Max Milo

  • Quels sont les faits qui permettent d'affirmer que l'Etat Islamique cherche a` cre´er une guerre civile en France ; que l'invasion soviétique de l'Afghanistan a conduit à la création d'Al Qaïda ; que le Président syrien Bachar al-Assad est illégitime. Que Vladimir Poutine est obséde´ par les inge´rences dans nos de´mocraties. Que le terrorisme a frappé la France non pas pour ce qu'elle fait mais ce qu'elle est. Que le génocide au Darfour a fait 300 000 victimes... Litte´ralement aucun mais cela suffit a` asseoir la politique e´trange`re des pays occidentaux.

    La politique étrangère semble échapper à toute rationalité. On s'y engage dans des conflits sans objectifs précis, détruisant des sociétés durablement sans raisons claires. De l'Afghanistan au Mali, nos stratégies ne sont qu'une suite erratique d'actions tactiques, on cherche des solutions à nos perceptions, et non à la réalité du terrain. On manifeste pour des migrants, mais pas contre les frappes occidentales qui les poussent sur les chemins de l'exil. Des millions de personnes sont descendues dans les rues pour manifester leur colère face au terrorisme, mais combien ont manifesté avant que des frappes provoquent ces violences, alors que l'on en connaissait les conséquences ?
    La cause de ces dysfonctionnements est une information le plus souvent délibérément tronquée pour protéger des décisions mal réfléchies, guidées par l'ambition et des visions de court terme. Ce que nous tenons pour des certitudes ne sont souvent que des trompe-l'oeil grossiers.

  • « C'est une véritable descente aux enfers que nous avons connue avec ma femme et nos trois merveilleux enfants, entre 2012 et 2019. Voici quelques chiffres qui parleront d'eux-mêmes : 700 nuitées dans des petites chambres d'hôtel ; plus de 800 jours de mendicité ; pas loin de 500 000 personnes sollicitées ! Et, sachez-le, je fais toujours la manche de manière active. Jamais assis. Je vais vers les gens, je les interpelle les yeux dans les yeux pour obtenir leur attention et leur demander de l'aide. Tout cela avec une seule et unique obsession chevillée au corps : sauver ma famille avant tout ! » Dans ce témoignage inédit, Julien Luxcey nous raconte leur sortie de route, leur vie dans une voiture, la mendicité avec un bébé dans les bras, l'errance à travers la France pour trouver un logement, le placement des enfants et, enfin, le dur chemin pour retrouver une vie normale.

  • Il existe déjà de nombreuses histoires sociales, culturelles, religieuses, économiques, techniques de l'alimentation mais aucune histoire « politique » de la table.
    Que nous apprend l'alimentation préhistorique sur la division des sociétés ?
    Que devons-nous encore aux conceptions politiques des tables mésopotamiennes égyptiennes, grecques ou romaines, au-delà de la question des banquets ? Comment et pourquoi les tables gauloises ont-elles été balayées par l'alliance politique entre l'église catholique et les nouveaux maitres issus des grandes invasions ? En quoi le système politico-religieux féodal a-t-il structuré durablement notre table ? pourquoi et comment la monarchie absolue a-t-elle du inventer sa propre conception de la table comme elle disposait déjà de sa musique, danse, architecture, des jardins à la française etc. ?, Quelles furent les conceptions révolutionnaires (89-93) de la table ?  Pourquoi Robespierre avait-il par exemple aussi peur  des grands banquets populaires ? Pourquoi la république a-t-elle imposé la pomme de terre contre  « l'arbre à pain » (chataignier) ? Quelles furent dans l'histoire les grandes utopies alimentaires ?
    Paul Aries, en douze chapitres, conçus à la façon des divers services d'une table, retrace une histoire politique de l'alimentation expliquant « ce que manger veut dire » du point de vue de la constitution d'une société, de ses rapports de pouvoir, de domination, etc.
    ( Premier Service : les tables préhistoriques, Deuxième Service : la table mésopotamienne, Troisième Service : la table égyptienne, Quatrième Service : la table grecque, Cinquième Service : la table romaine, Sixième Service : les tables gauloises, Septième Service : la table mérovingienne, Huitième Service : la table carolingienne, Neuvième Service : la table clérico-féodale, Dixième Service : la table de la monarchie absolue, Onzième Service : la table républicaine, Douzième Service : la table bourgeoise et en Sortie de table les grandes utopies alimentaires).
     

  • «Un ouvrage indispensable dans un monde qui n'a reconnu que la moitié de l'histoire du génocide rwandais. Terry Gould, winner of the CJFE Tara Singh Hayer Press Freedom Award.

    «C'est le récit sans faille d'une des catastrophes humaines du vingtième siècle les plus impitoyables et les plus cyniquement exploitées. Linden MacIntyre, award-winning broadcast journalist «Qui restera un ouvrage de référence sur le Rwanda pour les décennies à venir. Anjan Sundaram, journalist Le travail de Judi Rever repose sur des entretiens sans précédent avec des déserteurs du FPR, d'anciens soldats et des survivants d'atrocités, ainsi que sur des documents issus du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR.) Il permet de retracer l'histoire complète du génocide rwandais.

  • « Qui est vraiment James Bond ? Quels espions ont inspiré 007 ? Quels sont les événements historiques anticipés par la saga ? De quelles James Bond Ladies 007 est-il réellement amoureux ? Pour percer les mystères du fidèle agent de Sa Majesté, Aliocha Wald Lasowski utilise différentes techniques de décryptage. Des études de genre à la pensée postcoloniale, de la culture populaire à la géopolitique, du féminisme à la phénoménologie, l'auteur dévoile les arcanes des vingt-cinq films. L'essayiste va même jusqu'à inventer la démarche philoscopique, qui révèle ce qui est caché à l'écran. De James Bond contre Docteur No en 1962 à Mourir peut attendre en 2020, Les cinq secrets de James Bond dessine un paysage insoupçonné, pour percevoir autrement le plus célèbre des agents secrets. »

  • Comment les cultures et les théories féministes parviennent-elles à réduire les inégalités hommes-femmes ? Le féminisme englobe une véritable diversité théorique, historique, idéologique et géopolitique exposée ici et illustrée de manière originale en regard.

  • Mensonge d'État

    Philippe Pascot

    • Max milo
    • 26 Septembre 2019

    Pendant que le peuple en colère défile dans une mobilisation populaire inédite depuis la révolution française, que le monde (média compris) regarde transi une marée jaune submerger les rues de France ; l'Etat, les parlementaires et les lobbies ont accéléré en catimini leur domination sur l'ensemble de la société. Avec des lois, amendements de dernières minutes, artifices administratifs imposés, mise au pas des parlementaires, ils légifèrent et légalisent l'immoralité, dénaturent et minimisent les conséquences immédiates ou ultérieures de leurs actes sur la santé, l'environnement, le travail de la population. Médicaments, OGM, nucléaire, linky, banques, code du travail, sécurité sociale, santé, environnement, retraites, enseignement, impôt, taxes, autoroutes, loto, aéroports, électricité, l'auteur liste l'ensemble des mesures prises par la Présidence Macron depuis 2017. Comme lors de ces cinq précédents livres, l'auteur s'appuie sur des faits précis, vérifiés et sourcés.

  • Lacan

    Hervé Castanet

    L'influence de Lacan ne s'est jamais démentie, alors qu'on a fêté en 2011 les 30 ans de sa disparition. L'enseignement de Lacan, orateur mémorable à la voix fascinante, est toujours audible et ses idées ont fait de lui plus qu'un psychanalyste : pour beaucoup il est un philosophe. Il a redéfini l'absolu, la jouissance, le désir, l'identité, l'altérité et ses paradoxes ont fait couler beaucoup d'encre, car il avait aussi le sens de la formule : "L'amour, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on n'a pas." ; "La psychanalyse est un remède contre l'ignorance, elle est sans effet sur la connerie." ; Ou encore : "Si vous avez compris, vous avez sûrement tort".
    Le personnage, souvent caricaturé, a parfois risqué de recouvrir l'oeuvre, et ses positions politiques mal comprises ont fait qu'une certaine jeunesse s'est détournée de lui dans les années 70, avant d'y revenir dans les années 90. Il n'a pas craint d'inventer des concepts nouveaux aux définitions précises (l'inconscient structuré comme un langage, l'objet (a), l'Autre, la forclusion, le sujet supposé savoir, la passe, les non-dupes-errent, etc.) et a permis, parfois par son seul sens du verbe et de sérieux jeux de mots, une avancée pour la psychanalyse là où Freud butait sur le Père. On posant un au-delà de l'Oedipe et du Père, en relisant Kant ou Sade, ou Heidegger avec les Grecs, Lacan a su préparer l'invention de la psychanalyse du XXI° siècle.

  • Vintimille, ville-frontière italienne, supermarché des Azuréens en quête de cigarettes à prix cassé, s'illustre pour une autre spécialité : le transit de migrants. Fuyant l'horreur des zones de conflits, la brutalité des dictatures ou juste une vie sans perspective, ce sont des milliers de jeunes hommes, femmes, enfants qui trouvent refuge dans cette cité balnéaire et ses montagnes environnantes.

    Pour leur venir en aide, de nombreux citoyens, connus ou inconnus, boulanger retraité, princesse locale ou agriculteur, anarchiste ou curé, se mobilisent. Se faufilant entre arrêtés municipaux et préfectoraux, dénonçant l'illégalité de pratiques policières, collectant vêtements et nourriture pour les réfugiés, beaucoup doivent se défendre devant les tribunaux.

    Dans ce journal de bord, Teresa Maffeis, figure militante locale, et Aurélie Selvi, journaliste, souhaitent leur rendre hommage en racontant l'histoire de la fraternité que ces insurgés écrivent depuis cinq ans.

    Teresa Maffeis, fondatrice de l'Association pour la démocratie à Nice, lutte contre les discriminations et l'exclusion des sans-papiers, la scolarisation des enfants Roms, les droits des femmes...

    Aurélie Selvi, journaliste, attirée par les sujets sociaux et environnementaux, a consacré deux ans de travail à la rétention des étrangers.

  • Pilleurs d'état

    Philippe Pascot

    Philippe Pascot nous entraine à la découverte de ce que nos élus cachent sous le tapis de leur exemplarité affichée et de leur moralité élastique quand elle touche à leurs privilèges.
    Il démontre à travers des faits concrets que le système lui-même, dans son immobilisme calculé, ne peut donner naissance qu'à des dérives illicites ou légales mais toujours totalement immorales ! Si tous les élus ne sont pas pourris, beaucoup sont complices.
    Cet ouvrage recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d'impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d'une loi faite sur mesure et qu'ils connaissent sur le bout des doigts.
    Des faits et des actes révoltants, mis à jour sans concession mais sans esprit partisan, dans le seul but du droit à l'information pour tous.

  • La pensée fait du bruit, non seulement lorsqu'elle parle, mais aussi dans ses textes. La voix, le ton, l'accent, l'intensité, le volume font partie des idées. Une pensée doit s'écouter, déclarait Nietzsche qui se vantait d'avoir les oreilles les plus petites mais les meilleures de la philosophie.
    L'attention récente portée aux voix de philosophes, grâce aux enregistrements audio-visuels de penseurs tels que Arendt, Sartre, Beauvoir, Deleuze, Lacan, Foucault, Barthes, Kristeva... a influencé la façon de les lire et de les comprendre. À l'oral, mais aussi à l'écrit, des souffles, des vitesses, des rythmes particuliers inspirent le développement de leur pensée. Parfois ce sont des accents régionaux qu'un philosophe exprime, comme le bourguignon Bachelard, ou qu'il veut réprimer, comme Derrida, honteux de son accent juif algérien, ou encore le béarnais Bourdieu... Ausculter les textes, c'est écouter aussi les silences, les sons inarticulés - hurlements ou murmures - qui se logent dans la pensée : Deleuze entendait des cris dans les concepts de Spinoza.
    Et si nous écoutions les oeuvres philosophiques comme des paysages sonores?
    Les sound studies se sont développées en Amérique du Nord depuis une dizaine d'années et enrichissent peu à peu l'histoire, la littérature, la sociologie, l'écologie. Cet essai propose d'en montrer la puissance pour une toute nouvelle approche de la philosophie : il observe les dispositifs acoustiques de la parole et de l'écriture philosophiques, dès l'Antiquité, lorsque Pythagore se cachait derrière un rideau pour enseigner à ses disciples, jusqu'aux théoriciens de l'écologie sonore qui montrent les enjeux politiques du son.
    Apprendre à lire avec les oreilles, tel est le programme d'une nouvelle écoute qui découvre les significations inouïes de la philosophie.

  • Depuis 2008, l'affaire Fourniret éclabousse la France et la Belgique. Le tueur en série Michel Fourniret est condamné à la perpétuité incompressible pour une série de rapts, viols et meurtres, et sa femme, Monique Olivier, à la perpétuité accompagnée d'une mesure de sûreté de vingt-huit ans. Leurs ombres continuent de planer sur une trentaine de meurtres non élucidés.

    En 2014, le journaliste Oli Porri Santoro s'invite dans l'enquête et se lie d'amitié avec Selim, le seul fils du couple diabolique, qui a depuis refait sa vie dans le sud de la France sous une nouvelle identité.

    Au lendemain de leur rencontre, le destin s'en mêle. Selim reçoit une lettre de son père, dont il était sans nouvelle depuis dix ans. Commence alors entre le journaliste et Selim une amitié qui leur permettra de correspondre avec le tueur en série pendant plusieurs années (plus d'une centaine de lettres) et de le rencontrer en prison, à la maison centrale d'Ensisheim, en Alsace.

    Une histoire vraie relatée nulle part ailleurs : aveux inédits de meurtres jamais obtenus par les enquêteurs, dévoilement du nom d'un potentiel complice, preuves de la présence de Michel Fourniret au procès Ranucci en 1976, la vérité sur le sort des restes du trésor du gang des Postiches...

  • Histoire des blancs

    Nell Irvin Painter

    • Max milo
    • 31 Janvier 2019

    La notion de race fait un retour violent dans le langage et les conflits sociaux en France, comme si le sujet avait été refoulé, alors que les États-Unis n'ont pas cessé de s'y confronter. Les minorités visibles n'hésitent plus à revendiquer leur couleur ou leur identité racisée. L'historienne afro-américaine, Nell Irvin Painter, adopte un point de vue révolutionnaire : au lieu d'étudier la négritude, elle interroge la construction de la notion de race blanche, depuis les Scythes de l'Antiquité jusqu'aux catégories raciales utilisées dans l'Occident d'aujourd'hui.
    Elle étudie la manière dont la désignation de Blancs et de Non-Blancs a évolué selon les croyances politiques et la représentation des corps. Elle montre les constructions du regard sur la couleur, et leurs liens avec les critères esthétiques de la beauté féminine. Elle étudie les passages entre les pensée américaines et européennes au XIXe siècle. Elle analyse les catégories raciales qui définissent les identités aujourd'hui.

  • « Lec¸on n°6 : s'assurer que Monsieur est bien ce´libataire et que sa photo ne date pas du sie`cle dernier » Elsa 42 ans.
    « Me^me mon ex-mari me semble plus e´quilibre´ que tous ces hurluberlus ! » Jeanne, 44 ans.
    « Quel que soit votre pourcentage de re´ussite, plus vous coucherez et plus vous augmenterez vos chances d'e^tre e´lectrocute´es ! » Sophie, 29 ans De propos e´pice´s en de´ s e´tonnants, d'allusions coquines en paris stupides, sept copines de´cident un soir de cre´er un groupe Whatsapp pour partager leurs aventures sur les sites de rencontres. Pendant quatre ans, Lae¨titia la raisonnable, Virginie la de´lure´e, Emmanuelle l'inte`gre, Audrey la re´serve´e, Sophie l'audacieuse, Jeanne l'altruiste et Elsa la pragmatique, se re´unissent et e´changent sur leurs espoirs, leurs succe`s et leurs de´sillusions. Avec humour et bienveillance, elles nous livrent leurs anecdotes ve´ridiques, dro^les, cocasses ou surre´alistes,... Si parfois elles rient jaune, s'amuser de leurs histoires rocambolesques leur permet de de´dramatiser leurs e´checs et de poursuivre leur recherche du grand amour.
    Jeanne Calri, profession libe´rale, a eu envie de te´moigner de son expe´rience et de celles de ses amies.
    Sandrine Chopin, productrice, est l'auteur de Secrets de Palaces et Uber Hits (Opportun) ;

    Patrice Romain, chef d'e´tablissement en colle`ge, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages dont le best-seller Mots d'Excuse (Michel Lafon).

  • Ce livre est un cri. Celui de Christelle, 47 ans, mère de 5 enfants et escort à domicile depuis plus de 10 ans. Son parcours chaotique, ses coups au coeur et au corps, son amour pour ses enfants, ses doutes et ses joies éclairent un récit bouleversant et tonique. Comment peut-on être maman et prostituée ? Comment peut-on accueillir des clients dans son foyer sans que personne, ni les voisins, ni les enfants, n'en aient connaissance... ou presque ? Comment peut-on préserver son rôle de mère en exerçant un métier aussi exigeant ?Dans ce témoignage, Christelle déchire le voile d'hypocrisie qui cache l'existence de ces femmes à la fois travailleuses du sexe et mamans presque parfaites. Entre anecdotes burlesques, petits drames du quotidien et angoisse existentielle, l'auteur nous plonge dans son existence avec une sincérité poignante, habilement teintée d'humour.

  • Après les avantages illicites (Délits d'élus, Du Goudron et des Plumes) et les privilèges légaux mais immoraux (Pilleurs d'Etat, Allez presque tous vous faire...) dont bénéficient nos élus, Philippe PASCOT s'attaque aux lobbies et aux entreprises qui achètent, manipulent ou abusent des politiques.

    Les sociétés de sodas pillent l'eau de plusieurs pays. L'huile de vidange se retrouve dans 200 produits alimentaires français. 100 000 médicaments frelatés ont été vendus en France... Ce sont trois exemples parmi une centaine d'autres répertoriés dans le livre.

    Un constat imparable : 99,9 % des scandales politiques, alimentaires, environnementaux, pharmaceutiques sont révélés par des individus courageux et non par les institutions elles-mêmes.
    En citant ses sources et en restant factuel, l'auteur campe une vision globale du pillage qui s'organise autour de nos vies.

    Maire adjoint, puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, président de la formation professionnelle et apprentissages à la région ile de France, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l'exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société.
    Il est l'initiateur de la demande de casier vierge (B2) pour pouvoir être élu comme on l'exige pour 396 métiers qu'il a lui même référencé dans ses livres. Cette promesse faite à la page 27 du programme présidentiel n'a pas été respecté : on peut toujours être élu tout en étant condamné gravement. Les noms et les faits de ce mensonge d'état sont dans Pilleurs de vies.

  • Militant du Référendum d'initiative Citoyenne (RIC) depuis 2005, Étienne Chouard est devenu une référence des Gilets Jaunes. Ce professeur d'économie et de droit est un des chantres de la démocratie directe. Dans ce livre, NOTRE CAUSE COMMUNE : INSTITUER NOUS-MÊMES LA PUISSANCE POLITIQUE QUI NOUS MANQUE, l'auteur développe ses idées principales sur la Constitution (les citoyens doivent écrire leur Constitution pour instituer eux-mêmes leur puissance politique), les élections (l'élection infantilise les citoyens et porte au pouvoir les pires) et le capitalisme (le capitalisme est la conséquence économique d'une dépossession politique). Dans un style limpide et pédagogique, ce premier livre d'Etienne Chouard est un véritable manifeste pour un peuple constituant.

  • Début 2020, s'ouvre à Paris le procès des deux pilotes qui ont bombardé le camp militaire français de Bouaké le 6 novembre 2004, faisant 9 morts et 34 blessés. Il s'agit d'un des plus grands scandales de la Vème République, impliquant trois ministres français. Me Jean Balan, le principal avocat des familles des soldats français lève le voile sur cette tragédie.

  • Les civilisations sont fondées sur trois piliers : des hommes qui en tiennent les leviers, des organisations qui structurent le pouvoir, et une philosophie qui assure la cohérence du système. Le communisme est mort parce que les hommes étaient incompétents et corrompus, les organisations inefficaces et la philosophie contestable. Le capitalisme moderne présente d'inquiétantes similitudes : nombre de ses dirigeants sont des crapules ou des tocards, son organisation ressemble à un agglomérat de dictatures néostaliniennes et ses nouveaux philosophes sont des fumistes.

    Le système ne produit plus de croissance, génère des inégalités formidables, sources de grand désordre social, et n'est plus compris par personne : les économistes les plus réputés, de Jacques Attali à DSK, ne cessent d'émettre des prophéties qui se révèlent des sornettes, et les politiciens ont abdiqué tout désir de peser sur sa destinée.

    En revanche, spéculateurs, fonds vautour et grandes institutions du capitalisme se nourrissent goulûment sur la bête. Ils ne craignent pas grand-chose : le principe de non-responsabilité règne largement sur un capitalisme qui se laisse bousculer sans beaucoup réagir, même lorsque les dégâts collatéraux sont considérables.

    Depuis les SS d'Hitler jusqu'à George Soros le spéculateur émigré de Hongrie, depuis l'énarchie française jusqu'aux impitoyables procureurs américains, le livre dresse le portrait d'un système apparemment invulnérable, mais terriblement instable et qui adore vivre au milieu du chaos.

  • L'angoisse se cache derrière la violence. Il est donc essentiel d'apprendre à l'accepter et à la contrôler car elle fait partie de la vie. Il faudrait inscrire très tôt une pédagogie de l'angoisse dans les programmes scolaires.
    Face à l'angoisse, le concept de montage, issu du cinéma, est précieux. Un montage, comme le suggère le grand cinéaste Eisenstein, met en mouvement et se propage comme une onde qui réorganise notre mémoire, nos souvenirs heureux ou traumatiques. Nous sommes tout un chacun le produit d'un montage à la fois individuel et social, que nous n'avons pas choisi, et que nous pouvons démonter et remonter.

  • Nous arrivons à une période charnière de la vie politique française. A quelques mois de plusieurs élections cruciales, l'auteur, donne de nouvelles informations, preuves à l'appui, sur les méthodes, les avantages et les privilèges que s'octroient une grosse minorité de politiciens et leurs façons de gérer les élections.
    Les contours de la démocratie deviennent de plus en plus flous et ne servent qu'à construire une route que seuls quelques nantis peuvent emprunter. Voter devient un leurre qui cache de plus mal une démocratie agonisante mais que les élus dominants ne veulent surtout pas voir mourir tant ils en profitent. L'abstention est soutenue, faussement combattue pour mieux rester en place.
    La seule solution, pour Philippe Pascot : voter blanc aux prochaines élections, et imposer le vote obligatoire.

  • Ela Stein Weissberger est une résiliente née en 1930 : une rescapée du camp de concentration de Terezin. Ce sont l'art, la culture, la fraternité entre enfants, la musique, les artistes qui l'ont sauvée. Chose incroyable, c'est dans la gueule du loup qu'elle chantait le rôle du chat dans l'opéra pour enfants Brundibar au côté de Honza Treichlinger, qui, endossant le rôle du monstre à moustache, se moquait d'Hitler. Elle est une des rares survivantes du choeur. Son témoignage en tant qu'enfant, adolescente, puis adulte est poignant avec des pointes de drôlerie. Femme engagée, ses souvenirs donnent une nouvelle matière aux faits historiques par une transversale inattendue. Elle a vu Hitler, croisé Eichmann et surtout des centaines d'enfants qu'elle ne revit jamais après la guerre. Ils sont morts à Auschwitz. Comment a-t-elle affronté l'horreur, dans un lieu de mort et de mensonges où l'on tentait de faire croire par un film de propagande et de visites de la Croix Rouge, que Terezin, c'était le paradis des enfants et des juifs ? Ce recit tente de redonner la parole aux enfants disparus.

  • "Qui connaît mieux la plainte que moi ?" demande Avital Ronell. Son expérience et sa connaissance des doléances l'ont conduite à tenir un registre des plaintes, les plus banales comme les plus métaphysiques. Doléances, lamentations, griefs... les plaintes expriment une souffrance durable, au-delà de leur mobile. Elles contaminent nos discours et nous paralysent, au lieu d'éliminer ce qui nous cause de la peine. À la différence de l'indignation, forte et rebelle, la plainte révèle plutôt une protestation impuissante. Avital Ronell cible les geignards et les râleurs sempiternels, mais elle s'étonne aussi de ceux qui affirment, par élégance, "je n'ai pas de quoi me plaindre". Car il y a bien lieu de se plaindre de la vie. La philosophe ouvre de nombreux dossiers de plaignants : la plainte des femmes et des mères, ou celle des êtres perdus qui ne trouvent pas de dieu à qui se plaindre. Elle dialogue avec Hamlet, Werther, Arendt, Derrida, l'Allemagne et construit un théâtre philosophique où les personnages, elle-même dans le premier rôle, entendent plusieurs plaintes dans chaque complainte.
    Comme un effet pervers de ce Bureau des plaintes, Avital Ronell fait aujourd'hui l'objet d'une plainte qui attise sur elle une récrimination internationale, depuis la publication d'un article à charge du New York Times. Pour la première fois, dans un avant-propos inédit, elle réagit à cette affaire.

  • Un événement éditorial : le marxiste américain le plus renommé, auteur d un essai devenu classique sur le Postmodernisme, est enfin traduit en France. Plusieurs traductions simultanées devraient permettre à cet auteur d arriver sur le devant de la scène en France, avec la même attente dont a bénéficié un Zlajov Zizek ces dernières années. Cet ouvrage majeur se situe à l intersection de la philosophie et de la politique. Son originalité est de traiter un thème qui revient en force chez tous les partis de gauche, l utopie, en prenant au sérieux les visions des grands auteurs de la science-fiction des dernières décennies : Philip K. Dick, Octavia Butler, Michael Swanwick, John Brunner, H.G. Wells, Ursula K. Le Guin ou Samuel R. Delany et William Gibson. Le livre jette un regard original sur les bases de la pensée utopique, de More à Marx, et sa force est d analyser les liens étranges entre l imagination et la politique. Sont éclairantes pour une pensée de l utopie la présence dans les romans de science-fiction de frontières nettes entre le bien et le mal, ainsi que le recours à une forme de magie et à la figure de l Autre (autre être vivant, autre monde).

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