Editions Lyonnaises D'art Et D'histoire

  • Lyon a toujours eu vocation à être capitale.
    D'abord "capitale des Gaules" après sa fondation par Munatius Plancus, elle devint aussi celle de la chrétienté gallo-romaine naissante, à partir du martyre de Blandine. Au Moyen Age, devenue ville-frontière entre le Saint-Empire romain germanique et le royaume de France, elle fut annexée à ce dernier. Durant la période de la Renaissance, Lyon accueillit le Roi et la Cour, initia une école de littérature et de poésie avec Louise Labé et Maurice Scève, permit le développement du commerce et de la banque, posa les bases de l'industrie de la soie.
    Le siège et la prise de la ville en 1793 faillirent anéantir toute ambition. "Lyon n'est plus" proclamèrent les révolutionnaires. Et pourtant, deux siècles plus tard, Lyon est toujours là, capitale de la région Rhône-Alpes, et s'affirme comme une des grandes métropoles européennes. Elle est devenue entre temps "capitale de la soie", "capitale de la gastronomie", mais aussi "de la Résistance"... toutes appellations qui en font, depuis son classement au patrimoine mondial par l'Unesco, une capitale touristique de premier plan.
    Son histoire mise à jour, et sans cesse renouvelée par les découvertes majeures que livre son sous-sol au fil des chantiers urbains, se devait d'être portée à la connaissance de tous à l'aide d'un ouvrage de référence, bilingue pour satisfaire la demande des visiteurs, venus du monde entier, et toujours séduits par cette ville de caractère.

  • Ecrire une histoire des Lyonnaises, c'est se pencher sur vingt siècles au cours desquels les conditions politiques, religieuses, économiques, sociétales ont évolué. L'Antiquité a connu l'esclavage : le christianisme est devenu un fait de société prépondérant à partir du Moyen Age ; les premières femmes écrivaines apparaissent à la Renaissance ; les femmes de l'Ancien Régime sont dépendantes du statut de leur époux, et lors de la Révolution, certaines lyonnaises participent activement au siège de 1793 ; avant de remplacer les hommes dans les usines, lors de la Grande Guerre. Cette histoire se veut aussi celle du rapport des sexes. Comment les hommes ont-ils gouverné les femmes ? Ont-ils accepté que la femme pénètre dans leurs domaines réservés, comme le politique ou le religieux ? Au-delà de ces interrogations et des réponses qu'elles induisent, les auteurs de cette étude ont souhaité redonner aux femmes toute leur place dans l'histoire de Lyon. La place qu'elles méritent, et c'est une première dans l'historiographie d'une villes pourtant largement étudiée.

  • Lorsque, sur injonction du Sénat de Rome, Munatius Plancus fonda en -43 la colonie romaine de Lugdunum, se doutait-il que cette nouvelle ville deviendrait capitale de la Gaule ? Où arriveraient par bateaux sur le Rhône et la Saône, des milliers de produits de tout l'empire ! Où toutes les classes sociales établies s'y retrouveraient et copieraient les modes de vie arrivant de Rome ! Où se développerait une nouvelle religion, autour du martyre de Blandine et de Pothin, le christianisme ! Où, d'Auguste à Magnence, pas moins de dix empereurs romains allaient séjourner ? Le sanctuaire du Confluent a grandement contribué à la notoriété de Lugdunum, sur les pentes de la Croix-Rousse, là où Drusus avait réuni en -123 les notables des Trois Gaules, autour de l'autel de Rome et d'Auguste.
    Bientôt la ville et le sanctuaire ne firent qu'une seule entité, fréquentée lors des fêtes du 1er août de chaque année par une foule venue des quatre coins de la Gaule remplir les gradins de l'amphithéâtre. Lyon était devenue capitale des Trois Gaules. Lorsqu'un nouveau quartier se développe sur la rive droite de la Saône, autour des premières églises de Lyon, on ferme le livre comme à regret, sur le Bas-Empire et le christianisme naissant.
    Une autre histoire commence...

  • Présenter l'histoire de Lyon en 69 dates est un clin d'oeil.

    Avant d'être une métropole, Lyon appartenait, depuis 1793, au département du Rhône qui, dans la numérotation alphabétique des départements correspond au 69 !

    Ces dates se déroulent dans l'ordre chronologique, depuis la fondation de Lyon en 43 av. J.-C.

    69 dates pour un peu plus de 2 000 ans d'Histoire !

    Jour précis, couple d'années ou période plus ou moins longue, il a fallu choisir, et mettre en perspective historique, parce qu'une date n'est pas un événement isolé mais aussi un élément d'une chronologie. Le choix opéré se veut au plus près de la trame historique lyonnaise.

    Voilà un pari réussi, même si, pour aller plus loin, il faudra se plonger dans d'autres lectures...

  • Il en va des lieux comme des gens, ils naissent, vivent, se bonifient ou s'érodent, disparaissent enfin. Dans notre Lyon d'autrefois, ces lieux disparus ont leur part de mémoire, celle de nos pères. Ainsi que les écritures d'un palimpseste, il faut déchiffrer ce Lyon disparu pour en saisir le secret, celui de l'âme de la ville.

  • "De toutes les villes de France, Lyon restera, sans aucun doute, celle dont le nom aura été associé plus étroitement et plus constamment qu'aucune autre à l'épopée de la Résistance".

    Ces mots d'Henri Noguères, historien de la Résistance, prennent tout leur sens à la lecture de cet ouvrage listant les "Lieux secrets de la Résistance" précédés d'une chronologie précise des faits durant la période 1940-1945. Réalisé par l'Association des Amis du Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation, ce travail comble un vide, la plupart des faits liés à cette période sombre et néanmoins glorieuse de l' Histoire de Lyon, se déroulant dans la plus grande discrétion et dans des lieux tenus cachés. C'est en plongeant dans les références bibliographiques, dans les archives privées, dans les témoignages, ou encore dans les dépositions aux différents procès d'après-guerre que cette liste, qui se veut non-exhaustive, a pu être dressée.

    Différents parcours possibles pour les adeptes des circuits complètent la présentation sobre d'une époque tragique durant laquelle la résistance à l'Occupation s'est construite et a conquis héroïquement sa légitimité à revendiquer pour Lyon le titre de "Capitale de la Résistance"...

  • Lyon, histoire illustrée d'une ville conte l'histoire d'un lieu, plus que bimillénaire, où ont vécu, aimé, travaillé des hommes; Lyon. Parler du local à un moment où la mondialisation cadre nos existences participe au besoin d'affirmation d'un ancrage local. Il y a nécessité absolue, dans un monde globalisé, à pouvoir évoquer une appartenance territoriale qui rassure, et permet de se situer. Associer un regard nouveau à des connaissances immuables est une démarche de modernité. Cet ouvrage, différent de ce qui a déja été publié sur Lyon, sera le compagnon de toutes celles et ceux qui aiment cette ville et veulent la comprendre, et qui cherchent les clés pour ouvrir les portes du temps lyonnais au lieu de regarder par le trou de la serrure ! Dans ce nouvel opus, Bruno Benoit suit la trame historique, et approche l'histoire illustrée de cette ville avec des mots simples pour que le public s'en approprie le sens. "Vous découvrirez l'âme concentrée, réfléchie, généreuse, un peu triste peut-être, par excès de gravité, de cette ville robuste qui a de tout temps sacrifié le prestige des apparences à la recherche loyale des réalités" (Edouard Herriot, mai 1914)

  • Pour les 50 ans d'un secteur sauvegardé.
    Exceptionnel Vieux-Lyon !

    Le 12 mai 1964, le Vieux-Lyon devenait secteur à sauvegarder. Le quartier était loin d'être sauvé, mais sa destruction, pourtant programmée, était rendue impossible. Pour l'anniversaire de cet acte fondateur, pour les cinquante années de sauvegarde d'un secteur Renaissance unique au monde, cet ouvrage décrypte l'histoire des heures du Vieux-Lyon telles qu'elles n'ont jamais été contées... On y rencontre la plupart des innovations architecturales apparues en Europe à la Renaissance, et beaucoup de celles qui ont été tentées depuis. Après des siècles d'un déclin dévastateur, le Vieux-Lyon a retrouvé une fraîcheur et un dynamisme nouveaux, loués par tant de visiteurs. Ce n'est pas pour autant qu'il soit connu dans les moindres détails de son histoire et de son architecture. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Vieux-Lyon, toutes les réponses aux questions que vous vous posez encore sont là, dans cet ouvrage, qui s'adresse aussi bien aux Lyonnais désireux de mieux connaître leur ville, qu'à tous ceux qui restent interloqués dans leur visite par tant de richesses cachées, tant d'heurs et de malheurs croisés....

  • L'histoire officielle de Lyon commence dans le 5ème arrondissement, à Fourvière, avec la fondation de la colonie de Lugdunum, qui devient vite une capitale. Au bord de la Saône, un nouveau quartier prend de l'ampleur ç partir du IVème siècle et sur la colline, deux églises sont construites au siècle suivant, sur le site de l'ancienne nécropole romaine de Saint-Just/Saint-Irénée. Au XIIIème siècle, deux conciles eurent lieu à Lyon, dans l'arrondissement, et pas moins de dix papes y séjournèrent. Henri IV s'y maria en 1600. Et si la Renaissance marque l'âge d'or de Lyon, donc du Vieux-Lyon, c'est au XVIIème siècle que les couvents s'approprient la colline, surtout parce qu'il n'y a plus de place pour les accueillir dans la Presqu'île !

    La dégradation aussi bien architecturale que sociale du Vieux-Lyon depuis le début du XXème siècle, faillit lui être fatale, mais aujourd'hui, le 5ème arrondissement est fier de son quartier Renaissance, de ses théâtres romains et de sa basilique, du "Plateau" enfin, qui continue son développement urbanistique entamé au siècle dernier autour du Point-du-Jour. Cette richesse architecturale a permis à une grande partie de l'arrondissement d'être inscrite, avec la Presqu'île, dans le périmètre classé par l'UNESCO en 1998 au titre du Patrimoine Mondial de l'Humanité.

  • Lyon, rive droite de la Saône, années 2002-2004. En préalable à la création par Lyon Parc Auto d'un parc de stationnement souterrain en bordure du quartier Saint-Georges, une équipe d'archéologues de l'Inrap explore les aménagements du bord d'eau et s'attache à restituer la nature de l'installation humaine telle qu'elle s'y est développé depuis la plus haute Antiquité. La Saône, lors de cette fouille archéologique, rend une multitude de trésors séculaires qui permettent de comprendre ce que dut être la vie sur sa rive occidentale.

  • La vallée du Rhône, entre Lyon et Arles, était durant la période médiévale le vrai centre harmonique de la Chrétienté, tant sur le plan spirituel que sur le plan politique. De Urbain II à Jean XXII , soit de 1095 à 1316, onze papes en exercice ont foulé le sol de Lyon au Moyen Age. Trois s'y installèrent durablement, deux y célébrèrent un concile, un troisième s'y fit couronner, son successeur s'y faisant élire par un conclave...En plusieurs occasions Lyon fut incontestablement la capitale de la Chrétienté au point que l'expression de « Seconde Rome » la désigna durant longtemps. C'est ainsi en tout cas que la ville qui, la première en Gaule, avait vu couler le sang des martyrs en 177, pouvait se flatter d'avoir tenu lieu de Ville éternelle.
    Jean XXII parti, cinq siècles s'écoulèrent avant que Lyon connût le privilège de la visite pontificale de Pie VII allant au sacre de Napoléon, puis deux siècles encore avant le voyage de Jean-Paul II en 1986. C'est dire l'importance de l'époque médiévale dans l'histoire religieuse de Lyon et celle des rapports entre Lyon et les successeurs de Pierre.

  • Réunir dans une même somme les appellations anciennes toujours en vigueur, et celles qui ont été remplacées à côté de leur dénomination plus récente, et actuelle est un des grands avantages du présent livre. Plus de 3 500 références dans lesquelles les appellations des ponts n'ont pas été oubliées. Un ouvrage de référence pour tous les Lyonnais.

  • Parcours croisés d'un homme et de sa ville, d'un homme en résonance avec une ville, Lyon, pour laquelle il a tant oeuvré, tout au long de la sauvegarde du Vieux-Lyon, de la création de magazines, de la défense têtue de son patrimoine, de la résurrection de la Halle Tony-Garnier encore. À travers le parcours de cinquante années nourries de « lyonnitude » de Régis Neyret, l'ambition de cet ouvrage est bien de revenir sur les métamorphoses de Lyon durant les mandats de cinq maires, que ce soit par l'évocation des choix en matière d'urbanisme, de la vie culturelle foisonnante, d'un tissu économique en quête de reconnaissance, ou encore de personnalités hautes en couleurs. C'est un récit vivant, ponctué d'anecdotes, de souvenirs, d'allers-retours entre le passé et le présent. Un regard sur le passé, pour mieux se projeter dans l'avenir. La dimension humaine et humaniste est privilégiée, à l'image de Régis Neyret et de Lyon, dont les heures sont intimement liées.

  • Depuis 1900, sept maires se sont succédés à la tête de la municipalité lyonnaise, Edouard Herriot y demeurant, à lui seul, 52 ans, de 1905 à 1957. Ces hommes ont chacun marqué leur passage. Et présentent des caractéristiques communes qui expliquent le succès de Lyon depuis un siècle, une ville dont la croissance a été deux fois plus rapide que celle du reste du pays. La recette lyonnaise pourrait ainsi s'écrire : modération politique, sens de la continuité de l'action, valorisation de l'idée d'entreprendre, volonté d'un urbanisme où les plus grands architectes tiennent une place essentielle, enfin, ouverture européenne.
    Après Victor Augagneur, en poste durant 4 ans, le règne d'Edouard Herriot s'étend sur tout l'hexagone. Il fait passer la ville du Second Empire à la modernité la plus remarquable. Louis Pradel bétonne la cité, mais lui apporte les outils structurants de son développement. Francisque Collomb lance de grands projets d'avenir. Avec Michel Noir, la jeunesse efficace prend le pouvoir, avec ses excès qui conduiront à une fin de mandat inédite en cette cité raisonnable. Raymond Barre ouvre la ville aux coopérations régionales et internationales. Gérard Collomb, maire depuis le début du troisième millénaire, réconcilie la ville avec ses berges, fait plier l'usage de l'automobile, offre une place au vélo, tout en se tournant vers l'avenir.
    Radicale et volontaire, l'agglomération lyonnaise va de l'avant sans renier son passé couronné par l'UNESCO en 1998. Le livre raconte, sans se priver d'anecdotes, l'histoire de ces maires depuis 1900, les seuls dont notre mémoire conserve la trace, et tente d'établir, sans parti pris, le bilan, largement positif, de chacun d'eux. Car à Lyon on travaille, avant de faire de la politique.

  • Description du rôle essentiel tenu pendant un siècle et demi par les Italiens dans la capitale des Gaules, de leurs succès, et des difficultés qui rendirent leur présence moins supportable à la fin du XVIe siècle. Leurs techniques, leurs capitaux, leur dynamisme servirent à la Renaissance la prospérité et l'éclat de la ville.

  • De Barodet à Pradel en passant par Gailleton, Herriot et Godart, pendant cent ans des maires radicaux ont administré Lyon. Cette continuité politique est remarquable, exceptionnelle. Quatre spécialistes, parmi les plus éminents, en parlent: Jean Butin, Louis Muron, François Bilange et Laurent Sauzay.

  • De ce siècle, on évoque surtout les fastes qui permettent à la cité de se hisser un temps au rang des grandes capitales européennes. Pour illustrer les aspects de la vie lyonnaise au XVIe siècle, et pour évoquer la continuité qui trame le quotidien des Lyonnais, l'ouvrage se réfère à un choix de textes où ces derniers expriment le concret de leur existence et de leurs préoccupations.

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