de singularisations à la seule recherche de la singularité, aussi notable soit-elle.
    Cinémas en communs est animé par un peu plus que des hypothèses, un peu moins que des certitudes : un désir.
    De cinémas. De communs.

  • Sixième volume des écrits complets de Jean Epstein.

    La contribution du cinématographe à la philosophie.
    Cours donné à l'IDHEC. Le rôle du cinéma dans la culture humaine. Esprit de cinéma. Deux grands maîtres à filmer. Groupement de jeunes.
    L'Âge du cinéma. Le Professeur Joliot-Curie et le cinéma. Humanité du cinéma pur. Le cinéma au péril de l'Histoire. Civilisation de l'image.

    Préface de Yann Gonzalez Introduction de Marie-Charlotte Téchené

  • "Ce volume contient les textes suivants :
    Le Mage d'Ecbatane. Caritas Vitae (la charité de vivre).
    Esculape. [Sans titre]. Critique de l'amour.
    Le Bel Agonisant. La Poésie d'aujourd'hui, un nouvel état d'intelligence. Le Phénomène littéraire.
    La Lyrosophie. [Sans titre]. Leçons de choses.
    Jean Giraudoux et ses personnages de roman.
    Nous, Kabbalistes. Jacob Cow de Jean Paulhan.
    Freud ou le Nick-Cartérianisme en psychologie.
    Carl Sternheim, Paul Neuhuys, Elie Ehrenbourg.
    [Note sur des détracteurs]. Quelques mots sur la poésie d'Ivan Goll. Rimbaud. Variable : Âme.
    Amour indigent (à propos des Don Juanes). Coeur de René. Fernand Léger."

  • « Ce livre vient comme une protestation, ou plutôt une autre manière de faire vivre des films blessés par leur non-diffusion. C'est cela : un multi-écrans d'un nouveau genre pour rapprocher le premier film de Nacer Khemir, L'Histoire du Pays du Bon Dieu, sorti en 1975, de Par où commencer ?, réalisé en 2015.
    C'est une procédure que lui seul peut mener à bien, qui réunit ses gestes d'écriture, de peinture, de cadrage, de parole. L'objet d'un homme complet, étincelant de nouveautés, qui rejoint l'aventure de certains scripteurs qui, de tout temps, ont noté des apophtegmes, des sentences, des remarques, dans la marge des livres écrits par d'autres.
    Pour Khemir, c'est clair : quarante ans après, il constate que L'Histoire du Pays du Bon Dieu n'était peut-être pas le meilleur moyen de faire naître une réflexion sur son pays, la Tunisie, et c'est pour cela qu'il réalise Par où commencer ? Mais dans l'entre deux, loin de toute inertie, il n'a pas cessé de faire des films qui lui ont donné une incontestable autorité en cinéma.
    Le Livre des marges est une nouvelle mise en oeuvre qui donne des idées et aide à trouver la clé pour mieux transmettre et transformer ce qui représente le centre de gravité de l'oeuvre de Nacer Khemir, l'enfance, fer de lance de la pulsion créatrice d'un peuple sur le chemin du bonheur. » Guy Chapouillié

  • "Album adapté du film de Jean-François Laguionie, Louise en hiver sorti en salles en novembre 2016. À la fin de l'été, Louise voit le dernier train de la saison, qui dessert la petite station balnéaire de Biligen, partir sans elle. La ville est désertée. Le temps rapidement se dégrade, les grandes marées d'équinoxe surviennent condamnant maintenant électricité et moyens de communication. Fragile et coquette, bien moins armée que Robinson, Louise ne devrait pas survivre à l'hiver.
    Mais elle n'a pas peur et considère son abandon comme un pari. Elle va apprivoiser les éléments naturels et la solitude. Ses souvenirs profitent de l'occasion pour s'inviter dans l'aventure."

  • « Le synchronisme des sons et des images auquel le cinéma nous a habitués nous empêcherait-il de reconnaître et de goûter la spécificité et l'hétérogénéité de l'écoute et du regard ? (...) Reconnus dans leurs différences, le son et l'image travaillent pourtant, comme le recommandait Robert Bresson, «chacun à leur tour par une sorte de relais», ou bien cohabitent, comme dans les films de Jean-Luc Godard, dans une mise en tension de leur disparité, qui nous permet de les entendre vraiment ensemble sans que soient perdues leurs qualités et leurs forces respectives.
    C'est par la différenciation qu'on accède à la complexité. » Aimé Agnel évoque ici quelques-uns de ces films « vraiment sonores ».

  • Un ouvrage sur une figure emblématique du théâtre d'objet : Agnès Limbos.
    Un jour, à la fin d'un spectacle, un enfant a demandé : « Tu l'as trouvé où, ton spectacle ? » Qu'est-ce qu'on répond à ça ? J'ai dit : « Un matin, j'étais chez moi, j'ai entendu toc-toc-toc. J'ai ouvert la porte et là, j'ai vu un tout petit spectacle sur le seuil. Je me suis penchée, je l'ai pris et je l'ai fait entrer. Je l'ai déposé sur l'appui de fenêtre, à la lumière, et j'en ai pris soin. Chaque jour, je l'ai arrosé et, petit à petit, il a grandi. Quand les amis venaient boire un verre à la maison, je disais : «Regardez, j'ai un petit spectacle sur mon appui de fenêtre», et les gens répondaient : «Oh, ça, ça va être un beau spectacle !» » Agnès Limbos

  • Un vieux Prince échoue sur un rivage inconnu. Blessé et perdu, il est retrouvé par le jeune Tom et recueilli par ses parents, deux chercheurs dissidents qui ont osé croire à l'existence d'autres peuples... Guidé par son ami Tom, le Prince découvre avec enthousiasme et fascination, cette société pourtant figée et sclérosée. Pendant ce temps, le couple de chercheurs rêve de convaincre l'Académie de la véracité de leur thèse auparavant rejetée...
    Cet ouvrage est tiré du film "Le Voyage du Prince" ; réalisation : Jean-François Laguionie et Xavier Picard ; scénario : Jean-François Laguionie et Anik Le Ray ; graphisme : Jean-François Laguionie (© 2019 blue spirit productions / mélusine productions / blue spirit studio)

  • "En 2019, Kinshasa compte quelque treize millions d'habitants. En 2075, selon les démographes, elle en aura quarante millions de plus. De ces chiffres et d'une histoire, coloniale et postcoloniale, souvent marquée par la violence politique et économique, émerge une réalité urbaine extraordinairement complexe. Kinshasa Chroniques dit avec verve cette expérience : soixante-dix artistes, pour la plupart membres d'une très jeune génération, proposent une déambulation dans l'un des centres de créativité les plus dynamiques de la planète. Les thèmes abordés - « ville performance », « ville sport », « ville musique », « ville paraître », « ville captal(ist)e », « ville esprit », « ville débrouille », « ville futur(e) », « ville mémoire » - sont multiples et multiples aussi les médias déployés - photo, vidéo, installation et performance, sculpture, peinture, dessin, BD, musique, slam, poésie. Le résultat est explosif, ultra-contemporain, engagé : passionné et passionnant."

  • L'INTERNATIONALE STRAUBIENNE est une filmographie de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet commentée par une mosaïque d'auteurs (critiques, artistes, collaborateurs...), straubiens de toujours ou nouveaux venus, compagnons de route ou passants, pour une traversée écrite et visuelle de plus de cinquante années de cinéma, depuis l'initial «Machorka-Muff» (1962) jusqu'à «Où en êtes-vous, Jean-Marie Straub ?» (2016).

  • Le 1er juin 1907 à 17 heures, Adelaïde et Jonathan Akenbury entreprennent un voyage de noces qui les voit quitter New York à bord d'un canot baptisé « Love and Courage » pour... une traversée de l'Atlantique à la rame. Ce que Gérard d'Aboville réussira - bien plus tard ! - en soixante-treize jours, Adelaïde et Jonathan mettent, eux, cinquante ans à l'accomplir. C'est la magnifique trame d'un film animé intitulé La Traversée de l'Atlantique à la rame, Palme d'Or du court métrage au Festival de Cannes (et César du meilleur film d'animation) en 1979, l'une des huit courtes merveilles réalisées en une quinzaine d'années par le cinéaste et écrivain Jean-François Laguionie avant de « passer au long métrage » avec le mythique Gwen et le livre des sables (1984).
    Présentant ces huit films, depuis l'initial La Demoiselle et le Violoncelliste (Grand Prix au Festival d'Annecy en 1964) jusqu'à cette onirique Traversée..., en passant par le seul film en prises de vues réelles de l'auteur, Plage privée, ou le remarquable Une bombe par hasard, ce livre-DVD permet la découverte d'une oeuvre majeure et d'un univers infiniment personnel.

  • Le cinéaste américain Stephen Dwoskin (1939-2012) est l'auteur d'un ensemble de films faits de ruptures, de points d'orgues, de liaisons et de prolongements infinis, toujours revendiqués comme ayant pour point de départ et point de vue, la condition d'handicapé de son auteur. Cette singularité - unique à ce jour dans l'histoire du cinéma - devait échapper à l'étude classique.

    Rochelle Fack a choisi d'opérer un trajet fait d'associations libres en tentant de montrer comment cette condition d'handicapé devient une esthétique. Son cheminement interroge la perception éclatée que l'auteur a de son corps, la volonté d'organiser cet éclatement en récits comme le journal intime, l'autoportrait ou l'autobiographie. Il s'agit de donner à saisir ce cinéma dont les évolutions graduelles prenantes et les ressassements permanents ouvrent à un espace unique, qui déborde de beaucoup les représentations du handicap, de l'érotisme, le champ du cinéma expérimental, auxquels il a été borné. Un cinéma dérobé à la mort qu'animent des êtres qui se tiennent - tremblants, excédants, exclusifs -, au seuil de la parole et de l'incarnation.

  • Gérard Kikoïne, dit « Kiko », est l'un des secrets les mieux gardés de l'histoire du cinéma. Souvenirs cryptés ou visions très claires, activité solitaire ou joie partagée, ses « films d'Amour » sont autant de petits bonheurs qui fondent dans la bouche... comme dans la main.
    Drôle de secret : son nom est sur toutes les lèvres, passe de bouche en bouche, on le dépose délicatement au creux de l'oreille de son voisin ou de sa voisine - celle que l'on croise avec gourmandise tous les matins sur le palier.
    Dans ce « livre d'Amour » des « films d'Amour », Kiko, aussi formidable narrateur qu'il est brillant cinéaste, dit tout, à grands coups d'envolées lyriques, d'une pincée d'humour narquois et de mille et une photos de tournage : de Parties fines à Adorable Lola, de Brigitte Lahaie à Marilyn Jess, d'Alban Ceray à Richard Allan, de la « fausse éjac' » à « la bonne auberge » jusqu'à l'art du découpage, des anecdotes croustillantes aux histoires affriolantes.
    En mots et en images, Kiko se dévoile et raconte sans rien cacher - ou si peu... - comment sa bande et lui firent les plus beaux films d'Amour qui soient !

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