Omnia

  • Admiré depuis près de 2500 ans, le Parthénon a traversé une histoire d'épreuves et de passions. Modèle classique, il est une des plus parfaites réalisations du miracle grec. Conçu au Ve siècle dans l'Athènes de Périclès, le Parthénon se dresse sur l'Acropole, le haut lieu le plus sacré de la cité. Sa décoration, avec ses frises et ses frontons sculptés, aujourd'hui en grande partie au British Museum à Londres, exalte d'antiques légendes qui rattachent les Athéniens au sol sacré de la patrie. Tout concourt à célébrer la déesse Athéna.
    François Queyrel revient sur la construction du monument lui-même et sur la signification des décorations qui l'ornent. Puis il raconte les péripéties, les mutilations et les renaissances de cet étonnant bâtiment. Dès l'origine lieu saint d'Athènes, le Parthénon fut successivement une église, puis une mosquée sous le joug de l'Empire ottoman, mais aussi une poudrière qui explosa sous les bombes des troupes vénitiennes. Passage obligé des voyageurs romantiques au XIXe siècle, avant d'être protégé et restauré au cours du XXe siècle, il demeure aujourd'hui au centre de nombreux enjeux culturels et politiques, avec les revendications sur les «marbres d'Elgin».

  • En 1936, Max Jacob désormais célèbre, se retire pour une seconde fois à Saint-Benoît-sur-Loire, près d'Orléans. Là, le poète vieillissant renoue avec une correspondance véritablement océanique. Parmi ses destinataires, un jeune étudiant en céramique et poète. Au cours d'un échange épistolaire intense (1941-1944) qui dépassera rapidement les seuls conseils esthétiques, Max Jacob évoquera ses rencontres (Apollinaire, Picasso, Cocteau...), son oeuvre poétique, sa conversion au catholicisme et dispensera sans compter son attention bienveillante aux projets spirituels du jeune homme, aujourd'hui retiré près de Toulouse. Leur lumineuse correspondance n'est pas sans rappeler celle de Rilke avec le jeune poète Franz Xaver Kappus. Max Jacob, bientôt en proie aux persécutions contre les juifs sous l'Occupation, terrassé par le malheur qui frappe les siens, ne sera plus que souffrance : ces lettres en sont la parole recueillie. Ce poignant document montre Max Jacob tel que l'Histoire l'a gardé : tendre, généreux, ironique, artiste, spirituel, mystique.

    Max Jacob (1876-1944) est l'une des personnalités marquantes de l'art du XXe siècle. Sa production ne se borne pas à la poésie (Le Cornet à dés, Le Laboratoire central) mais comporte également un oeuvre graphique et musicale ainsi qu'une importante correspondance. Arrêté par la Gestapo, il meurt d'épuisement le 5 mars 1944 au camp d'internement de Drancy.

  • Le texte proposé a été publié dans le recueil Attente de Dieu, qui compte parmi les grands livres de Simone Weil. S'il ressort en édition autonome, c'est qu'il est un des textes les plus importants de la philosophe. En outre il s'attache à mettre en valeur une notion très prisée à notre époque, celle de l'attention, qui est devenue un enjeu philosophique majeur depuis que les nouvelles technologies ont bouleversé nos manières de penser et de nous concentrer. Simone Weil insiste évidement sur la nécessité d'une fervente attention. Elle a en perspective la prière, qui suppose une grande attention. « Bien qu'aujourd'hui on semble l'ignorer, la formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des études, » écrit Simone Weil qui ajoute en définissant précisément l'attention : « L'attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable à l'objet, à maintenir en soi-même à proximité de la pensée, mais à un niveau inférieur et sans contact avec elle, les diverses connaissances acquises qu'on est forcé d'utiliser. » L'attention est un trésor qui nous élève. C'est pourquoi il faut la cultiver. Les exercices scolaires constituent un moyen d'y accéder. Simone Weil le rappelle avec grâce et clarté.

  • « Aux officiers de demain, dites que, s'ils ont placé leur idéal dans une carrière de guerres et d'aventures, ce n'est pas chez nous qu'il faut poursuivre ; ils ne l'y trouveront plus : arrachez-leur cette illusion avant les déceptions tardives. Mais donnez-leur cette conception féconde du rôle moderne de l'officier devenu l'éducateur de la nation entière. » Ainsi s'exprime Lyautey dans le célèbre article paru en 1891 dans la Revue des Deux Mondes. Aussitôt connues, ces pages obtiennent un écho considérable. Les principes d'action présentés sont toujours d'actualité. L'essai de Lyautey se situe dans le registre psychologique et moral de la préparation du soldat et futur combattant, en s'attachant à la dimension pédagogique de l'instruction, au rôle des cadres en vue d'augmenter la valeur de la troupe. Le principe général étant de dégager la finalité pour tous afin d'améliorer le rendement par l'adhésion raisonnée des cadres et des recrues. L'armée peut assurer pour la nation, dépassant même lors du temps de paix, la seule mission de préparation à la guerre, un rôle plus général et plus humain, celui d'une école de formation pour le pays tout entier.

    Pour Lyautey, c'est la finalité qui doit subordonner les moyens aux buts. Il faut élever les âmes, former les caractères, éduquer les hommes, être plus un manieur d'hommes qu'un meneur d'hommes, tendre la main aux hommes et capter, susciter leur confiance. Dans tous les domaines il faut avoir des méthodes rationnelles et souples, garder le sens de l'action et être animé par le sens du devoir social.
    Dans son introduction, Alain Larcan revient sur les circonstances de la publication de ce texte, sur le contexte politique et sur le retentissement important qu'il provoqua en son temps.

  • Les manoeuvres d'automne

    Guy Dupré

    • Omnia
    • 14 Mars 2013

    A travers l'histoire des guerres franco-allemande et franco-française, de Charles de Gaulle à François Mitterrand, l'histoire des femmes de légende comme Cécile Sorel, Anna de Noailles, aimées de Maurice Barrès, Simone, aimée d'Alain-Fournier, ou de mémorables mortelles comme Sunsarié de Larcône, "messagère" de la mort pour Roger Nimier, et "Louise de Prusse" qui initia l'auteur aux mystères de Verdun, Guy Dupré fait le récit d'une éducation sentimentale et intellectuelle.
    Etonnante galerie de portraits mais aussi billard sur lequel l'écrivain fait passer les trois " Barrès", les "deux fils à maman" Jean Cocteau et Maurice Rostand, les "deux Julien" Green et Gracq, le "fils de personne" Weygand, le "défenseur de l'Occident" Massis et le "fils de gendarme" Breton.

  • Lors du dramatique hiver 1693-1694, Fénelon adresse au Roi de manière anonyme une lettre terrible dans laquelle il remet en cause sa politique.
    Le contexte s'y prête : chaque jour les horreurs de la guerre et la misère frappent davantage le peuple. Les difficultés s'accumulent sur le royaume : mauvaises récoltes, réunion d'une grande partie de l'Europe au sein de la Ligue d'Augsbourg, entrée en guerre avec la France en 1688 avec des conséquences économiques, fiscales et sociales désastreuses pour le pays, crise religieuse. Fénelon en a conscience : "La France entière n'est plus qu'un grand hôpital désolé et sans provision".
    Cette lettre, chef-d'oeuvre d'audace, soulève de nombreuses questions, toujours actuelles, sur la liberté d'expression, l'absolutisme et les dérives du pouvoir personnel. Deux autres textes complètent le volume : Examen de conscience sur les devoirs de la royauté et une Lettre au duc de Chevreuse sur la situation tragique que traverse la France en cet été 1710.

  • Cette biographie de Franz Mehring est le fruit d'une longue fréquentation de l'oeuvre de Marx et d'Engels. II s'agit là d'une contribution exceptionnelle à la connaissance de Marx grâce à une stupéfiante richesse d'informations, à son pouvoir d'évocation, et aussi à sa liberté de ton. Avec une grande faculté de synthèse, Mehring est parvenu à montrer le rôle capital joué par Marx dans le mouvement ouvrier international. II excelle à brosser des portraits, à restituer l'homme entier en nous montrant ses forces et ses faiblesses : le penseur, le militant infatigable, le travailleur acharné prêt à tout sacrifier à la cause ouvrière, y compris santé et équilibre familial, le publiciste à la dent dure, le père et l'époux, l'ami fidèle, mais souvent ombrageux. Au fil des décennies, cette biographie s'est imposée comme une référence majeure.

  • La fin des haricots

    Colette Guillemard

    • Omnia
    • 17 Avril 2014

    Ce livre recense des expressions bien connues, qui font partie du langage courant et dont on ignore souvent l'origine. Sur un ton vif et plaisant, Colette Guillemard a cherché à les faire revivre, à en raconter l'histoire et à en donner les clés.
    Parmi les nombreuses expressions :
    Se ronger les sangs, dorer la pilule, mesures draconiennes, mettre son grain de sel, tomber sur le paletot, aller à vau-l'eau, tomber de Charybde en Scylla, promettre monts et merveilles, jouer la mouche du coche, faire l'école buissonnière, tirer les vers du nez, la boîte de Pandore, tirer à boulets rouges, passer du coq à l'âne, avoir le doigt sur la gâchette et bien d'autres...

    Un livre qui fait renouer avec les bonheurs de la langue.

  • Napoleon - la campagne de france Nouv.

  • Les rois assassines

    Philippe Delorme

    • Omnia
    • 5 Novembre 2009

    Nombreux furent les souverains marqués par une fin tragique. De Jules César au tsar Nicolas II, d'Henri IV à Elisabeth d'Autriche, certains ont frappé l'imagination populaire au point de passionner le grand public. D'autres moins connus, Carlos 1er de Portugal, Murat, en tant que roi de Naples, Gustave III de Suède ou, plus près de nous Fayçal II d'Irak et Sri Savang Vatthana du Laos, n'en sont pas moins captivants. Philippe Delorme s'est penché longuement sur douze de ces rois assassinés par le poignard, le poison, la hache ou le peloton d'exécution. Dans un style alerte et précis, il nous fait revivre heure par heure avec passion ces grands drames de l'Histoire.

  • Une centaine de déportés, parmi lesquels Louis Martin-Chauffier, plus des extraits de vingt-cinq rapports officiels de libération de camps. Si de nombreux témoignages existent sur les camps de concentration, peu de synthèses offrent tous les aspects de l'univers concentrationnaire avec la même force. Ici, chaque citation se trouve placée dans un contexte précis. Le recueil est composé de parties où sont détaillés les différentes étapes de l'internement : « départ », « arrivée », « administration - réglement - discipline », « travail », « état sanitaire », « expériences médicales et vivisection », « exécutions diverses », « réaction des internés », « extermination », « libération ». Il ressort de ces phrases extrêmement poignantes et boulerversantes une atmosphère particulièrement douloureuse, qui restitue l'ampleur du drame qu' ont constitué la Shoah et la déportation. «Enfin nous arrivons à onze heures du soir par une nuit opaque. Vision d'horreur, vision d'épouvante, heures les plus pénibles de ma captivité. Cris de bêtes sauvages, aboiements sinistres. Qu'était tout cela ? La réception des geôliers escortés de leurs gros chienbs-loups admirblement dressés pour les seconder dans leur rôle de garde-chiourme. Effrayés, nos jambes se refusent à nous porter, nous ne pouvons plus avancer. » Enfin survint la libération, mais combien avaient péri dans cette barbarie moderne ?

  • Suétone a raconté la vie de douze Césars en des biographies plus ou moins longues. On retrouvera parmi eux les grands noms qui ont fait le prestige de Rome : Jules César, Auguste, Tibère, Gaius Caligula, Claude, Néron, Galba, Otho, Vitellius, Vespasien, Titus et Domitien. Suétone a un ton bien particulier, qui n'appartient qu'à lui de raconter les vies de ces personnages extraordinaires. Il raconte des anecdotes tantôt dérisoires, tantôt tragiques. Sa documentation lui permet d'adopter une approche très libre, piquante autant que vraie, qui reflète la vie des premiers maîtres de Rome. En fait Suétone n'est jamais aussi naïf qu'il le semble. A travers cette galerie de portraits, digne d'un Plutarque, il forge l'image de son prince idéal. Suétone écrit dans une langue claire, précise et tranquille. Il renouvelle le genre biographique en livrant des détails pittoresques. C'est che lui, par exemple, que figure le « Tu quoque Filii » de César à Brutus, ou le dernier mot de Néron « Qualis artifex pereo » (Quel grand artiste meurt avec moi !). La fortune de ce livre est considérable. Suétone a fait école. Il a servi de modèle à l'Histoire auguste qui sera rédigée plus tard. Au Moyen Age, Suétone fut très apprécié. Montesquieu considère comme un chef d'oeuvre son récit de la mort de Néron. Cette édition est traduite et annotée par Pierre Klossowski, grand écrivain et peintre, immense traducteur de Nietzsche et de Virgile, que Michel Foucault plaçait très haut.

  • Grand connaisseur des armées, Benoist-Méchin a rassemblé ici des lettres de soldats tombés au champ d'honneur lors de la Première Guerre mondiale. Evoquant ces morts sacrifiés, Benoist-Méchin écrit : " ce qui demeure, envers et contre tout, et qu'aucune main ne saurait effacer, c'est toute la part de leur lutte qui n'était pas tributaire du sort capricieux des armes. C'est l'image de leurs souffrances, de leurs efforts, de leur énergie surhumaine ; c'est l'exemple de la prodigieuse victoire qu'ils ont remportée sur eux-mêmes ; c'est l'incroyable hauteur morale à laquelle ces hommes sont parvenus. " Ces lettres sont un document saisissant sur la guerre de 1914-1918.

  • Femmes d'empereur Nouv.

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