Editions De L'astronome

  • L'horreur des combats associe la Grande Guerre à une immense hécatombe humaine. Les justifications d'un tel sacrifice sont plus complexes qu'on ne l'a souvent affirmé et font débat encore aujourd'hui. Durablement des millions de proches des soldats tués au combat ont alors vécu l'épreuve indicible d'un deuil hors norme, traumatique. Travailler sur le deuil de guerre contribue à réparer un long oubli. Plus touchée encore que d'autres régions françaises, la Savoie fut, elle aussi, une terre massivement endeuillée. Les sacrifices ont été lourds aussi pour les rescapés de la mort : les mutilés, les prisonniers, les aliénés mentaux. D'autres victimes figurent à l'arrière, les enfants, les femmes et les non-Morts pour la France ! Un univers de souffrances mêlées auquel la République a prodigué, même si de manière fort inégale, assistance et reconnaissance.

  • Je me suis laissé dire qu'après la guerre, les fusillés avaient été considérés comme " Morts pour la France ", ce qui serait une sorte de réhabilitation. Je ne sais si cela est exact, mais quant à moi, je crois sincèrement que beaucoup de ces malheureux sont effectivement morts pour le pays, car c'est la France qui les a appelés et c'est pour elle qu'ils se sont battus, qu'ils ont souffert là où les menait leur tragique destinée et ce n'est pas un moment de défaillance physique ou morale qui peut effacer leur sacrifice. J'ose m'incliner devant leur mémoire. Jugera qui voudra, à condition d'être passé par là.
    Louis Leleu, brancardier

  • Habère-Lullin, village martyr d'un coin de France. Dans la nuit de Noël 1943 des tirs, du sang, des cris, des pleurs, des flammes. Habère-Lullin symbolise à la fois la barbarie de l'occupation nazie, la félonie de Français vénaux mais aussi la fierté d'une jeunesse rebelle face à des lois iniques et le courage admirable d'une population affrontant tous les dangers pour sauver des vies.
    Rendre un visage et un passé à ces martyrs c'est leur redonner vie. Pour un impossible oubli, une vigilance indéfectible.

  • Christian Desseaux a 14 ans quand la guerre éclate. La débâcle de 1940 le conduit jusqu'à Dunkerque d'où il parvient à rentrer à bicyclette à son domicile de Compiègne. Malgré son jeune âge, il n'accepte pas la défaite ni la capitulation, encore moins la collaboration avec l'ennemi. Il entreprend, pour son compte personnel ou avec des copains, une série d'actions individuelles qui préludent à son entrée dans la Résistance au tout début 1943. Il est incorporé au réseau Jean-Marie Buckmaster où il se signale par son courage, son héroïsme parfois, son dynamisme, son abnégation... jusqu'au jour où, trahi par des espions qui ont infiltré le réseau, il est arrêté par la Gestapo à l'âge de 17 ans. Il reste trois mois dans une cellule de la prison de Saint-Quentin (Nord), puis à nouveau trois mois dans le camp de Royallieu, près de Compiègne. Déporté, il connaît les affres d'un voyage au-delà de l'imaginable qui le conduit à Buchenwald. Là, il est désigné pour aller travailler dans le tristement célèbre tunnel de Dora où les Allemands fabriquent le VI et le V2. S'il est possible d'établir une hiérarchie de l'horreur, Dora occupe probablement une des toutes premières places, si ce n'est la première, bien que des grandes nations (USA, URSS...) se soient entendues après la guerre pour taire à l'opinion ce lieu maudit où est née, sous l'égide des savants allemands, Von Braun en tête, la conquête spatiale. La fusée A4, alias le V2, est l'ancêtre direct de la fusée Saturne qui a emmené Armstrong et Aldrin sur la lune en juillet 1969. Personne ne devait sortir vivant de Dora. Christian Desseaux est un des rares à avoir survécu, mais lorsqu'il quitte le tunnel de la mort en avril 1945, il doit encore affronter l'évacuation et le retour.

  • Située dans le Chablais, en Haute-Savoie, la Vallée Verte est proche de Genève, Annecy, Thonon-les Bains.
    Autrefois dénommée Combe Noire, elle s'étend du mont Forchat au pont de Fillinges. Son territoire, cerné de moyennes montagnes, dont le massif des Voirons, et traversé par la Menoge, regroupe huit communes : Boëge, Bogève, Burdignin, Habère-Lullin, Habère-Poche, Saint-André de Boëge, Saxel et Villard.
    Au fil des pages, abondamment illustrées de photos couleurs et de documents anciens souvent inédits, le colporteur vous fait découvrir le patrimoine historique, religieux et naturel de chaque commune de la vallée.

  • Ce livre retrace la vie du maquis de Richemond d´avril à septembre 1944. En 1943, deux jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire s´étaient cachés dans le Haut Jura mais ils avaient dû quitter précipitamment la région après l´attaque allemande de décembre 1943 contre les maquis de Lamoura. En avril 1944, ils avaient poursuivi au col de Richemond la lutte contre l´occupant. Du 7 juin au 5 septembre 1944, les maquisards de Richemond, soit plus de 150 hommes, participèrent à huit opérations militaires sur Seyssel, Linod, Virieu-le-Grand, Chavornay et Chanay, et seize maquisards furent tués pendant les combats du 2 juillet au col de Richemond. Ils combattaient ensuite dans les marais de Chautagne pour la libération de Culoz puis, associés à la libération de Bourg-en-Bresse, ils avaient progressé par Ambérieu, Pont d´Ain, Bohas, Ceyzériat, Sénissiat, Journans, puis ils avaient enfin traversé Tossiat et Jasseron pour rejoindre Bourg-en-Bresse.

  • Les liens entre les armes et l'industrie sont organiques et figurent à leur juste place dans l'historiographie de la Grande Guerre. Bien moindre en revanche est celle accordée à l'agriculture. Étrange dissymétrie de visibilité ! Certes, pour vaincre il faut s'armer, mais comment nourrir pendant plus de quatre ans, sans l'intense concours de la terre, des millions de civils et de combattants ? De la sidérurgie à la métallurgie de précision, de la filière bois à l'industrie textile, puis à la papeterie, rares sont les secteurs qui ont été à l'écart de l'oeuvre commune. Dans les usines, comme dans les campagnes, les femmes ont joué un rôle essentiel, ensuite la mobilisation des bras s'est élargie jusqu'aux enfants. Et lorsque les nationaux n'ont plus suffi, les frontières se sont ouvertes aux travailleurs des pays proches, à ceux des colonies. En l'espace d'une poignée d'années, de par la violence de la guerre, en acteur significatif de l'ensemble du territoire, l'économie savoyarde accomplit sa plus grande mutation.

  • À l'occasion du bicentenaire de l'ordre des Palmes académiques, cet ouvrage se veut être un travail de mémoire, simplement pour montrer quelle a été l'évolution de l'école et de l'enseignement depuis deux cents ans. Au travers de témoignages vécus et documentés, le lecteur pourra se faire une idée précise sur l'ensemble des terrains d'application de l'enseignement. Grâce aux documents iconographiques, les anciens pourront se retrouver plongés quelques années en arrière et les plus jeunes constater que les choses ont bien changé dans tous les domaines. Chacun y trouvera une bonne raison de croire que l'école reste un lien social des plus fort et des plus nécessaire.

  • Richement illustré de nombreux documents anciens et récents, cet ouvrage invite à découvrir Bellentre Montchavin Les Coches, commune de Tarentaire au coeur du domaine skiable de La Plagne.

  • Il arrive souvent que lorsqu'on tente d'établir le bilan d'un travail achevé, on se retrouve avec davantage de questions que de réponses.
    Tel est le constat réalisé dès l'achèvement de La vie rêvée des Italiens ? La chose n'est pas nouvelle et l'auteur n'y a pas échappé. Après avoir étudié les bras, il fallait scruter l'oeuvre des hommes. Ceux du bâtiment : entrepreneurs, techniciens, ouvriers et manoeuvres mélangés. Le peuple bâtisseur qui a forgé l'image la plus visible, et pour cause, de l'immigré italien en France. A ses débuts, l'historiographie de l'émigration a largement fait appel aux thèmes de l'expulsion et à la nécessaire émigration comme réponse à la misère.
    A raison. Cependant, ce faisant elle a renvoyé dans l'ombre des situations plus complexes. La variété des motivations de milliers d'hommes attirés par l'aventure, partis à la conquête du monde munis d'un projet, riches de savoirs, alliant enthousiasme et stratégies, confiant aux espaces qui nous sont désormais familiers (édifices civils et religieux, oeuvres monumentales ou bien plus modestes) les traces de leur passage.
    Aujourd'hui, sans tomber dans l'excès contraire, la recherche historique se tourne résolument dans cette nouvelle direction. C'est également la voie choisie par Mino Faïta.

  • Autrefois, la puissance des torrents de montagne, nombreux et capricieux, constituait une des rares énergies facilement accessibles à l'homme. Durant des siècles, la force hydraulique a permis de faire fonctionner ce que l'on appelait les artifices. Au fil des torrents tout un monde industrieux exploitait moulins à grains et à huile, scieries, battoirs, foulons, martinets, tanneries, papeteries, etc...

  • Pour combler les oublis du passé, l'auteur tisse les existences de plusieurs personnages en un récit romanesque inspiré de réels témoignages écrits.
    La plupart de ces souvenirs lui ont été confiés par des proches aujourd'hui disparus. Ils étayent le parcours d'une adolescente à la recherche de la vérité sur l'histoire de sa famille pendant la seconde guerre mondiale. Le silence que se sont longtemps imposé beaucoup de survivants dans l'espoir de préserver leurs enfants n'a fait qu'aggraver le mal-être de ces derniers face à leur futur.
    La parole libère, elle aide à forger l'avenir.

  • 1940 !
    Raymond Steffann, Jean Gilbert et Walter Bassan ont entre 14 et 15 ans.

    Et pourtant « leurs histoires ont quelque chose en commun : la décision historique de résister, d'une manière ou d"une autre, à la barbarie de l'époque qu'était le fascisme » (John Berger).

    Du profond de nos confortables résistances de salon, nous n'avons à juger ni l'histoire, ni les trajectoires de ceux qui ont vécu ces périodes dramatiques, mais bien plutôt d'en retenir les leçons et les mises en garde.

    Raymond Steffann choisit l'obéissance à ses parents afin de leur épargner la déportation. Jean Gilbert choisit la désobéissance aux ordres de Vichy. Le plus jeune, Walter Bassan choisit la résistance aux armées d'occupation italiennes et allemandes.

    Trois visages, trois témoignages, trois trajectoires sur le chemin de notre liberté.

  • En résonance des soixante années qui nous séparent de la fin de la Seconde Guerre mondiale, s'immisce un regard historique novateur qui, dépassant le témoignage des survivants, veut ouvrir dans le champ de l'analyse, une connaissance de dates fondamentales qui séquence cette période de rupture sans exemple depuis la guerre de Cent ans. En son sein, le caractère atypique des événements qui s'y enchaînent en Haute-Savoie permet de souligner que, quelles que soient les circonstances et les traverses qu'il dût subir, le souffle de l'épopée, sublimé par le bataillon des Glières, fut principalement inspiré, conduit et démontré par un faisceau éclairé de cadres et de chasseurs alpins du 27e BCA. Dans cet ouvrage à l'approche résolument dynamique, l'auteur et l'illustrateur démontrent également, dans l'harmonie du texte et de l'image, toute la modernité de la passion historique qui les interpelle.

  • Ce livre s'adresse aux curieux, astronomes et mythologues, intéressés par la spécificité de la planétonymie : les désignations des planètes viennent en partie de l'observation attentive de leurs particularités astronomiques. Les personnifications, les dieux ou les héros, qui représentent les planètes, sont idéologiquement et culturellement empreints des particularités des différentes sociétés qui les ont imaginés.
    En voulant octroyer aux dieux et aux déesses des attributs reflétant ceux des planètes observées, la part idéologique de ces attributions planétaires est grande et ce livre cherche, par une méthodologie appropriée, à faire la part des choses entre mythe et réalité, pour restituer aux noms et personnifications des planètes la part de la " pensée sauvage " si chère à Lévi-Strauss.

  • Prenant le commandement aux jours les plus difficiles du bataillon des Glières, le capitaine Maurice Anjot engage le premier combat depuis 1940 contre l'occupant allemand sur le sol national français.
    Sa mission pour lui est claire : combattre au grand jour pour signer la réalité militaire de la Résistance en sauvant le plus de maquisards possible de la nasse où le choix des hommes et les circonstances les ont enfermés. La décision d'Anjot nous interpelle.
    L'auteur, dans son approche historique, bouscule ici les certitudes nées d'un événement encore traversé par l'émotion et la magnification du témoignage laudateur.

  • Ecrits dans l'urgence d'une situation constamment dramatique où la mort préside à tous les destins, les carnets de guerre de Pierre Pasquier sont un témoignage précieux.
    Parcourant la ligne de front des Vosges à la mer en passant par l'Alsace, la Lorraine, la Champagne, la Picardie, le Nord Pas de Calais, la Belgique... pendant plus de 4 ans, le caporal Pierre Pasquier de St Jean de Maurienne, observe, noue des relations et note tout: les paysages, les armes, les hommes. Au cours de ces périples, interrompus par neuf brèves permissions, Pierre Pasquier rencontre des centaines d'hommes, des Savoyards enrégimentés dans les 97eet 30e R.1, mais aussi les Haut Alpins du 159e, les chasseurs...
    Des hommes qu'il connaît souvent: voisins, amis d'enfance, jeunes gens ou pères de familles de Maurienne et de Tarentaise. Dès lors, le témoignage se teinte par moments des couleurs de la saga, de ces hommes il sait bien des choses, leurs parcours ou bien les lieux de leurs tombes...

  • Un regard sans complaisance sur l'univers carcéral. Une descente dans les oubliettes de la République en compagnie de l'auteur, un de ces visiteurs de prison qui se sont donné pour mission d'apporter aux exclus de la chaleur humaine, de la compassion, du réconfort et de l'espoir. Peut-on rester indifférent à ce cri du silence montant du fond des prisons ? La surprenante aventure de l'auteur racontant comment il se tourne vers la psychanalyse pour mieux entendre cet immense appel au secours et pour mieux y répondre.

  • « L'eau, à l'échelle cosmique, est plus rare que l'or » disait Hubert Reeves. On sait que l'humanité ne peut et ne pourra jamais vivre sans eau, et que chaque goutte d'eau appartient à TOUS les Terriens. C'est cette préoccupation qui est en filigrane de chaque nouvelle du recueil Oh, eau ?
    H2O écrit par Thierry-Daniel Coulon. Ce livre a ensuite été le prétexte à la création d'un spectacle dont le présent CD en est l'enregistrement en studio. Le personnage incarné par l'auteur, Aquavivo, exprime la valeur de l'eau à travers l'espace et le temps, sous forme sérieuse et humoristique.
    « Car l'eau, c'est la vie et la vie est belle ! »

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