Kero

  • Greta Thunberg est devenue le symbole de la lutte pour le climat. Scènes du coeur, écrit avec sa mère, son père et sa soeur, permet de mieux la connaître.
    Le récit à plusieurs mains d'une destinée hors norme.

  • Missionné par Bugs Bunny qui s'apprête à fêter son anniversaire, Philippe Dana, ancien présentateur de l'émission culte « Ça cartoon », se lance à la poursuite des Toons. Dans ce récit aussi déjanté que documenté, il parcourt le monde à la rencontre de nos personnages préférés : Betty Boop dans sa somptueuse villa à Hollywood, Popeye en escale à Tanger, Sylvestre le chat qui a ouvert avec son fils un bistrot à Marseille, Daffy Duck en tournage à Hong Kong. L'envoyé très spécial de Bugs réussit même à mettre la main sur le Coyote, toujours à la recherche de Bip Bip.
    Infiltré dans l'univers excentrique et joyeux de ces stars intemporelles, Philippe recueille leurs confidences.
    Vous découvrirez notamment comment leurs créateurs, Walt Disney ou son rival Tex Avery, ont contribué à l'âge d'or du cinéma hollywoodien.
    Loufoques, extravagants, farceurs, les Toons font du non-sens un art de vivre. Mais leur monde réserve aussi quelques surprises...

  • Combien de fois avez-vous été sollicités pour attribuer une note ? Pensez à vos derniers achats en ligne, aux étoiles qu'on attribue à un chauffeur ou un livreur... on ne les voit même plus. Cette mode est aussi silencieuse qu'irrésistible : hôpitaux, services publics, tous ont vocation à être comparés, classés. Mais, comme dans le privé, le système porte en germe de graves dérives.
    Des collèges jésuites du XVIe siècle où elle est née jusqu'aujourd'hui, la notation pose un ensemble de questions auxquelles il devenait urgent de répondre. Vincent Coquaz et Ismaël Halissat ont enquêté : de TripAdvisor à Amazon, en passant par Uber, jusqu'aux notes citoyennes expérimentées en Chine, ils se sont plongés dans les méandres des avis clients, où une bonne étoile peut faire ou défaire une réputation et mettre en péril un emploi.
    Inventé par un gourou américain du marketing, le questionnaire de satisfaction moderne est devenu dans le meilleur des cas une fin en soi absurde. Dans le pire, il impose un stress infernal aux employés. Dans certaines entreprises, les salariés se notent même entre eux. Et, comme à l'école, la tentation de tricher pour améliorer sa note est souvent grande...
    Pire, une partie des notes qui nous sont attribuées sont totalement invisibles. En tant que consommateurs, travailleurs, et demain peut-être en tant que citoyens, nous sommes pour l'instant totalement désarmés devant cette nouvelle guerre des étoiles.

  • Les faits sont là : les femmes vivent plus longtemps. Elles sont capables de discerner plus de couleurs. Elles combattent mieux la maladie ou la famine. Bref, elles sont plus fortes que les hommes à tous les stades de leur vie. Mais pourquoi ?

    Pour répondre, Sharon Moalem, médecin et chercheur expert en génétique, utilise ici ses propres expériences médicales (soigner des bébés prématurés ; étudier des cas de cancer ; sauver des enfants séropositifs en Thaïlande...) et explore comment dans chaque cas, les êtres de sexe féminin s'en sortent mieux. La réponse serait dans notre système génétique : la présence de deux chromosomes X offrirait un puissant avantage de survie.

    Accessible et vivant, un livre passionnant qui nous ouvre les yeux sur une découverte scientifique révolutionnaire.

  • Au détour d'une vie aventureuse, Iman Bassalah, écrivain, reprend son tablier de prof pour parcourir l'Ile-de-France à la rencontre d'élèves un peu particuliers. Aurèle, Oscar, Rose, Dasha, Noé, Ophélie sont autistes, atteints de maladies génétiques sévères, dépressifs, leucémiques, anorexiques, accidentés, porteurs de handicap ou phobiques scolaires. Leur point commun, c'est de ne pouvoir entrer dans le moule de l'école « normale » et d'avoir intégré celle de la rue Merlin, une association dédiée aux enfants « malades, handicapés, inadaptés » qui permet de transporter l'école à la maison.
    Dans ce récit très intime, Iman Bassalah nous mène avec elle sur le chemin de l'éclosion d'un regard sur la différence. On y découvre des élèves très attachants mais dont les minois sortent souvent du cadre de la photo scolaire. On soulève le toit des maisons pour les rencontrer chez eux, d'une cité de Sarcelles à un hôtel particulier du 8e arrondissement de Paris. Écouter les mères-courage. Dévier les conversations sur la mort vers un espoir, le plus proche possible. Se raccrocher à un fou-rire. Deviner ce qui se passera quand la porte se refermera sur la famille en détresse.
    Quand les enseignants reçoivent leurs listes d'élèves à la rentrée, un liseré indique le nom de la pathologie pour chacun. Quand leurs élèves reçoivent leur emploi du temps, il est criblé de trous pour les rendez-vous médicaux.
    Mais c'est dans la marge que s'écrivent souvent les plus belles lignes...

  • Lorsqu'on rencontre quelqu'un pour la première fois, on s'en fait souvent une fausse idée. En projetant nos goûts, nos codes, nos espoirs sur l'Autre, nous le déformons quasiment systématiquement. De Hitler qui fait une excellente première impression à Chamberlain, à tout un groupe d'agents de la CIA devenus agents doubles pour Cuba sans éveiller le moindre soupçon, en passant par Amanda Knox que le monde entier juge coupable de meurtre, Malcolm Gladwell décortique dans Quiproquos un éventail d'exemples sur la difficulté que nous avons à nous décrypter entre humains.

  • Depuis la nuit des temps, certaines boissons ont fait bien plus qu'étancher nos soifs. Six d'entre  elles ont même eu un impact considérable sur le cours de notre histoire.
    Écrit avec beaucoup d'esprit, et fort documenté, L'Histoire du monde en six verres raconte l'évolution de l'humanité, de la préhistoire au xxe siècle, à travers la bière, le vin, les liqueurs, le café, le thé et le Coca-Cola. Selon Tom Standage, chacune de ces boissons a fait changer nos civilisations à sa manière en étant un élément déclencheur et émancipateur.


    Un livre ludique, passionnant et d'une grande originalité pour revisiter notre histoire !

  • Montessori par-ci, Freinet par là... Depuis dix ans, les écoles alternatives fleurissent et promettent d'éduquer et d'épanouir enfants et adolescents. Sus à l'autorité, à bas l'ordre, vive la méthode finlandaise et l'apprentissage par le jeu.
    Ces idées, Juliette Perchais les a portées. Jeune professeure de français en banlieue parisienne, elle s'invente une première salle de classe colorée où tout est fait pour que les élèves se sentent bien : tables en carré pour favoriser le travail en petits groupes, coin lecture et sa bibliothèque, tapis de yoga pour la détente, et même un fauteuil confortable... Quatre ans plus tard, les tables sont sagement disposées en rangées de deux, face au tableau, et le discours de rentrée vante les vertus du travail acharné et de l'exigence.
    Que s'est-il passé entre les deux ? Un long voyage initiatique, véritable tour du monde de l'éducation. Initialement, ce voyage était celui d'une groupie des pédagogies de type Montessori, avide de voir comment Japonais, Américains, Indiens ou Finlandais inventaient une école plus humaine et plus juste. Mais au fil du périple, le doute s'installe, et l'idée s'impose que les changements auxquels nous aspirons ne passeront pas par la révolution des pédagogies « innovantes » (vieilles d'un siècle !), mais davantage par la recherche de la simplicité et du bon sens. Il faut s'occuper des enseignants et des adolescents, laissés pour compte, les écouter avec une vraie bienveillance, les former de manière exigeante et leur laisser, ensuite, l'autonomie dont nous avons tous besoin. Alors seulement, l'École pourra devenir ce qu'elle a cessé d'être pour beaucoup : humaine et optimiste.

  • Béatrice n'aurait jamais dû s'aventurer sur les chemins de la jungle de Calais : veuve d'un mari policier et sympathisant FN, elle vit avec son fils et sa mère dans la campagne environnante. Une existence tranquille loin de cette jungle, où s'entassent 9 000 personnes. Un soir en sortant du travail, Béatrice prend en stop un adolescent migrant qui lui demande de l'y déposer. Là, elle voit des enfants jouer dans la boue dans des conditions indignes. Sa vie bascule. Elle devient bénévole occasionnelle. Deux ans plus tard, un groupe d'Iraniens se coud la bouche pour dénoncer leurs conditions de vie. Parmi eux, Mokhtar, enseignant dans son pays, arrivé en Europe après avoir traversé la Méditerranée sur une embarcation de fortune. Leurs regards se croisent. C'est le coup de foudre. Mais Mokhtar n'a qu'un rêve en tête : gagner l'Angleterre... C'est le début d'une aventure humaine, amoureuse et judiciaire à laquelle rien ne la préparait.

    Par amour, elle va abandonner ses préjugés, déplacer des montagnes, s'opposer à des lois absurdes. Il va lui apprendre le courage et la dignité. Calais mon amour est un hymne à la tolérance, un témoignage bouleversant, un livre universel.

  • 8 français sur 10 déclarent faire confiance aux maires - ce sont les derniers élus à résister à la défiance voire à la colère populaires. Et pourtant, ils n'en peuvent plus : un maire sur deux ne se représentera pas aux Municipales de 2020. Parmi eux, une majorité d'élus des villes de moins de 1 000 habitants, qui représentent près des trois quarts des communes françaises.
    Que se passe-t-il dans nos villages pour que les élus soient à ce point écoeurés par l'exercice du pouvoir ?

    Adjoint au maire de Châtillon-en-Diois dans la Drôme, Bernard Ravet conte dans ce livre les mille et un tracas que subissent les élus locaux, ces « galériens » de la vie publique. De la part d'un État qui empile les normes, les échelons administratifs et les lois qui privent les maires de toute marge de manoeuvre, au lieu de les écouter et de les aider. De la part de collectivités territoriales paralysées par les enjeux politiciens. De la part, aussi, de citoyens toujours plus pressés, exigeants et indifférents au bien commun, qui attendent tout et tout de suite de leurs édiles.
    L'histoire qui se joue à Châtillon, 550 habitants, jolie bourgade médiévale chantée par Giono, est celle de tous nos villages : celle d'un délitement de notre démocratie. Car, comme le soulignait le sénateur Philippe Bas après la mort du maire de Signes, écrasé par une camionnette alors qu'il luttait contre une décharge sauvage : « La commune, c'est une petite République dans la grande, c'est là que se forge la citoyenneté dans notre pays. ».

    Et si la crise démocratique pouvait se résorber en repartant des territoires ?

  • 2004. L'année de la création de Facebook, du lancement de la sonde spatiale Rosetta... et de l'arrivée des femmes chez les Compagnons du Devoir. Cette association, connue en France pour l'excellence de sa formation dans les métiers de l'artisanat, était jusque-là réservée aux hommes. Parmi les trois premières femmes adoptées en décembre 2004, Lucie Branco, une Lilloise de 27 ans, qui apprend alors depuis une dizaine d'années le métier ancestral de tailleur de pierres.

    Dans On ne bâtit pas de cathédrales avec des idées reçues, elle raconte son histoire - celle de la rencontre, dans les années 1990, d'une lycéenne cabossée mais qui a soif d'idéal avec le milieu du compagnonnage. Le parcours, aussi, d'une passionnée qui, malgré tous les obstacles sur sa route, n'a jamais perdu de vue son objectif. Enfin et surtout, nous est conté le combat d'une femme, décidée à se faire une place dans un univers resté jusqu'alors exclusivement masculin. Sa ténacité ouvre les portes de l'artisanat à des dizaines d'autres femmes... qui, quoiqu'aujourd'hui complétement intégrées au sein de l'association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France, continuent à se battre au quotidien contre la misogynie latente du milieu.

    On ne bâtit pas de cathédrales... est un récit sur l'univers méconnu et énigmatique des Compagnons, fait de matière brute et imprégné de mystère, et une réflexion sur les discriminations de genre - le point de vue revigorant d'une femme de poigne, alors que l'on assiste à un retour en grâce des métiers manuels.

  • Chaque année, en France, on compte quatre Pacs signes pour cinq mariages célebrés. Qui aurait pu imaginer ce succès lorsque le Pacte civil de solidarité  a été  voté  le 13  octobre  1999 et promulgué  le 15  novembre suivant  ?
    Patrick Bloche, Jean-Pierre Michel et Denis Quinqueton, acteurs de premier plan, font le récit de la quatrième grande réforme de société  de la seconde moitié  du xxe  siècle, après la légalisation de la contraception, celle de l'IVG et le divorce par consentement mutuel.
    Le Pacs a changé  la vie de tant de femmes et d'hommes qu'il fallait en raconter l'incroyable histoire: les assemblées chaotiques, les adversaires et alliés inattendus, les larmes versées aux enterrements à une période où l'on mourrait si jeune du Sida, les rires échangés après des nuits de travail... Un combat de quelques-uns pour éclairer la vie de beaucoup d'autres qui est aujourd'hui la forme d'union choisie par des millions de couples.

  • Silence coupable

    Céline Pina

    • Kero
    • 7 Avril 2016

    Cent quarante-huit personnes sont tombées sous les balles du terrorisme islamiste en 2015, des milliers de jeunes sont radicalisés sur notre sol. À quelques kilomètres de Paris, certaines femmes ne vivent plus vraiment en France, ensevelies sous un linceul noir, assignées à résidence communautaire. La laïcité est combattue à l'école, à l'hôpital, dans les services publics comme dans les entreprises privées. On abandonne les Français de confession musulmane sous la coupe de l'obscurantisme.

    Les islamistes ne sont grands que parce que nos politiques sont à genoux. Cet abandon défait la promesse de paix, d'égalité et de prospérité que nous espérions léguer à nos enfants. Soyons notre propre espoir. Nous avons dans notre histoire, nos principes et nos idéaux de quoi redonner sens à notre monde et renvoyer les islamistes à leur obscurité, revendiquons-les et utilisons-les. Et alors nous serons grands parce que nous serons debout !

  • Les nouvelles courtisanes

    Nadia Le Brun

    • Kero
    • 4 Octobre 2017

    Après avoir surpris son ex avec la baby-sitter, Nadia Le Brun, la quarantaine fringante, s'est interrogée sur l'attrait des hommes mûrs pour les jeunes filles. Chemin faisant, elle a découvert un nouveau monde fait d'érotisme et de vénalité, les sugar babies : des étudiantes, belles et brillantes, entretenues par un ou plusieurs mécènes bien plus âgés contre relation en CDD. En France, elles seraient 40 000 à être inscrites sur les sites mettant en relation les sugar babies et les sugar caddies, et des millions dans le monde.
    Entre curiosité et sidération, Nadia Le Brun a mené l'enquête, à coup de faux profil et d'échanges de mails très osés, avec beaucoup de questions en tête : quel parcours ont mené ces étudiantes pour vendre leur corps à des hommes parfois trois fois plus vieux ? Quelle est leur sexualité ? Comment leurs "pygmalions" justifient-ils ces rapports tarifés d'un nouveau genre ? Et l'amour dans tout ça ? Elles se sont livrées sans pudeur, ils ont accepté de témoigner sans tabou, et vous invitent désormais à pénétrer dans le monde feutré des courtisanes du XXIe siècle.

  • Citoyenneté et loyauté

    Yves Michaud

    • Kero
    • 11 Janvier 2017

    Non, nous n'assistons pas à une crise de la démocratie - nous ne nous sommes même jamais autant exprimés. Nous vivons clairement une crise de la citoyenneté. Nous ne savons plus ce que veut dire "être citoyen" puisque le seul fait de naître nous en donne les bénéfices et la protection sans autre contrepartie. En revanche les attaques contre la République prolifèrent : des incivismes en tous genres à la fraude massive et au terrorisme de citoyens ayant fait allégeance à l'ennemi.
    Sans oublier le défi durable du flux immense des migrants arrivant en Europe qui ne rend que plus pressante l'urgence de répondre à ces questions : qu'est-ce qu'être citoyen aujourd'hui ? Et à quelles conditions le devenir ? Après avoir dénoncé les aveuglements de la politique de l'émotion et de la compassion, Yves Michaud détaille ses propositions concrètes pour former des citoyens loyaux et engagés.

  • Quinze années durant, Bernard Ravet s'est tu. Parce que son statut de principal de collège le lui imposait le devoir de réserve du fonctionnaire. Parce que, dans les collèges de ZEP classés "Violence" qu'il dirigeait, les journées étaient rythmées par une alternance du grave et de l'urgent qui ne laissaient pas une seconde à l'introspection. Mais aussi pour ne pas craquer. Aujourd'hui à la retraite, il s'est décidé à parler.
    A raconter sa vie, qui est celle de tout le personnel envoyé dans ces établissements ghetto. La violence. La montée du religieux. Les familles au mieux absentes, au pire fracassées. L'hypocrisie et le clientélisme des politiques. L'immense solitude des personnels de direction et des enseignants qui ressentent un profond sentiment d'abandon par leur hiérarchie. Une vie qui tient de celle du commissaire de police, du directeur d'ONG pédagogique et, de plus en plus, face à la montée du religieux, d'imam de la république.
    Avec, pourtant, chevillée au corps, la conviction qu'il est encore possible d'agir pour que des élèves otages de leur environnement échappent à cette fatalité.

  • 1980. Parce qu'il y voit un pays inconnu, et une révolution possible, Patrick Chauvel arrache à sa rédaction un reportage en Jamaïque. A peine arrivé, voilà qu'il ramène deux photos réputées impossibles : Marguerite Yourcenar tout juste élue à l'Académie française et venue se cacher là pour fuir l'agitation... Et Bob Marley, qui ne se laisse plus photographier, mais accueille Patrick chez lui à la suite d'un quiproquo hilarant... Patrick Chauvel renforce ainsi sa réputation d'homme de flair : ça se sait dans le métier, quand Chauvel débarque quelque part, même s'il ne se passe rien il va se passer quelque chose ! Après la Jamaïque, ce sera Cuba et les émeutes de Miami, le Salvador et l'assassinat de l'archevêque Romero, le Pérou... dans ces années 80, toute l'Amérique du Sudest agitée de soubresauts révolutionnaires. Chaque fois au plus près des combattants, Patrick Chauvel témoigne de qui sont ces hommes prêts à risquer leur vie et la survie de toute leur famille pour la promesse d'un peu de liberté. Appareil photo à la main, toujours et partout, à l'unique exception de ce jour où la patrouille qu'il suit tombe dans une embuscade du Sentier lumineux, au Pérou...

  • Faites-le !

    Marek Halter

    • Kero
    • 6 Juin 2013

    Marek Halter est engagé dans de nombreux combats pour un monde plus juste. Israël/Palestine, Russie, Afghanistan, son courage l'amène sur tous les fronts. En France, son action marque les plus importants mouvements créés depuis un demi-siècle.

    Jamais Marek Halter, happé par l'urgence de l'engagement, n'avait pris le temps de se raconter. Golda Meir, Shimon Peres, Yasser Arafat, Anouar el-Sadate, Marguerite Duras, Jean-Paul II, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Vladimir Poutine. Marek Halter nous entraîne dans ses rencontres et dans les lieux qui ont fait l'histoire de ces dernières années.
    De son appartement du Marais naissent des idées qui ont, pour certaines, fait le tour du monde. Elles sont pour la première fois racontées dans ce livre.
    « Si vous avez un projet, si vous y croyez, faites-le. Si vous ne le faites pas, cela ne tient qu'à vous. Car les hommes sont ainsi qu'une fois engagé, vous trouverez toujours quelqu'un pour vous accompagner. » Marek Halter

  • Égalité des sexes, parité, garde alternée, statut des beaux-parents, coparentalité, mariage homosexuel, homoparentalité, nouvelles technologies de la procréation, querelle des manuels scolaires. les débats actuels sur le couple, la famille, l'éducation des enfants, témoignent de la confusion des idées à propos de la différence des sexes. Le genre est-il une construction sociale ou une donnée de la nature ? Et au bout du compte, qu'est-ce qu'une femme, qu'est-ce qu'un homme, et quel est le rôle de chacun ?
    S'interroger sur le genre dépasse amplement les revendications des communautés homosexuelles. C'est tout d'abord tenter de comprendre la manière dont chacun d'entre nous s'approprie sa masculinité et sa féminité, et tout simplement ce que ces mots peuvent bien signifier. Deux sexes, mais combien de genres ? Peut-on remettre en cause un ordre établi depuis si longtemps ?
    Il est temps d'admettre que nous sommes en train de construire un nouvel ordre sexuel, plus ouvert et plus fluide, dans lequel chacun aurait enfin sa place. Et quoi qu'en disent les oiseaux de mauvais augure, même si c'est parfois troublant ou déconcertant, il n'y a aucune raison d'avoir peur !

  • Made in Trappes

    Alain Degois

    • Kero
    • 7 Février 2013

    Alain Degois, dit « Papy », a passé cinquante ans de sa vie à Trappes : une enfance paisible, presque campagnarde, à regarder les barres d'immeubles grignoter petit à petit les champs de patates qui entouraient son quartier ouvrier. Une adolescence de titi des cités, marquée par la découverte du théâtre d'improvisation, qui deviendra sa vocation et auquel il dédiera sa compagnie, Déclic Théâtre. Puis trente années de terrain à faire découvrir l'improvisation à des générations d'adolescents créant un cadre résolument laïc, républicain et mixte, dans une ville où aucun de ces mots ne va de soi.
    Homme engagé, homme de convictions, Papy nous livre ici un témoignage personnel mais aussi un document sur la réalité de la banlieue d'aujourd'hui, loin des clichés et autres idées reçues."

  • Raif Badawi a ému le monde entier. Ecrivain, auteur d'un blog depuis 2006, cible d'une fatwa, victime d'une tentative d'assassinat, le jeune Saoudien de 31 ans est arrêté en 2012 et condamné à mort car ce qu'il écrit déplait aux religieux et aux politiques. La peine capitale est ramenée à 10 ans de prison, une forte amende financière et 1000 coups de fouet, qu'il est censé recevoir tous les vendredis à raison de 50 coups par semaine.
    Après l'administration de la première série de coups en janvier de cette année, l'état de santé de Badawi se dégrade à tel point que la reprise du châtiment est repoussé de semaine en semaine.
    Aujourd'hui, Badawi, lauréat du Prix Reporter sans frontières et du Prix Reuters pour la liberté de la presse, nominé pour le Prix Nobel de la paix en 2015, languit toujours en prison. Un nouveau procès pour apostasie pourrait bien lui coûter la vie.
    Il ne renonce pas. Pour lui la liberté décrire est plus importante que sa propre vie. Depuis sa prison sordide il nous écrit. Un livre exceptionnel. Celui d'un homme qui se sait condamné et qui nous demande de ne jamais renoncer à défendre les libertés.
    Avec courage, force et souvent une fine ironie, Badawi prend position pour la séparation entre religion et État, s'insurge contre le rôle néfaste d'un islam perverti, et évoque le risque terrible pour toute créativité et vie intellectuelle d'un climat d'aveuglement idéologique.
    Les sujets abordés couvrent l'islam, la sharia et la politique, les relations entre hommes et femmes, le rôle du libéralisme dans une société moderne, les printemps arabes et la politique occidentale au Proche Orient.
    Les éditeurs du monde entier se sont unis, devant l'urgence de sa situation, pour publier son livre et faire pression sur le régime saoudien. L'ensemble des bénéfices de ce livre lui sont reversés pour assurer sa défense.

  • Qu'est-ce qu'une famille au XXIe siècle ? Comment ordonner nos histoires d'amour, de parents, d'enfants, de beaux-parents, de demi-frères, de quart de soeurs, de grands-parents d'adoption, de dons de gamètes, de liens de coeur ou de sang, « vrais » ou « faux », et faire en sorte que les familles qu'elles construisent soient équilibrées, vivantes, heureuses ? Comment, quelles que soient leurs formes, conjuguer filiation et transmission, égalité des sexes et complémentarité ?
    Comment la loi et la justice doivent-elles intervenir dans leur création et leur protection ?

    En s'appuyant sur son expérience de psychothérapeute, Serge Hefez revisite la fabrique de la famille ; de toutes les familles. Il nous montre, à partir d'exemples concrets, à quel point il est urgent de remplacer nos choix trop souvent binaires par des choix plus ouverts, et d'accepter sans peurs les mutations de ces familles qui fondent, à leur manière, une société nouvelle, plus fluide et plus libre.

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