L'inventaire

  • Petite histoire des relations franco-russes Nouv.

    La France et la Russie ont noué, depuis la fin du XVIe siècle, des relations exceptionnelles dans les domaines culturel, intellectuel, économique et - parfois - politique. Elles constituent aujourd'hui un thème de débat enflammé à Paris et sont une priorité de la diplomatie d'Emmanuel Macron. Ambassadeur de France en Russie de 2009 à 2013, Jean de Gliniasty directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), offre au lecteur un historique des relations entre les deux pays, ainsi qu'une réflexion sur leur évolution

  • La nouvelle armée russe Nouv.

    Après une quinzaine d'années de décomposition, l'armée russe est ? depuis la guerre de Géorgie en 2008 ? au coeur des préoccupations du Kremlin. Outil militaire désormais performant, elle est aussi un vecteur central de la politique étrangère du pays. C'est de cette « nouvelle armée russe », essentielle à la puissance internationale de la Russie et aux relations internes au pays, que traite Isabelle Facon, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). La nouvelle armée russe est le cinquième « Carnet de l'Observatoire », collection qui se donne pour objectif de fournir un éclairage informé, équilibré et accessible sur les grands sujets liés à la Russie. Elle s'adresse principalement aux étudiants, journalistes, diplomates, décideurs économiques, ainsi qu'à tout honnête lecteur s'intéressant à ce pays.

  • Troisième « Carnet de l'Observatoire » après «Russie-Europe : des malentendus paneuropéens » et« Russie : les enjeux du retour au Moyen-Orient», le livre d'Aurélie et Thierry Bros s'attaque à un domaine majeur concernant la Russie : le gaz et ses enjeux tout à la fois économiques, commerciaux, stratégiques, diplomatiques... Si, à partir des années 1970, la Russie soviétique est devenue, peu à peu, un État pétrolier et gazier, exportant de plus en plus de gaz en direction de l'Europe, la situation est en train de changer. La crise russo-ukrainienne a eu des répercussions sur la sphère énergétique, notamment gazière, ravivant le débat sur la menace potentielle d'une dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe, tandis que le rapprochement sino-russe s'est intensifié. La tendance actuelle est une « sur-géopolitisation » des activités gazières russes, avec une tendance à la « sur-dramatisation » pour les exportations en direction de l'Europe et une « sur-idéalisation » dans les exportations en direction de l'Asie. Une telle vision occulte non seulement les enjeux économiques et financiers, mais aussi les rapports de forces qui tendent à s'exacerber sur le marché domestique russe pour l'accès aux marchés tant en Russie qu'à l'étranger.

  • Si la crise syrienne a mis en lumière le rôle incontournable de Moscou sur la scène stratégique moyen-orientale, la Russie avait depuis longtemps entrepris d'y rétablir son influence. Fruit d'une longue histoire qui remonte à l'époque des tsars, l'intérêt russe pour le Moyen-Orient ne s'est jamais démenti, tout juste s'est-il mis en sommeil au lendemain de la disparition de l'URSS, avant de ressurgir à l'aube des années 2000 et de donner lieu à ce "retour" que tous constatent aujourd'hui.
    Que fait la Russie au Moyen-Orient ? Quels y sont ses intérêts, et comment entend-elle les défendre ? Qui sont les partenaires et les concurrents de Moscou sur l'échiquier moyen-oriental ? Autant de questions auxquelles entend répondre le présent ouvrage. Après Russie-Europe : des malentendus paneuropéens de Jean-Christophe Romer, le livre d'Igor Delanoë est le deuxième volume des "Carnets de l'Observatoire", collection qui se propose de fournir un éclairage informé, équilibré et accessible sur les grands sujets liés à la Russie.

  • Les relations entre l'Europe et la Russie n'ont jamais été aussi compliquées, tendues, depuis une vingtaine d'années tout au moins. Sanctions, répliques aux sanctions, les deux entités (faut-il parler de « blocs » ?) sont engagées dans un jeu de ping-pong susceptible de mal tourner. En Russie, on parle d'ores et déjà de « nouvelle guerre froide ». L'Europe, de son côté, jette l'anathème sur le Kremlin, lequel, à son tour, se pose en défenseur des valeurs européennes que l'Europe elle-même aurait « reniées ». Ajoutons les questions de la Crimée et de l'Ukraine, et la marmite est prête à exploser.

  • À tort ou à raison, la Russie s'est construit une image de « cyberpuissance » que les accusations américaines, en liaison avec l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, renforcées par les récentes déclarations du nouveau président français, ont grandement contribué à façonner. Une certaine fascination s'est d'ailleurs installée, en Europe et surtout aux États-Unis, pour le rôle spécial que la Russie jouerait dans le cyberespace ; une véritable passion médiatique, que l'on retrouve dans les titres de presse et le choix d'un vocabulaire rappelant parfois les romans de John le Carré. La déconstruction du rôle que la Russie joue dans le cyberespace (et pas simplement dans la cyberguerre), à laquelle s'attaque Kevin Limonier dans ce quatrième Carnet de l'Observatoire, apparaît d'autant plus nécessaire qu'il s'agit d'un phénomène géopolitique susceptible d'intéresser bien au-delà du cercle restreint des quelques spécialistes du sujet. L'irruption de cet acteur désormais incontournable qu'est Moscou dans l'espace numérique pose avant tout la question de l'instrumentalisation politique (par la Russie comme par ses adversaires) d'un phénomène technique ayant acquis une telle importance stratégique que la lutte pour son contrôle est désormais susceptible de provoquer des guerres, de déstabiliser des régions entières, ou encore de priver les citoyens de certains de leurs droits les plus fondamentaux.

  • Fusils, revolvers, haches, cocardes, mitrailleuses, drapeaux rouges, banderoles, wagons plombés et wagons à bestiaux, besaces, torches de copeaux, ballons, bonbons enveloppés dans des papiers à l'effigie de Lénine, brosses à dents et poudre dentifrice, tétines, mais aussi bas de soie, poudre de riz, parfums, rouge à lèvres - non, ce n'est pas, malgré les apparences, un inventaire à la Prévert ! Du début de l'année 1917 à 1927, la Russie connaît deux révolutions, une guerre mondiale et une guerre civile, l'instauration d'un régime, d'un mode de vie et de pensée entièrement nouveaux. Les « choses » jouent ici un rôle non négligeable : il en est de nouvelles, apportées ou imposées par les révolutionnaires ; il en est de définitivement rejetées dans les « poubelles de l'Histoire », et qui deviennent «ipso facto» la marque de la contrerévolution. Présenté à la manière d'un catalogue publicitaire et commercial des années vingt, avec des illustrations des « objets » en noir et blanc, ce Petit Nécessaire permet de comprendre à quel point les bouleversements initiés en 1917 affectèrent très concrètement les moindres détails de la vie. Le lecteur y trouvera toute la panoplie du parfait révolutionnaire ou contrerévolutionnaire

  • Illustrations couleur et noir et blanc, cartes, couverture cartonnée. Centenaire des événements de 1917, nouvelles configurations internationales, effets des sanctions occidentales et des contre-sanctions russes, situation économique... les thèmes de réflexion ne manquent pas pour ce cinquième rapport annuel de l'Observatoire franco-russe. Comme chaque année, celui-ci a pour ambition de fournir l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations entre ce pays et la France, entre ce pays et l'Europe. Économie, politique intérieure et société, régions, politique étrangère et « miscellanées franco-russes », doublés d'une riche iconographie, font de cet ouvrage un document de référence.

  • « La réponse du Maire clôt le débat. » Telle est la règle, en forme d'oukase, de certains conseils municipaux, aujourd'hui, en France. Alors que se préparent de nouvelles élections, Éric Béal, Stanislas Boutmy, Brigitte Colson, Jean-François Donny, Sabine Renault-Sablonière, tous journalistes, communicants, engagés ou élus, ont décidé de faire le point sur ce « management autoritaire », parfois fort éloigné de la démocratie. Relevant très concrètement les grands symptômes du non-débat, ils tirent de leur synthèse une réflexion sur le pouvoir et la psychologie des hommes politiques, et offrent des pistes de travail en vue d'une démocratie renouvelée. Nouvelle collection des éditions L'Inventaire, « Alerte ! » propose de courts essais qui, bannissant toute langue de bois, affrontent les grandes questions de politique et de société.

  • En 1981, l'Ayatollah Khomeyni déclenche une vague de répression contre les opposants au régime islamique.
    Pendant plusieurs années, à la prison d'Évine, on exécute chaque jour une centaine de lycéens, étudiants, militants activistes ou simples suspects. Sept ans plus tard, avec la fin de la guerre Iran-Irak, la répression tournera au massacre : en à peine trois semaines, plusieurs milliers de prisonniers politiques seront mis à mort. Parvaneh Alizadeh nous livre ici le premier témoignage écrit et paru sur la situation des femmes prisonnières politiques et en décrit l'immuable scénario : arrestation, interrogatoire, torture, justice expéditive et arbitraire, détention dans des conditions inhumaines.
    Mais sa personnalité ajoute à la dénonciation des exactions commises, une dimension supplémentaire elle témoigne d'une volonté et d'un courage de vivre exemplaires qui bafouent la tyrannie du régime et en ridiculisent l'idéologie. Avec des mots simples, un ton parfois délibérément léger et rapide, sans s'apitoyer sur elle-même dans la réalité vécue comme dans le récit qu'elle en fait, elle affirme la supériorité des valeurs humaines - l'amitié, la solidarité, la conscience morale - sur la barbarie, et parle au nom de toutes celles qui ont disparu.

  • En 1759, le chevalier d'Eon effectue, sur ordre de Louis XV une mission secrète en Russie.
    Le pays, dirigé par Elisabeth I fille de Pierre le Grand, est alors mal connu des Français. Louis XV comprend toutefois l'importance hautement stratégique du rétablissement de liens politiques, commerciaux et culturels, rompus depuis 1748. Etude minutieuse de la Russie d'alors, le présent ouvrage est une mine de renseignements sur les diverses activités du pays ou encore sur la hiérarchie religieuse et le quotidien des armées.
    En ressort l'image d'une puissance anarchique (mauvaise organisation, négligence des dirigeants, projets avortés. ,), qui n'est pas sans évoquer des périodes ultérieures. Document unique rédigé par un homme au tempérament aventureux et original, ce mémoire permet de saisir pourquoi, aujourd'hui comme hier, les puissances occidentales entretiennent des relations pour le moins ambivalentes avec une Russie aussi inquiétante et troublante qu'incontournable.
    Une introduction et nui appareil critique de Francine-Dominique Liechtenhan, l'une des rares spécialistes du règne d'Elisabeth I, replacent les remarques du chevalier d'Eon dans leur contexte, prenant en considération la trouble personnalité de l'auteur. Anne Coldefy-Faucard.

  • Réélection de Vladimir Poutine, affaire Skripal, guerre des sanctions avec les États-Unis, Championnat du monde de football... Sujets d'actualité et thèmes de réflexion ne manquent pas pour ce sixième rapport annuel de l'Observatoire franco-russe. Comme chaque année, celui-ci a pour ambition de fournir l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations entre ce pays, la France et le monde. Économie, politique intérieure et société, régions, politique étrangère et « miscellanées franco-russes », doublés d'une riche iconographie, font de cet ouvrage un document de référence


  • virginie a six ans en 1915.
    elle vit avec ses parents et ses trois frères à erzeroum. nous sommes à la fin de l'hiver. un matin d'avril, les massacres commencent. virginie se retrouve bientôt seule, avec, dans les yeux, l'image de monceaux de cadavres. c'est pour elle le début d'un immense périple qui la conduira à saint-jean d'acre, beyrouth, aintoura, ghazir, choueifat, alexandrie, stuttgart, baden-baden, ulm. elle rencontrera ensuite, en 1935, une famille, les anhoury, au sein de laquelle elle passera soixante-huit ans et sera la nounou de trois générations.
    elle s'éteindra au québec en 2003. peu avant sa disparition, pierre anhoury lui fait raconter l'histoire de sa vie. et tandis qu'elle parle, il enregistre et filme. j'avais six ans en arménie. est précisément ce récit imprimé et filmé. virginie mesropian y apparaît comme une authentique conteuse qui, sans rechercher les effets, sobrement, sait tenir son lecteur en haleine et l'émouvoir. claire mouradian, spécialiste de l'arménie et du génocide, complète ce récit de documents.
    des photos, auxquelles s'ajoutent des dessins de charles berbérian, recréent l'atmosphère de l'époque. pierre anhoury, claire mouradian et charles berbérian unissent ici leurs efforts pour inscrire cette histoire individuelle dans la grande histoire.

  • « Nous n'avons pas les mêmes valeurs », proclame une publicité pour des rillettes. Le mot est invoqué partout, que ces valeurs soient sociales, républicaines, européennes, occidentales, universelles, démocratiques... Assez courant dans les débats de politique intérieure, il a été longtemps implicite ou absent dans la diplomatie. Autrefois, on parlait du droit international et des intérêts de puissance. Notre modèle, parce qu'il est jugé universel, a inspiré au premier chef notre politique étrangère et militaire, quitte à faire parfois passer au second plan la stabilité ou la paix, voire nos intérêts nationaux. Le résultat semble en être pour le moins mitigé et souvent contraire au but recherché. Ancien diplomate, Jean de Gliniasty a été conseiller à la Représentation permanente à Bruxelles, Consul général de France à Jérusalem, Ambassadeur à Dakar, Brasilia et Moscou. Il est aujourd'hui directeur de recherche à l'IRIS et consultant.

  • Relations russo-américaines, politique de Moscou dans l'Arctique, évolutions du secteur énergétique russe, situation dans le Caucase Nord,... SUjets d'actualité et thèmes de réflexion nemanquent pas pour ce septième rapport annuel de l'Observatoire franco-russe. Comme chaque année, celui-ci a pour ambition de fournir l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations entre ce pays, La France et le monte. Economie, politique intérieure et société, régions, politique étrangère et "miscellanées franco-russes", doublés d'une riche iconographie, font de cet ouvrage un document de référence.

  • Quoi de plus " tabou ", aujourd'hui, en Russie que le pétrole (et le gaz), centre de tous les enjeux politiques et stratégiques ? Et cela ne date pas d'hier.
    Déjà, en 1934, Boris Pilniak évoque les liens " idéologie " / " pétrole " dans un récit dont le héros, un ingénieur du pétrole, ne parvient pas à faire sa " perestroïka " après la révolution de 1917. " Homme d'honneur " qui veut " servir la Russie par son travail ", il est pris en tenailles entre la vision et les principes des frères Nobel, qui dirigeaient le pétrole russe avant que le tsarisme ne s'effondre, et celle des bolcheviks.
    Le volume comprendra également une chronologie du pétrole et du gaz russes depuis la fin du XIXe siècle, ainsi qu'un article de spécialiste sur les développements actuels dans ce domaine.

  • En février 2004, l'ethnologue et cinéaste Jean Rouch disparaît dans un accident de la route au Niger. Dix ans plus tard, la France et l'Afrique rendent hommage à l'"homme-mémoire". Pour cette date-anniversaire, l'Inventaire publie un carnet de photographies et de textes axés sur les triples funérailles que l'Afrique a organisées pour celui qui a tant oeuvré afins de la faire mieux connaître et apprécier : funérailles nationales, funérailles rituelles, dongo et sorko. Triples funérailles, donc, et ce n'est pas triste du tout... A l'occasion de la parution de ce carnet, les éditions l'Inventaire s'associent au cinéma Les Sept Parnassiens (Paris), pour un hommage éditorial et cinématographique au grand Rouch.

  • " Il faut lire le rapport de M.
    Meyrier, notre consul à Diarbékir... ", déclarait Georges Clemenceau en 1897. Dix-huit mois s'étaient alors écoulés depuis ces jours de folie meurtrière de 1895, qui avaient vu des dizaines de milliers d'Arméniens de l'Empire ottoman se faire massacrer par les Turcs - sorte de répétition générale du génocide de 1915. Dix-huit mois s'étaient écoulés, mais l'émotion était encore grande dans l'opinion publique française et européenne.
    Octobre 1894 : Gustave Meyrier est nommé vice-consul de France à Diarbékir où il restera avec sa famille, jusqu'en juillet 1896. Très vite, il sent monter la tension dans la région et, fin connaisseur de " l'Homme malade ", il comprend que les Arméniens risquent de faire les frais de l'incapacité d'Abdul Hamid II, le " Sultan rouge ", à sauver son empire. Gustave Meyrier, en outre, n'ignore rien de ce qui se joue, pour les Grandes Puissances, autour de l'Empire ottoman aux abois.
    Cependant, s'il ne nourrit peut-être pas d'illusions sur la volonté d'intervention des Etats européens, il n'en lance pas moins tous les signaux d'alarme possibles. Le présent ouvrage réunit les dépêches, télégrammes et rapports adressés par Gustave Meyrier à l'ambassade de France à Constantinople et, bien souvent, les réponses qui lui furent, faites. Document unique, cette correspondance fait revivre, sur le terrain, au jour le jour, des événements terribles que le diplomate Gustave Meyrier s'efforce de comprendre et d'expliquer, tandis que l'homme Gustave Meyrier en est bouleversé au plus profond de lui-même.
    Elle révèle aussi le courage du vice-consul et de son épouse, qui sauvèrent la vie de centaines de personnes. Il faut en effet lire le rapport de M. Meyrier, vice-consul de France à Diarbékir... (Anne COLDEFY-FAUCARD)

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