Les Portes Du Large

  • A Shanghaï, la grande cité chinoise des années 30, le breton Jean Cremet alias "L'hermine rouge" disparaît au cours d'une mission secrète. Tout le monde le croit mort. Sauf Roger Faligot et Rémi Kauffer qui, un demi-siècle plus tard, mènent l'enquête. Elle dure 6 ans.
    A Nantes, ils retracent l'itinéraire d'un jeune socialiste, ami de Lénine en vacances, d'un fantassin de la Grande guerre blessé en Belgique, du fondateur du Parti communiste en Bretagne. A Paris, revoici Cremet conseiller municipal du 14ème arrondissement, secrétaire général du PC, animateur d'un réseau d'espions. Quand la police le démasque, il s'enfuit avec sa maîtresse. Après Moscou, Hong-Kong, Macao, Barcelone, Bruxelles, il revient enfin en Bretagne et tente de retrouver la femme qui compte le plus, sa fille Jeanne.
    La petite Jeannette à qui, en 1991, les deux auteurs de cet ouvrage révèlent le destin hors série d'un père toujours absent et si proche pourtant : pionnier de la dissidence, précurseur des bouleversements du 20ème siècle, amant enflammé bien qu'infidèle, chevalier de toutes les libertés.

  • Les Bretons ont joué un rôle clef dans les relations de l'Ancien Régime, du Second empire et de la République française avec la Chine.
    Roger Faligot reconstitue cette épopée de la Renaissance à nos jours.
    Tels les Écossais dans l'Empire britannique, les Bretons ont joué un rôle clef dans les relations de l'Ancien régime, du Second empire et de la République française avec la Chine. ILs sont explorateurs, marchands d'outre-mer, commerçants, missionnaires, militaires, marins, aventuriers, savants, artistes, écrivains et sinologues.
    Archives, photos et témoignages à l'appui, Roger Faligot reconstitue cette épopée de la Renaissance à nos jours. Au XXIe siècle, les échanges entre la Bretagne et le monde chinois s'intensifient. Alternent succès et déboires. Et toujours, nos Bretons sont en première ligne dans la quête du Graal économique.

  • La Bretagne a été globalement peu touchée par la Réforme au XVIesiècle, mais elle a tout de même compté des communautés protestantes très vivantes, en particulier à Blain, Le Croisic, Plouër, Quintin et d'autres petites villes, mais surtout à Vitré où le culte réformé a été célébré sans interruption pendant plus d'un siècle, Rennes et Nantes.
    Comme ailleurs dans le royaume, la révocation de l'Edit de Nantes en 1685 a contraint brutalement une large portion des Huguenots de Bretagne au départ et la plupart d'entre eux, en passant généralement par les îles Anglo-Normandes, ont trouvé d'abord refuge en Angleterre. Nombre de ces Huguenots bretons décidèrent de poursuivre leur voyage en allant s'établir dans les colonies anglaises d'Amérique, alors en pleine croissance, et qui offraient l'occasion d'une nouvelle ascension sociale.

  • Conquis par Hernan Cortez en 1519-1521, le Mexique a été, jusqu'à son indépendance (1821), une chasse gardée des Espagnols qui en interdisaient totalement l'accès aux étrangers. Un Breton de Vitré, Pierre-Olivier Malherbe, y a séjourné cependant en 1593 en se faisant passer pour un Espagnol. Des marins bretons en ont ensuite fréquenté épisodiquement les côtes et, à partir du XIXe siècle, des voyageurs, commerçants et aventuriers en ont parcouru l'intérieur, d'autres Bretons s'y sont installés et y ont fait souche. Des milliers de marins et soldats bretons ont également pris part aux deux conflits armés survenus entre la France et le Mexique en 1838-1839 et surtout en 1861-1867; certains ont laissé des témoignages émouvants. Au milieu du XIXe siècle, un Breton devint un des hommes les plus riches du pays et, plus tard, l'un de ses fils fut député, puis président de la Chambre des députés, avant d'être appelé au gouvernement par le général Porfirio Diaz en 1892 et de devenir bientôt l'un des hommes les plus puissants du Mexique. De nombreux autres Bretons ont séjourné au Mexique au XXe siècle, dont le poète surréaliste Benjamin Péret et, plus près de nous, l'écrivain Jean-Marie Gustave Le Clézio. De nombreux liens continuent de se tisser entre la Bretagne et le Mexique.
    Ce livre est le premier jamais consacré à ce vaste sujet.

  • 321 malouins

    Collectif

    Ce livre, le premier de ce typen réunit 321 notices, souvent captivantes, consacrées à des personnages, originaires de l'arrondissement de Saint-Malo ou qui sont venus y jouer un rôle au fil des siècles.
    Ces hommes et ces femmes qui ont connu des destins parfois très étonnants, ont contribué à écrire l'histoire prodigieuse de cette cité née de la mer et celle de son arrière-pays. Instrument de référence désormais indispensable pour quiconque s'intéresse au pays de Saint-Malo, ce livre propose une autre manière d'en découvrir la très riche histoire.

  • Biographie de Jean-Baptiste Chaigneau (Lorient, 1769 - Lorient, 1832), officier de marine breton qui fut pendant près de 30 ans l'un des bras droits de Gia-Long, roi de Cochinchine et empereur d'Annam (c'est-à-dire maître de l'actuel Viêt-Nam, de la frontière chinoise et la frontière cambodgienne).
    Cet ouvrage contient aussi en annexe un document exceptionnel, le mémoire sur la Cochinchine rédigé par J.B Chaigneau, lors du passage de quelques mois qu'il fit en France en avril-mai 1820.
    Ce mémoire, un des tout premiers consacrés à ce pays dont les Européens ignoraient tout ou presque, reste étonnant à parcourir aujourd'hui...


  • Ce livre contient le récit d'une jeune bretonne qui vient de passer 2 ans à travailler avec les paysans d'une région située à l'Ouest de Tananarive. Ecrit d'une plume alerte, son récit fait découvrir au quotidien la vie des paysans malgaches avec leurs difficultés, leurs peines, mais aussi leurs richesses de coeur, leurs joies et leurs espoirs. Elle jette aussi un regard lucide sur le problème du développement et ses réflexions ont ainsi une portée qui va bien au-delà de l'histoire personnelle qui a été la sienne dans la grande île.

  • Il s'agit de la première biographie en français d'un des grands navigateurs français du XVIIIe siècle, contemporain d'Yves de Kerguelen-Trémarec, de Louis de Saint Aloüarn, de Surville, de Crozet et de Bougainville, également rival de James Cook. Cette biographie est parue en langue anglaise en Australie en 1994 aux Presses de l'Université de Melbourne. Son auteur, Edward Duyker, qui compte des Malouins parmi ses ancêtres (par sa mère, originaire de l'île Maurice), est un historien australien réputé, spécialiste des grands navigateurs et des naturalistes qui sont venus dans les régions australes aux XVIIIe et XIXe siècles.

  • Le 24 janvier 1848, des pépites d'or étaient découvertes dans un cours d'eau à Sutter's Mill en Californie, ce qui suscita au cours de l'année qui suivit, un formidable afflux d'immigrants, parmi lesquels beaucoup de Bretons (en particulier de nombreux marins, souvent déserteurs).
    Olivier Le Dour s'est intéressé dans son livre aux Bretons venus en Californie avant et pendant la ruée vers l'or, à d'autres qui y sont venus après que la fièvre de l'or soit retombée. Il s'est aussi intéressé aux Bretons revenus en Bretagne et à ce qu'ils étaient devenus par la suite. S'appuyant sur les travaux antérieurs de Grégoire Le Clech (1909-1990), O. Le Dour a mené durant plusieurs années des recherches approfondies sur les Bretons dans la ruée vers l'or.
    Le présent livre retrace de manière passionnante et saisissante cette épopée, dont l'aboutissement fut souvent tragique pour beaucoup de participants. Il comporte plusieurs annexes, dont un répertoire d'un millier de notices biographiques succintes.

  • Ce livre est la reproduction intégrale (mais dans un format un peu agrandi) du livre de François Martin publié à Paris en 1609. Une première édition en avait été faite, également à Paris, en 1603. Ce texte est un des plus anciens récits de voyage outre-mer laissé par un Breton après le Brief récit du Malouin Jacques Cartier, paru lui en 1545, également à Paris. Le 20 avril 1534, sous François Ier, Jacques Cartier avait fait route vers le nord-ouest de l'océan Atlantique à la recherche de nouvelles terres, il avait reconnu l'estuaire du Saint-Laurent, remonté son cours assez loin et donné à ce pays le nom de Canada.

    Le 18 mai 1601, sous Henri IV, une autre expédition, financée par des gens de Vitré, Laval et Saint-Malo, et commandée par le capitaine malouin Michel Frotet de La Bardelière, avait quitté le port de Saint-Malo à destination des « Indes Orientales » (en gros, l'Indonésie actuelle), à la recherche des « îles des épices », afin de pouvoir s'y approvisionner directement. Apothicaire de formation, enrôlé comme chirurgien de l'expédition, François Martin (Vitré, 1575 - Vitré, 1631) fit partie des rescapés de cette expédition. Revenu à Vitré, il y exerça ensuite tranquillement son métier d'apothicaire jusqu'à sa mort.

    Rédigé à partir de notes prises tout au long du voyage, ce livre témoigne de la formidable audace et du bel esprit d'aventure des Bretons de cette époque ; il donne la relation très vivante des principaux événements survenus depuis le départ de Saint-Malo jusqu'à l'arrivée des rescapés dans le port anglais de Plymouth le 12 juin 1603. Il présente ensuite sur deux pages et demie un petit lexique français/malais, puis une « Description et remarque de quelques animaux, épisceries, drogues aromatiques et fruicts qui se trouvent aux Indes» et enfin un «Traicté du scurbut qui est une maladie estrange qui survient à ceux qui voyagent en ces contrées».

    Ce précieux petit livre, absolument introuvable depuis très longtemps, est réédité à l'occasion du 400e anniversaire de sa première édition et dans le cadre de la célébration des Mille ans de Vitré.

  • On a beaucoup parlé ces dernières années du «miracle breton» et il est vrai que la Bretagne a connu à partir des années 1950 et 1960 une véritable «révolution» économique. Longtemps résignés au déclin de leur région, les Bretons se sont alors mobilisés et organisés pour arracher la Bretagne au sous-développement et en faire une région moderne et dynamique. En quelques décennies, ils y sont largement parvenus.

    Cinquante ans après la création du CELIB qui a été un des principaux outils de ce réveil, le modèle breton paraît cependant s'essouffler. De nouvelles menaces graves pèsent sur l'avenir de la Bretagne. En même temps, l'organisation politique et administrative hypercentralisée de la France actuelle apparaît de plus en plus archaïque et paralysante. Pourtant, dans la vaste redistribution des cartes qui est en train de se réaliser à l'échelle de la planète avec la mondialisation et l'explosion des nouvelles technologies, la Bretagne dispose de sérieux atouts, dont certains que ses habitants eux-même ignorent ou sous-estiment.

    Les auteurs de ce livre font une analyse lucide et sans complaisance de la situation présente et ils formulent plusieurs propositions importantes qui pourraient permettre à la Bretagne de s'engager dans un nouveau développement durable si ses responsables savent rapidement prendre les décisions qui s'imposent. Tous les Bretons concernés par l'avenir de la Bretagne doivent absolument lire ce livre, considéré désormais comme un livre de référence.

  • Le 4 juillet 1820, un jeune Breton, né à Vertou en 1797 et depuis peu chirurgien de marine, arrive avec son navire dans la baie de Manille, capitale des Philippines, alors colonie espagnole. Paul de La Gironière n'a que 23 ans mais il éprouve un tel coup de foudre pour ce pays qu'il décide d'y rester. Il y connaîtra l'amour, la gloire et la fortune, y vivra de formidables aventures et y subira aussi de terribles épreuves. Le 29 octobre 1838, le coeur brisé après avoir perdu tous ceux qu'il aimait, il reprendra la mer pour regagner la Bretagne laissant pour toujours une partie de lui-même dans ce pays.

    Écrit il y a un siècle et demi et depuis longtemps introuvable et oublié, ce récit autobiographique reste toujours aussi captivant que lorsqu'il fut publié par son auteur en 1855. Ethnologue avant la lettre, Paul de La Gironière se révèle un remarquable observateur de la société coloniale espagnole ainsi que des populations indigènes dont il partage l'existence. Il peint aussi avec beaucoup de précision et d'enthousiasme la flore et la faune, parfois bien dangereuse, des Philippines. On est tenu en haleine de la première à la dernière page par les aventures incroyables que fait revivre l'auteur, lequel qui n'a pas hésité à se lancer dans des expéditions d'une folle audace, ni à braver cent fois les pires dangers.

    Ce récit est également passionnant par ce qu'il nous révèle de la vision du monde et parfois des préjugés mais aussi des aspirations généreuses d'un jeune Breton du début du XIXe siècle rencontrant à l'autre bout du monde des populations dont a priori tout le sépare. D'une certaine façon, ce livre est aussi représentatif des destins qu'ont pu connaître depuis cinq siècles des milliers et des milliers de Bretons partis comme Paul de La Gironière à l'aventure aux quatre coins du monde et dont il ne nous est parvenu malheureusement que de trop rares témoignages.

  • Plus de mille noms de lieux à travers le monde témoignent encore aujourd'hui de la part importante que les Bretons ont prise dans l'exploration et la découverte de notre planète depuis cinq siècles.
    Alors que l'on parle tant d'internationalisation et de mondialisation, il n'est pas inutile de rappeler que, depuis des siècles, de nombreux Bretons n'ont pas hésité à partir à l'aventure au-delà des mers et à considérer le vaste monde comme le terrain de leurs entreprises et de leurs rêves. Les noms de quelque cent communes de Bretagne se retrouvent ainsi sur d'autres continents de même que plus de 250 noms de familles bretons, devenus des noms de lieux aux quatre coins du monde.
    La présentation de beaucoup de ces lieux est souvent l'occasion pour l'auteur d'en raconter l'histoire et d'évoquer de nombreux personnages, qui ont connu des destins hors du commun. C'est à une passionnante promenade à travers le monde et à travers les siècles à laquelle il nous invite ainsi au fil des pages de ce livre surprenant, le premier jamais publié sur ce sujet.

  • L'adoption (à la quasi-unanimité) d'un voeu pour la réunification de la Bretagne par le Conseil général de Loire-Atlantique le 22 juin 2001, puis celle d'un voeu assez proche et tout aussi unanime par le Conseil régional de Bretagne le 3 juillet ont donné une nouvelle actualité à cette question, d'autant plus qu'un sondage réalisé par l'IFOP les 28 et 29 juin 2001 a montré que 75% des habitants de Loire-Atlantique souhaitaient la réunification des cinq départements bretons au sein d'une même région Bretagne. Ce sondage confirme et conforte les résultats de tous ceux qui ont été faits sur la question au cours des années précédentes. En dépit du discours officiel, le sentiment d'appartenance à la Bretagne est aujourd'hui plus fort que jamais en Loire-Atlantique.

    Aucune personne sérieuse et responsable ne conteste d'ailleurs aujourd'hui l'appartenance de Nantes et de la Loire-Atlantique à la Bretagne sur le plan historique et culturel. La réunification semble clairement s'imposer du point de vue de la démocratie. En revanche, des interrogations, des réserves, voire des craintes s'expriment aussi dans certains milieux, quant aux conséquences que cette réunification pourra avoir dans le domaine de l'économie.

    Deux spécialistes des questions de développement régional, Joseph Martray, fondateur et animateur du CELIB durant de longues années, et Jean Ollivro, géographe à l'Université de Rennes 2, ont décidé à l'été 2001 de se pencher très sérieusement sur la question. Leurs travaux sont à l'origine de ce livre étayé de nombreuses données chiffrées ainsi que de cartes et schémas très parlants. Dégagée de toute considération sentimentale mais se fondant uniquement ou presque sur les réalités de l'économie d'aujourd'hui et surtout de demain, leur démarche aboutit à la conclusion suivante : la réunification de la Bretagne est aujourd'hui une nécessité et sa réalisation rapide constitue une chance économique formidable à saisir pour les années à venir.

    Très solidement documenté mais d'une lecture tout à fait aisée, ce livre est particulièrement destiné aux chefs d'entreprises et à tous les autres responsables économiques, ainsi qu'aux élus politiques, aux responsables syndicaux et aux autres acteurs du développement économique et social.

  • En 1998, une nouvelle étonnante a fait la"une" des journaux du monde entier, y compris ceux de Singapour, Hong-Kong et pékin : l'Australie aurait pu être française ! Le 16 janvier 1998, une expédition franco-australienne venait de découvrir dans le sable de la côte désertique de l'île Dirk Hartog, au nord-ouest de l'île-continent, les preuves de la prise de possession de l'Australie au nom du roi de france Louis XV, le 30 mars 1772, par un officier de marine breton, Louis Aleno de Saint Aloüarn.
    C'est l'histoire oubliée du voyage d'exploration et de prise de possession de 1772 et l'histoire tout aussi étonnante de l'expédition archéologique franco-australienne de 1998 que raconte ce livre très solidement documenté et magnifiquement illustré.

  • Paru en 2002, rapidement épuisé et réédité dès 2003 avec divers enrichissements et mises à jour, ce dictionnaire préfacé par Michel Mohrt, de l'Académie française (et natif de Morlaix), se trouve aujourd'hui dans la plupart des bibliothèques publiques de Bretagne et apparaît comme un outil de référence incontournable pour tous ceux qui se passionnent pour la Bretagne, son identité et son histoire.

    À la différence de bien des dictionnaires biographiques bretons du passé, Mille Bretons ne fait pas une place majeure à la période ducale, ni à celle de l'Ancien Régime, mais s'intéresse surtout à l'histoire moderne et contemporaine de la Bretagne. On y trouve ainsi des notices sur nombre de Bretons Compagnons de la Libération et aussi sur bien des héros de la Résistance en Bretagne. Il se distingue surtout par la place importante faite aux scientifiques, aux inventeurs, aux grands ingénieurs, aux pionniers de la médecine, aux grands entrepreneurs et également aux militants du mouvement social, dont nombre de syndicalistes. En cela, il se veut résolument un ouvrage du XXIe siècle. Le professeur Jean-Loup Avril a veillé à donner dans son livre de très nombreuses références (près de 2 000). Une autre originalité de ce dictionnaire de 496 pages est son illustration : on y trouve les portraits ou photos de plus de 800 personnages, dont beaucoup, provenant d'archives familiales, qui étaient totalement inconnus jusqu'ici. Ce dictionnaire est ainsi, de loin, le livre donnant à voir le plus grand nombre de visages de Bretonnes et de Bretons jamais paru ce jour.

    À la fin de l'ouvrage, un index des noms de personnes cités (plus de 2 500) en facilite encore la consultation.

    L'auteur, le professeur Jean-Loup Avril, de l'Université de Rennes-I, n'en est pas à son coup d'essai. On lui doit en effet déjà pas moins de huit livres, réalisés seul ou avec d'autres, les uns dans le domaine scientifique et médical (dont un Que Sais-Je ? sur les Antibiotiques), les autres dans le domaine historique et culturel breton. Il a dirigé de nombreuses thèses de doctorat sur l'histoire de la médecine et il a aussi été, à la suite du professeur Jean Pecker, prématurément décédé, le principal «architecte» du grand ouvrage collectif sur l'histoire de la Santé en Bretagne parue en 1992 aux éditions Hervas à Paris.

    Ce dictionnaire a bénéficié de l'appui de la Caisse d'épargne de Bretagne.

  • Les Etats-Unis sont devenus depuis la deuxième guerre mondiale le pays le plus riche et le plus puissant de notre planète mais leur histoire n'est pas très ancienne car leur Déclaration d'indépendance ne date que du 4 juillet 1776 et cette indépendance n'a été définitivement reconnue qu'en juillet 1783 par le Traité de Paris, il y a seulement 221 ans, au terme d'une guerre qui a opposé les colonies anglaises d'Amérique du Nord, alliées à la France, à la métropole coloniale, l'Angleterre.
    Aucun livre de fond n'a cependant étudié jusqu'ici un fait important qui reste méconnu de la plupart de nos contemporains, à savoir le rôle capital que la Bretagne et les Bretons ont joué dans la guerre d'indépendance. Se fondant sur les recherches et les travaux historiques les plus récents, tant en France qu'aux Etats-Unis, le Dr CARRER, déjà auteur de plusieurs brillantes biographies historiques, a réalisé une synthèse éblouissante sur ce grand sujet. Il ne sera plus possible désormais d'évoquer la naissance des Etats-Unis sans prendre en compte la part qu'y ont prise la Bretagne et les Bretons.


  • Le présent ouvrage n'est pas un livre d'histoire classique suivant un déroulement chronologique, mais il permet de découvrir un millénaire d'histoire à travers les destins singuliers de 200 personnages, depuis l'an 1000 jusqu'à l'an 2000.
    Abondamment illustré et rédigé dans un style clai et accessible, ce livre s'adresse à tous les publics, aussi bien aux jeunes qu'aux moins jeunes.
    Il comporte plusieurs annexes qui en renforcent l'utilité pratique : une chronologie historique, l'évocation des personnalités importantes qui sont passées à Vitré, depuis Henri IV, jusqu'au Général de Gaulle, des citations de nombreux auteurs qui ont parlé de Vitré. Il comporte aussi plusieurs index qui en faciliteront la consultation.

  • Située à l'extrémité occidentale de l'Ancien Monde, la Bretagne a établi de bonne heure des relations avec l'autre rive de l'océan Atlantique et ses marins-pêcheurs ont été les premiers à fréquenter les côtes de Terre-Neuve dès 1504. Ils en ont rapporté des récits de voyages qui ont permis à Jacques Cartier, à François Gravé du Pont et à d'autres hardis navigateurs d'être au centre des découvertes françaises en Amérique. Ils ont ouvert un nouveau continent à des pionniers tels que Guillaume Couillard, Olivier Le Tardif et Jean Riou.

    Des Bretons ont joué aussi un rôle de premier plan au sein de l'administration coloniale en accédant aux plus hautes fonctions civiles. Pour défendre les nouvelles possessions de la France, des centaines de soldats bretons ont servi dans les troupes coloniales. Des marchands bretons ont contribué également pour leur part au développement économique du pays. Trois évêques bretons ont été les chefs de file de l'Église en Amérique. De nombreux autres religieux venus de Bretagne ont aussi participé à l'essor de la colonie. Grâce à d'autres Bretons, une riche littérature de langue française a pris naissance sur le sol américain.

    Ce livre permet de découvrir les rapports historiques de la Bretagne entre la Bretagne et l'Amérique française sur une durée de cinq siècles et de suivre particulièrement le parcours de 115 pionniers à travers leurs aventures en Acadie, en Nouvelle-France et en Louisiane. Parmi ces Bretons venus de toutes les régions de Bretagne, depuis la fondation de Québec en 1608 jusqu'à l'aube du XXIe siècle, quarante-cinq ont laissé une descendance patronymique jusqu'à nos jours. Ainsi les descendants des Boileau, Bourgault, Denis, Kirouac, Poliquin, Roussel, Tangay, Tardif et Viel perpétuent aujourd'hui cette présence bretonne au Nouveau Monde. De nombreux tableaux généalogiques complets font aussi de ce livre de Marcel Fournier un ouvrage de référence désormais indispensable.

  • C'est par cette annonce alléchante dans les gazettes qu'en 1877, un breton, Charles du Breil de Rays, lança une entreprise de colonisation dans le Pacifique. En trois ans, depuis son agence installée en Espagne, il expédia quatre navires et plus de six cents colons, hommes, femmes et enfants en Nouvelle-Irlande, une île proche de la Nouvelle-Guinée, en un lieu inhospitalier et sauvage qu'il avait baptisé Port-Breton. Il ne connaissait cet endroit que par les cartes et les récits de quelques navigateurs. Plus de cent cinquante personnes y laissèrent la vie, les rescapés s'installèrent dans les îles, en Nouvelle-Calédonie ou en Australie. Peu revinrent en Europe...
    S'appuyant sur des documents inédits provenant de France, d'Australie et de Nouvelle-Calédonie, l'auteur relate dans ce livre l'extraordinaire affaire de Port-Breton et nous fait découvrir aussi la personnalité de Charles du Breil de Rays, aventurier hors du commun.


  • Il s'agit des souvenirs d'un Breton, François Guillemot (Guérande, 1681 - Dorpat, 1760) qui fut l'aide de camp du tsar Pierre le Grand, le fondateur de Saint-Pétersbourg. Ce Breton devint chef l'escadre de la flotte russe de la Baltique, fut gouverneur du port militaire de Kronstadt et termina sa carrière avec le grade de vice-amiral en 1747.
    1- une présentation de l'auteur François Guillemot, inconnu jusqu'ici de la plupart des Bretons, y compris à Guérande, et dont la vie est un véritable roman, ainsi qu'une présentation de la Russie à l'époque de Pierre le Grand, à la fin du XVIIe et durant la première moitié du XVIIIe siècle
    2 - le texte proprement dit de François Guillemot qui relate la vie agitée et les intrigues de la cour de Russie à l'époque
    3 - une postface ou longue annexe consacrée à cinq siècles de relations entre la Bretagne et la Russie, aux Bretons en Russie et aux Russes en Bretagne, vaste sujet qui n'a encore fait l'objet d'aucune publication d'ensemble.

  • Il s'agit de la première biographie en français d'un des grands navigateurs français du XVIIIe siècle, contemporain d'Yves de Kerguelen-Trémarec, de Louis de Saint Aloüarn, de Surville, de Crozet et de Bougainville, également rival de James Cook.
    Cette biographie est parue en langue anglaise en Australie en 1994 aux Presses de l'Université de Melbourne. Son auteur, Edward Duyker, qui compte des Malouins parmi ses ancêtres (par sa mère, originaire de l'île Maurice), est un historien australien réputé, spécialiste des grands navigateurs et des naturalistes qui sont venus dans les régions australes aux XVIIIe et XIXe siècles.
    Ce livre retrace la vie de Marc Joseph Marion Dufresne qui était né à Saint-Malo en 1724 et qui trouva la mort en Nouvelle-Zélande, tué, puis dévoré par des Maoris.

  • En 1758, Voltaire écrivait avec ironie à propos du conflit en cours entre la France et l'Angleterre (que l'on devait appeler plus tard la Guerre de Sept Ans) : «Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut» (Candide ou l'Optimiste, chapitre 23). Ces propos traduisent bien l'aveuglement désastreux de l'opinion française et particulièrement celle de Louis XV et de sa cour au milieu du XVIIIe siècle. Vers 1710, la France possédait, au moins nominalement, près de 60% de l'Amérique du Nord. Après la signature du Traité de Paris (1763), elle n'allait plus conserver qu'un territoire microscopique, Saint-Pierre-et-Miquelon. Les dizaines de milliers de colons français installés en terre américaine furent tout simplement abandonnés par la France et c'est miracle que plusieurs millions de leurs descendants parlent encore français.

    Parmi les hommes courageux qui luttèrent de toutes leurs forces pour défendre les colonies françaises d'Amérique, l'histoire a retenu le nom du marquis de Montcalm, mortellement blessé en 1759 en défendant Québec, mais a assez injustement oublié le gouverneur de la Louisiane française, Louis Billouart de Kervaségan, chevalier de Kerlérec, officier de marine originaire de Quimper, dont une rue importante du centre de La Nouvelle-Orléans porte le nom. Comme Montcalm et Vaudreuil en Nouvelle-France (Canada), le chevalier de Kerlérec dut assurer la défense de l'immense territoire dont il avait la charge - tout le bassin du Mississippi - avec des effectifs et des moyens dérisoires. Il parvint à contenir les Anglais grâce à son énergie et à une politique intelligente d'alliances avec les tribus indiennes de la région. Il sacrifia à cette tâche sa fortune et sa santé, mais quand il revint en France après dix années en Louisiane, au lieu d'être remercié et récompensé pour son dévouement et sa réussite, il fut l'objet de caballes indignes, suspecté et désavoué. Il mourut à Paris en 1770 accablé par tant d'injustice.

    Aucune grande biographie ne lui avait encore été consacrée. Le tricentenaire de sa naissance - à Quimper le 27 juin 1704 - a été l'occasion de faire paraître ce volume de 512 pages, aboutissement de 20 années de recherches de son auteur, M. Hervé Gourmelon, ancien élève de l'ENA, dans les archives françaises, anglaises et américaines.Ce livre contribue ainsi à réhabiliter ce Breton qui fut le dernier gouverneur français de la Louisiane, et à le faire entrer durablement dans notre mémoire collective, des deux côtés de l'Atlantique, en France et aux États-Unis, en Bretagne, et en Louisiane.

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