Ovadia

  • Professeur, j'hérite en Terminale d'élèves qui ne maîtrisent pas l'accord du participe passé, peinent à déchiffrer une phrase complexe et manient leur propre langue comme s'il s'agissait d'une langue étrangère, usant du « donc » et du « parce que » à la fac¸on d'un joueur cherchant à deviner les numéros gagnants d'une loterie. En lisant leurs copies, j'ai trop souvent l'impression de me trouver devant des enfants malnutris, voire dénutris, à qui il faut d'abord donner une bouillie protéinée parce qu'ils ne sont pas en état d'avaler une nourriture plus consistante. Combien sont-ils en ce cas ? Beaucoup trop. Une grande partie de mes élèves obtiennent leur baccalauréat alors qu'ils sont dans un état de quasi-illettrisme. Si l'on quittait jadis l'école primaire en sachant lire et écrire, on entre aujourd'hui à l'Université en éprouvant les plus grandes difficultés pour lire et en ne sachant plus du tout écrire. De cette catastrophe, tous sont complices : ministres de passage qui ne rendent jamais compte de leurs méfaits, chroniqueurs hors-sol qui les encensent du haut de leur ignorance, intellectuels qui ont abandonné la cause de l'école pour de vains mais plus juteux bavardages, professeurs, aussi, qui distribuent sans conviction, uniquement pour qu'on leur « fiche la paix », des notes auxquelles nul ne croit. La société tout entière semble indifférente au préjudice subi par d'innombrables jeunes gens qu'elle consent à voir priver de lettres et d'instruction pourvu qu'on les gratifie de diplo^mes en chocolat après leur avoir promis la « réussite » depuis le berceau. Le mensonge sur cette situation ne peut plus durer. J'ai donc décidé de révéler au public l'ampleur alarmante de la désinstruc- tion nationale, d'en fournir des preuves et en indiquer les causes, dans la conviction qu'il nous est encore possible de nous relever collectivement de ce désastre.

  • Nous communiquons, souvent follement, par la plainte, la justification, la démonstration, la provocation et la séduction (avoir raison !). Nous adhérons sans réflexion à ce qui nous plait dans les propos, les objets, tout ce qui nous attire et nous devient plus-value affichable. La gratification fugace masque les peurs ancestrales, l'héritage des redoutables secrets de famille et le sentiment commun de culpabilité et d'impuissance face à l'étrangeté du monde. Face à l'angoisse de nos limites et de notre finitude il faut cristalliser notre pensée entre espoir et menace sur nos « objets » phobiques ou fétiches. Comme les primitifs qui nous précédèrent, il nous faut alors sacraliser un espace totémique idéalisé et rituel borné de tabous protecteurs.
    Mais voici la psychanalyse autorisant les jeux du rêve. L'imaginaire peut errer, tracer et énoncer à sa guise combinant à l'infini les idées, les signes et lesmots jusqu'à échapper aux normes et aux emprises. Voici naître l'esthétique, l'humour, l'élégance et même le panache. Le mythe infantile de chacun prend sens, s'énonce, peut s'écrire et chasse les vieux fantômes des héritages bornés. Les défenses répétitives s'effacent dans cette liberté d'énonciation comme dans les retraites spirituelles, les voyages aventureux et les longues incarcérations politiques... L'aliénation aux idéalismes sociaux et les hypothèques intimes se dissipent. La liberté de dire, l'audace de faire et même la tolérance à l'étrangeté d'autrui, nous font surprise. On n'en devient pas moins fou ou souffrant, mais moins sot et moins anxieux de la confrontation à une réalité rarement complaisante. Le peintre Dali et le psychanalyste Lacan nous suggèrent cette libération de l'emprise, toujours perverse, des systèmes quels qu'ils soient.

  • Dès 1994, le regretté Jorge Semprun écrivait dans son livre « L'ÉCRITURE OU LA VIE » qu'un jour, relativement proche, il n'y aura plus aucun survivant de Buchenwald pour dire et raconter d'une manière directe, ce qu'a été la survie dans un camp de concentration nazi.
    Aujourd'hui, presque 25 ans après, ce livre est un des derniers témoignages, sinon peut-être le dernier, à rassembler des souvenirs personnels ainsi que des faits racontés par des adultes dignes de foi, d'un enfant juif qui a survécu à des années


  • il nous faut (re)penser ainsi la société actuelle dans ses caractéristiques propres ; et pour commencer penser le complexe, l'incertain, le global.
    mais - oh ! paradoxe ! - il nous faut le penser à partir de. nous-mêmes ! -car parier sur le changement par la seule vertu des structures nouvelles a toujours été un échec. quant à l'imposition autoritaire, on a vite vu ce que cela donnait. alors, peut-on penser transformer la société si on n'évolue pas soi-même, dans no, propres représentations ? et cela d'autant que cette interrogation doit porter en parallèle sur nos choix personnels.
    développer nos capacités personnelles, à commencer par celles de notre corps et de notre esprit, et renforcer notre estime de soi deviennent des passages obligés. pourquoi donc ne pas commencer par des examens critiques sur nos actes quotidiens, sur nos choix, nos valeurs, et leurs conséquences ? c'est dans cette direction que ce livre nous entraîne. andré giordan.

  • Cet ouvrage étudie le phénomène du complotisme à partir de l'oeuvre de l'écrivain italien Umberto Eco. La vitrine principale de ses idées sur le sujet est constituée par l'ensemble de ses romans: Eco y étudie les implications entre les croyances complotistes et certains mécanismes psychologiques et culturels ayant permis, à toutes les époques de l'histoire, d'identifier de faux cou pables en leur imputant la responsabilité du mal qui sévit dans le monde, afin de se libérer de tout remords ou de toute responsabilité.
    Eco considère les théories du complot comme une «variante moderne» d'une forme d'irrationalité très ancienne, dont les principales préfigurations historiques seraient, selon lui, l'hermétisme et le gnosticisme. Mais la rationalité au nom de laquelle il condamne les théories du complot est peut-être plus irrationnelle encore que celle qu'il dénonce...

  • Dans le champ de Narcisse, on parle, on promet, on se raconte, mais rarement on sort de sa bulle de logique.
    Dans le champ de Narcisse, nous rencontrerons, certes des pervers et des psychopathes, mais aussi des gens formidables, bien souvent victimes de leurs propres programmes. Et puis, qui sait, peut-être y trouverons nous quelque chose de nous. C'est pour cela que j'ai souhaité écrire « Dans le Champ de Narcisse ». Pour nous rappeler que toute manifestation narcissique n'entraine pas forcément de la perversion. Avant d'aborder les principales questions que l'on me pose depuis quelques années au sujet de pervers narcissiques pour tenter de comprendre pourquoi Narcisse prend tant de place dans notre société et dans nos esprits.
    Si le débat se pose, c'est qu'il doit se poser et qu'il répond à une vraie problématique. Je garde en mémoire quelques témoignages magnifiques où des personnes ayant lu mes livres ou entendu une conférence m'ont dit qu'il en avait résulté pour elles une prise de conscience salvatrice.
    L'idée est donc de se libérer, d'apprendre à se connaitre, à prendre soin de soi et une fois à l'abri à trouver son chemin, un chemin qui nous amènera vers plus de sérénité et d'épanouissement.

  • La morale sans peine

    Bruno Viard

    • Ovadia
    • 17 Mai 2008

    Notre époque ne supporte plus la morale.
    Elle la réclame de toute part. ce livre tente de surmonter cette contradiction dans un langage accessible au lecteur sans expérience. il expose ensuite les sources et les présupposés de la morale sans peine. l'auteur a voulu parcourir tout le prisme des relations humaines de l'échelle psychologique à l'échelle sociale et politique. par différence avec plusieurs morales pénibles, qu'elles soient chrétiennes ou communistes, qui demandaient trop à l'homme, la morale sans peine veut répondre aux injonctions diverses de notre siècle.
    Elle veille à ne pas demander à l'homme plus qu'il ne peut donner. elle s'enracine pour cela dans une hypothèse psychologique méconnue, non freudienne, celle de paul diel coordonnée aux découvertes politiques de pierre leroux et sociologiques de marcel mauss. elle propose une réconciliation de l'altruisme et de l'égoïsme au nom d'un égoïsme conséquent, et trouve son chemin en revisitant les termes de la triade républicaine.
    Le pari est de jeter un pont entre psychologie et politique.

  • Dix-huit juin 1815 Napoléon, vaincu à Waterloo par la coalition, se rend en victime expiatoire à l'Angleterre son pire ennemi qui lui laisse entrevoir une hospitalité digne de son rang sur son propre territoire. Mais, reniant sa parole, la « perfide Albion » condamne l'Empereur déchu à l'exil sur une petite île perdue au milieu de l'Atlantique sud : Sainte- Hélène. Entouré d'une cour réduite composée de ses plus fidèles généraux, de leurs épouses et de ses valets qui l'ont accompagné, Napoléon vit en reclus, à Longwood une bâtisse, aménagée pour la circonstance, située au centre de l'île sur un plateau battu par les vents. Hudson Lowe, son geôlier mandé par l'Angleterre, exerce, selon les instructions du gouvernement Anglais, une surveillance de tous les instants sur son prisonnier.

  • Pendant des mille´naires les villes ont maille´ l'histoire des civilisations et des peuples, aspirant les femmes, les hommes et concentrant les richesses et les savoirs. Si les premie`res villes apparaissent avec les e´critures ; il revient a` notre e´poque d'inventer celle de demain a` l'e`re du nume´rique. Alors que l'espe´rance de vie a cru dans les espaces urbains au cours du sie`cle dernier, on observe de nos jours la tendance inverse. Aujourd'hui, une gigantesque re´volution e´lectrique englobe notre monde, stimule´e par les ge´ants d'internet. Les moyens sont a` notre porte´e et la plupart n'ont pas besoin d'e^tre invente´s. Il reste a` en faire la synthe`se cre´atrice car ce sont bien les villes et les hommes qui font l'histoire. Cet ouvrage collectif propose la re´flexion de scientifiques, d'entrepreneurs, etc. qui s'interrogent sur l'e´mergence d'une ville intelligente, la Smart City en posant une e´cologie citadine qui, d'une certaine fac¸on, s'articule sur un biomime´tisme observe´ dans les e´cosyste`mes les plus complexes. Il s'agit de coe´volution, autrement dit de multiples me´canismes qui e´tablissent des interrelations entre des acteurs (entreprises, le secteur prive´ ou public, territoires, citoyen) qui se rendent des « services mutuels ».

  • L'ouvrage constitue un projet de déconstruction de l'idéologie implicite qui justifie l'exclusivité humaine des considérations éthiques, juridiques et politiques. Y est appréhendé le changement social, culturel et institutionnel de grande ampleur, parfois qualifié de « révolution antispéciste ». Loin d'ignorer les différences entre les animaux de différentes espèces et les individus d'une même espèce, les antispécistes réclament une égale considération des intérêts des uns et des autres. Avec l'appui de références scientifiques et philosophiques, y sont exposées les condi-tions d'une véritable reconnaissance des animaux et de leurs intérêts, pris dans leurs diversités et leurs singularités.

  • « LE LIVRE ROUGE SES CATHARES » est une histoire « Cathare » qui se déroule en Occitanie. Depuis des siècles, les hommes restent figés dans le mal. L'Histoire se répète sans que nous puissions apprendre de nos erreurs. De la Cisjordanie à New-York en passant par l'Occitanie, le temps et les époques se font l'écho de l'intolérance des hommes. L'histoire renaît et les éminences des « Parfaits », exigeants et passionnés, vont tout faire pour retrouver le Livre Rouge des Ca-thares. L'existence de ce manuscrit, ancien de plus 1000 ans, va mettre à mal la stratégie d'une Église Catholique qui a menti pendant des siècles sur ces préceptes. Au travers des guerres, un in-connu, GUYLHEM est choisi par les évêques cathares afin de protéger les « Parfaits » et leurs traditions. L'instinct de GUYLHEM va aux grès des mots et des paysages d'Occitanie nous faire comprendre le passé pour un meilleur avenir. »

  • Quand une société se fracture et laisse une proportion non négligeable des siens sur le bord de la route, les privant des moyens de prendre leur part de l'évolution collective, nul ne saurait sérieusement prétendre à la modernité. N'est-ce pas le cas quand le profit guide seul les choix, que l'économie conduit à des orientations technologiques qui, certes, améliorent les conditions de travail, mais suppriment des emplois dont ceux qui les occupent n'ont plus que le chômage pour horizon? Alors les exigences financières, sous couvert d'une modernité propice aux hommes, condamnent plus encore qu'elles n'enrichissent dans une conception de la modernité qui l'oppose à l'humanité. Le problème est identique lorsque ces mêmes choix ruinent l'avenir commun, mettant en péril celui de notre planète (Extrait de la préface d'Eric de Montgolfier).

  • "«Ce n'est pas toujours facile d'être parents ! Et ce n'est pas Pierre AZERAD qui vous dira le contraire. Le pédiatre cannois livre ses observations en collaboration avec son confrère Christian GIRAUD Pédiatre Endocrinologue-Nutrition de Nice.

    Ils conseillent et répondent aux questions que peuvent se poser les parents, confrontés aux maux que peuvent subir leur adolescent. Il faut savoir que les complications des maladies que l'on trouve chez l'ado prennent souvent leur source durant l'enfance. Nos deux médecins livrent à travers cet ouvrage les notions clefs pour accompagner au mieux l'enfant durant son évolution. Ce troisième tome fait suite à Nouveau-né, nourrisson : mode d'emploi et Les maux de la petite enfance et prend le relais pour donner aux parents d'un adolescent les éléments qu'ils doivent connaître pour mieux guider leur enfant durant l'adolescence.»"


  • l'expérience : chemin de la connaissance.
    apprendre, cognition nécessaire en permanence pour traverser le temps et donnes sens à sa vie. mais au delà des concepts, de l'imaginaire au réel, le langage des émotions, fondement de notre culture et de notre complexité, se dessinera toujours au rythme du coeur des grands auteurs. c'est aujourd'hui que les intuitions littéraires deviennent indispensables aux sciences humaines et au développement cognitif de tous les apprentissages.
    l'oeuvre de bessa myftiu, unique, dense, magnifique répond avec force et perfection aux questions humaines face aux savoirs, aux apprentissages et à la connaissance pour vivre et exister. nietzsche et dostoïevski éducateurs ! la vie humaine comme moyen de connaissance, à l'écoute du corps, du ressenti. apprendre l'amour dans l'action, dans l'échange, comme union des contraires dans la joie et l'absolu.
    être en conversation avec soi, en état de solitude sans folie ni isolement, pour préserver sa différence. avoir honte, pour s'accepter, une souffrance qui est le fond avec la joie de toute vie, de la beauté qui transcende. vivre sans mesure, sans culpabilité, avec fierté au-delà de la pitié, pour supporter l'insupportable et agir en étant libre. lutter pour acquérir son essence et conquérir sa culture.
    ne pas dépasser les limites au crime, une sorte de folie que la société engendre, et au suicide - une autre liberté en folie. mais bessa reste aux horizons d'un autre monde, une optimiste tragique. frédéric ovadia.

  • Depuis sa création au mois de mars 2004, le blog Stalker sous-titré Dissec¬tion du cadavre de la littérature a acquis une réelle audience en raison de l'exigence des travaux qui y sont publiés, point tous de l'auteur d'ailleurs, mais aussi du ton polémique de certains des articles qui y paraissent. Cette zone où les belles découvertes et les grandes surprises abondent tout au¬tant que les dangers est devenue au fil des ans et d'un travail acharné une espèce de bibliothèque de survie désormais labyrinthique, un espace de parole qui rappelle une évidence aujourd'hui cruellement moquée : nul ne devrait écrire pour rire. Nous pourrions même prétendre de façon ironique, bien évidemment contre la réalité qui s'étale de façon quotidienne sous nos yeux, que nul ne devrait écrire qui ne sait écrire.
    Le livre présent ne comporte cependant aucun de ces textes au ton virulent et qui osent ruiner les assurances si comiquement prétentieuses de tant de nos écrivants - bien davantage qu'écrivains - contemporains, relayés par des pseudo-critiques ne sachant plus rien faire d'autre que recopier de creuses fadaises journalistiques appelées « argumentaires » et autres « élé¬ments de langage » qui mériteraient bien davantage d'être qualifiés de langages rudimentaires. C'est la raison pour laquelle cet ouvrage ne regroupe que les textes que nous pourrions dire de pure célébration, même si, bien sûr, l'exigence critique n'est jamais mise de côté, puisque s'y trouvent des analyses sur les oeuvres pour le moins aussi variées que profondes de Malcolm Lowry, Ernesto Sabato, Joseph Conrad, W. G. Sebald, William Faulkner, László Krasznahorkai et bien d'autres en¬core, oeuvres remarquables qui toutes tournent autour de ce que José Bergamín appela le monstre du romanesque, sans toutefois jamais devoir tomber dans sa gueule menaçante.
    En somme, Le temps des livres est passé se veut une illustration, sombre peut-être mais point complètement désespérée, de la mission que Sainte-Beuve assigna aux critiques littéraires consistant à faire l'office de la vigie, et notre cri de découverte sera lui aussi toujours mêlé d'émotion et de joie.

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