Presses Universitaires Du Septentrion

  • Nous sommes, avons e´te´, serons tous un jour confronte´s a` l'e´preuve du deuil, a` sa de´chirure, a` sa violence aussi. Le deuil est une e´preuve car il impose un effort, un « travail », qui puise dans nos ressources, nous e´puise, tout en maintenant l'espoir d'un soulagement, d'une e´claircie, voire d'une forme de « relation » apaise´e avec l'autre disparu, ou tout du moins avec son souvenir. Le deuil interroge nos rapports à l'autre qui n'est plus et dont persiste l'image, mais également les autres qui nous entourent, nous contraignent ou nous soutiennent.

  • Plus que jamais d'actualité, en ces temps de tensions parfois entre les élus locaux et l'exécutif national d'un côté, et d'élections municipales de l'autre, cet ouvrage sur Pierre Mauroy se situe résolument dans ce que Michael Keatin appelait le "retour du territoire". Quelle part peut-on attribuer à ce grand élu socialiste dans le changement de statut du local, désormais érigé en vecteur d'innovation, d'impulsion, d'expérimentation et d'efficacité ?

    La singularité de cet ouvrage hybride tient dans le choix assumé de restituer des contributions de nature variée, individuelles ou collectives, écrites et orales pour prendre ainsi la mesure des différentes facettes du personnage et mieux comprendre ses principes d'action et ses réalisations. Par les apports qu'il contient, cet ouvrage permet d'analyser l'élu Mauroy, aux multiples mandats cumulés, à la fois comme un entrepreneur de temps, de territoire(s) (la région, la métropole transfrontalière) et de politiques publiques, dont il cherche à s'imputer les résultats mais aussi leur mise en récit.

  • Cet ouvrage collectif veut montrer que, contrairement à l'idée reçue, Mai 68 a exercé une influence à la fois rapide, profonde et durable sur la littérature. Non seulement les écrivains se sont engagés dans l'action à l'instar de Blanchot ou Duras, mais le mouvement a inspiré aux romanciers, poètes et dramaturges, témoins ou acteurs de Mai, une écriture contemporaine ou quasi contemporaine de l'événement, ainsi que le prouvent les exemples de Merle, Lainé, Gary, Heidsieck, etc.

    Dans ce livre sont analysés en outre la place prise par Mai 68 dans l'imaginaire littéraire des générations antérieures (Leiris, Aragon, Malraux) et postérieures (Quintane, le collectif Inculte) ainsi que le rôle joué par Mai 68 dans une série de mutations littéraires, telles que l'émergence d'une écriture féminine revendiquant sa spécificité (Duras, Rochefort), ou la structuration institutionnelle de genres jusque-là réputés mineurs comme la science-fiction ou le roman noir.

    Contributeurs : Nathalie Barberger, Jean-Marc Baud, Simon Bréan, Geneviève Brisac, Stéphane Chaudier, Maxime Decout, François Dussart, Jean-Louis Jeannelle, Matthieu Rémy, GaëlleThéval, Anne Wattel, Nelly Wolf.

  • Les transformations culturelles, territoriales, sociales et économiques de l'Europe entre 1914 et 1945 furent le résultat de deux guerres mondiales se superposant à la modernisation et à la course au pouvoir mondial. Global dans son approche, d'une lecture facile, L'Europe d'une guerre à l'autre : 1914-1945 étudie de façon systématique les décisions prises par les dirigeants ainsi que les tendances développées par les sociétés sur un territoire allant de l'Irlande à la Sibérie, sans oublier les pays scandinaves, ibériques, baltes et balkaniques.

    En plus des sujets habituellement traités - la guerre, la Révolution russe, la Shoah, les dictateurs, les traités de paix et la Grande Dépression -, l'ouvrage apporte des lumières sur un vaste éventail de questions, telles que les colonies, la religion, l'aide humanitaire, les mouvements féministes transnationaux, la propagande, les changements démographiques, l'européisme, le rôle des États-Unis et les marchés du travail. Pris ensemble, ces développements forment la base de l'Europe d'aujourd'hui.

  • En mai 1920, à l'occasion de la tenue à Lille d'une Exposition internationale pour la renaissance des régions libérées, Georges Lyon, recteur de l'académie de Lille demande aux enseignants de répondre à un questionnaire, à leurs élèves de rédiger une composition française sur le thème de leurs souvenirs de la guerre et de faire le récit d'un épisode dramatique dont ils auraient été le témoin ou l'acteur. Ce sont les 152 compositions produites par les élèves des six arrondissements du département du Nord aux deux tiers occupés par les Allemands qui sont ici publiés. Conservées dans les fonds de La Contemporaine (Nanterre), elles n'ont jamais été exploitées systématiquement faute d'une publication, accompagnée d'un appareil critique.
    Témoignages directs d'enfants pour certains, d'adolescents pour d'autres, elles ne sont pas une vision de la Première Guerre mondiale « par le petit bout de la lorgnette ». Elles rassemblent les souvenirs de jeunes témoins qui ont connu la mobilisation de membres de leurs familles. Le choc de l'invasion allemande avec ses pillages et ses exactions, le froid, la faim, les représailles les bombardements aériens... C'est ce qui fait de ces textes des documents attachants et surtout précieux pour saisir l'expérience de la guerre par de jeunes enfants. En même temps, ils mettent en lumière le rôle de l'École dans la construction de la mémoire de la Première Guerre Mondiale.En mai 1920, à l'occasion de la tenue à Lille d'une Exposition internationale pour la renaissance des régions libérées, Georges Lyon, recteur de l'académie de Lille demande aux enseignants de répondre à un questionnaire, à leurs élèves de rédiger une composition française sur le thème de leurs souvenirs de la guerre et de faire le récit d'un épisode dramatique dont ils auraient été le témoin ou l'acteur. Ce sont les 152 compositions produites par les élèves des six arrondissements du département du Nord aux deux tiers occupés par les Allemands qui sont ici publiés. Conservées dans les fonds de La Contemporaine (Nanterre), elles n'ont jamais été exploitées systématiquement faute d'une publication, accompagnée d'un appareil critique.
    Témoignages directs d'enfants pour certains, d'adolescents pour d'autres, elles ne sont pas une vision de la Première Guerre mondiale « par le petit bout de la lorgnette ». Elles rassemblent les souvenirs de jeunes témoins qui ont connu la mobilisation de membres de leurs familles. Le choc de l'invasion allemande avec ses pillages et ses exactions, le froid, la faim, les représailles les bombardements aériens... C'est ce qui fait de ces textes des documents attachants et surtout précieux pour saisir l'expérience de la guerre par de jeunes enfants. En même temps, ils mettent en lumière le rôle de l'École dans la construction de la mémoire de la Première Guerre Mondiale.

  • Édifice religieux monumental, la cathédrale représente un symbole spirituel, patrimonial, culturel et politique. C'est pourquoi elle est confrontée, en temps de guerre, aux effets et à la violence de celle-ci : sa taille la désigne comme un objectif repérable de loin ; sa fonction religieuse en fait un symbole pour rassembler la population ; elle peut susciter au contraire une volonté de destruction, notamment iconoclaste, de la part de l'adversaire ; les cérémonies qui s'y déroulent pendant ou après les conflits implorent la protection divine, demandent la victoire, honorent les morts. Les enjeux politiques se mêlent aux dimensions spirituelles pour élever certaines cathédrales en symboles nationaux. Enfin, l'édifice est un lieu de mémoire des guerres, par ses cicatrices, ses mémoriaux, ses cérémonies du souvenir, voire de réconciliation. La situation des cathédrales en Europe occidentale des guerres de Religion jusqu'à nos jours - une période marquée par de nombreux et amples conflits - en témoigne.

  • Herméneutique ; pour une logique du discours individuel Nouv.

    Parmi les oeuvres qui inaugurent le "tournant linguistique" de la pensée contemporaine, l'Herméneutique de Schleiermacher (1768-1834), théologien, philosophe, philologue, selon les catégories de l'époque, tient une place essentielle. Conçue en pleine expansion de l'idéalisme allemand, mais pour une large part contre lui, elle développe la première théorie du discours individuel et définit les méthodes de compréhension qui lui sont appropriées. L'observation minutieuse des mécanismes du langage y va de pair avec une analyse étonnamment actuelle de leurs incidences sur le processus de formation de la formation subjective.
    Entièrement revue et augmentée de deux textes sur la critique philologique, cette traduction intègre les corrections philologiques et chronologiques de l'édition critique.

  • L'habitat participatif est traité dans cet ouvrage par une articulation d'approches avec l'objectif d'inscrire l'analyse dans un cadre à même de nourrir la réflexion sur l'urbanité. De la sorte, il est appréhendé autant par une sociologie de la ville, en tant que rapport à l'espace et à autrui, que par une prise en compte de l'action publique et des aspirations à limiter les processus d'individualisation propres à nos sociétés contemporaines. Il est le fruit d'une équipe constituée en 2013 pour répondre à un appel à projet Recherche-citoyen qui associe le CLERSÉ (UMR 8019-Université de Lille-CNRS), Éco Habitat Groupé et le CEREMA dans un dispositif soutenu par la Région portant sur le thème de L'habitat participatif, essor de nouvelles formes de rapport à la ville. La dynamique des trois partenaires repose sur l'ambition d'aborder à nouveaux frais, et par une analyse distanciée, les questions fondamentales attachées à cette forme d'habitat que bon nombre de ses usagers définissent par l'aspiration à participer ainsi pleinement à la vie de la cité. Partant de la volonté de combiner recherche, engagement militant et expertise, sans confondre les registres de réflexivité, il est écrit à plusieurs mains pour traiter de ces différentes dimensions.

  • Quand, comment et sur quoi se fonde l'engagement de la puissance publique dans le choix du recours et de la justification de la démolition dans un contexte de crise du logement en France ? Quels arguments sont mis en avant, quelles stratégies les acteurs déploient-ils pour quels résultats attendus ? L'objectif de ce travail de recherche collectif est de contribuer, à partir de l'étude d'un vaste corpus textuel, à expliciter ce qui fonde l'action locale et ses discours. Cet ouvrage questionne les discours des acteurs décisionnaires et les formes des opérations de rénovation urbaine. Il analyse d'une part les conceptions de l'espace portées par ces opérations et interroge d'autre part les logiques de l'action sur lesquelles elles reposent. La rénovation urbaine marque ainsi le retour de l'espace comme outil stratégique de et en politique. En s'attaquant à des questions urbaines et sociales fortes, l'ouvrage contribue notamment à redéfinir les contours et les relations entre les réseaux d'acteurs (élus, praticiens, bailleurs) aux différentes échelles territoriales.

  • Dans leur grande majorité, les hommes qui, en France et en Europe, combattirent l'occupant et ses auxiliaires pendant la Seconde Guerre mondiale ne furent pas des soldats de métier. Le respect de l'ordre et des traditions, l'obéissance stricte à la hiérarchie, la subordination au pouvoir politique dessinaient a priori tout un ensemble d'obstacles à l'entrée en résistance des professionnels du métier des armes. Cependant, le sens du sacrifice, le patriotisme, le courage et la formation militaire furent de possibles raisons de s'engager autant qu'ils constituèrent des ressources inestimables dans la lutte armée, qu'elle se déployât au grand jour ou qu'elle s'organisât dans la nuit de la clandestinité.

    Cet ouvrage part de ce paradoxe pour examiner au plus près le parcours des militaires qui avaient opté pour le combat en résistance, depuis leur rébellion - spectaculaire ou à bas bruit - jusqu'à leur sortie de guerre. Il entend démontrer en quoi la résistance fut pour ces militaires une expérience hors du commun et exposer à quel degré les armées en furent affectées.

  • Ce qu'incorporer veut dire Nouv.

    La notion d'incorporation vise à échapper à une série de fausses alternatives telles que celle de l'individuel et du collectif. Elle se réfère à l'idée d'une inscription du social dans les corps. Bien qu'introduisant une rupture fondamentale avec les théories classiques de l'action, elle a paradoxalement été peu discutée dans ses soubassements philosophiques, comme dans ses implications méthodologiques et empiriques. Cet ouvrage à plusieurs voix entend explorer ce qu'incorporer veut dire en envisageant la question à différentes échelles d'analyse et d'instanciation. Il s'agit d'abord de revenir sur la genèse du concept d'incorporation en le situant dans l'espace des théories de l'action, avec et contre lesquelles il s'est construit. Il s'agit ensuite d'avancer dans la saisie des contextes et médiations qui conduisent concrètement à incorporer le monde social. C'est en tenant ensemble ce double mouvement de réflexion que l'ouvrage propose un horizon d'investigation permettant de mieux appréhender la façon dont le social habite les corps, s'incarne en eux.

  • Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils « adoptif », prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.

  • Les États-Unis représentent aujourd'hui environ 5 % de la population mondiale mais emprisonnent à eux seuls près de 25 % de tous les détenus au monde. Pour une nation qui a toujours érigé la liberté au coeur de son système de valeurs, en venir à afficher le plus fort taux d'incarcération de la planète soulève bien des interrogations.
    En adoptant une approche à la fois politique, sociologique, historique et culturelle, cet ouvrage offre une analyse rigoureuse mais claire et accessible d'un phénomène encore méconnu et mal compris. En s'appuyant sur de nombreux travaux de recherche, l'auteur apporte ici les clefs de compréhension de l'exception américaine et dresse un bilan de cette grande expérimentation aux conséquences inattendues.
    Cette étude est riche d'enseignements pour tous ceux qui s'intéressent aux politiques de lutte contre la criminalité mais révèle aussi beaucoup sur le fonctionnement de la société américaine et les défis auxquels elle se trouve aujourd'hui confrontée.

  • Voter au village ; les formes locales de la vie politique, XXe-XXIe siècles Nouv.

    En prenant pour objet «le vote au village» au XXe et au XXIe siècle, ce livre s'attache à construire une sociologie et une histoire «au ras du sol» des pratiques politiques locales.À rebours des grands paradigmes interprétatifs qui voient des idéologies partout, et qui déduisent ce que font les acteurs d'une simple adhésion à des idées politiques, les contributeurs - historiens, sociologues et politistes - s'inspirent d'une approche écologique du vote soucieuse de saisir l'électeur en contexte.Si le principe de l'élection est loin de résumer l'ensemble des rapports au politique et des occasions au gré desquelles ces rapports se nouent, il constitue en la matière un observatoire particulièrement fertile pour analyser les pratiques, la manière changeante dont elles s'organisent, les répertoires d'appréciation que mobilisent les acteurs et les circonstances dans lesquelles ils les mobilisent dès lors qu'ils votent.

  • Au XXe siècle, la nouvelle matérialité numérique de l'écrit fonde l'écran, au singulier, comme une véritable forme culturelle infléchissant les repères de la culture écrite imprimée. Les peintres et les photographes avaient nourri les imaginaires de la culture écrite par les scènes de genre que sont les « scènes de lecture ». Aujourd'hui, que sont nos « scènes de lecture » ? Que nous apprennent-elles de la lecture comme pratique sociale, culturelle, matérielle et comme expérience à la fois standardisée, sensible et contingente ? À l'encontre des discours pointant les « dangers de l'écran » ou ses bienfaits essentialisés, l'ouvrage interroge la culture visuelle de la lecture sur écran à partir d'une investigation sémiologique et critique dans trente années d'images publicitaires, artistiques, institutionnelles ou encore privées. Largement illustrées, ces Fantasmagories de l'écran témoignent de l'imprégnation sociale et triviale de nouveaux rapports au visible et au lisible dans la culture écrite.

  • En dépit de sa taille réduite, de sa population d'un million d'habitants, Djibouti est parvenu en quelques années à acquérir une notoriété internationale. Cette notoriété peut surprendre. Le pays bénéficie d'un positionnement stratégique essentiel dans la Corne de l'Afrique. Un héritage qui s'est imposé à ses dirigeants et à la société politique djiboutienne. Ce positionnement, à l'entrée du Golfe d'Aden entre la mer Rouge et l'Océan indien, demeure un outil primordial pour sécuriser les soutiens politiques, économiques et militaires des puissances. On peut néanmoins chercher dans les choix djiboutiens les fondements d'une stratégie visant à exploiter ce positionnement. Il nous a paru que Djibouti est un cas singulièrement intéressant, et ce particulièrement pour l'étude des politiques étrangères de petits États. Celui-ci nous invite donc à nous intéresser à la puissance des États de petite taille et à leur capacité à exploiter leur positionnement géographique malgré leur taille.

  • Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. « Je suis ce que je porte à mes pieds », dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.

  • Outil de mobilisation des citoyens, le meeting électoral participe directement, sous la Ve République, à la fabrique d'une stature présidentielle. Quelle est sa valeur stratégique aux yeux des candidats ? Sur quoi repose l'alchimie de la mobilisation ?
    À travers l'étude des meetings de la campagne présidentielle de 2017, cet ouvrage propose une radiographie des réunions politiques et interroge les innovations de l'appel à la mobilisation électorale à l'heure de l'information continue et du numérique.

  • Avec cette histoire compacte de la Suisse, l'historien suisse Thomas Maissen délivre la nouvelle vue d'ensemble longtemps attendue. S'appuyant sur les recherches les plus actuelles, il décrit dans un style fluide l'émergence de la Confédération suisse, son extraordinaire continuité, mais aussi ses nombreuses lignes de fractures jusqu'au passé le plus récent. Quiconque veut connaître les données essentielles de l'état actuel de la recherche les trouvera dans cette synthèse. Comment se sont formés les ligues fédérales et les mythes fondateurs ? Pourquoi la Confédération, divisée entre catholiques et protestants, n'a-t-elle pas été déchirée par ces tensions ? La Guerre du Sonderbund a-t-elle été nécessaire pour que naisse en 1848 un État fédéral moderne ? Pourquoi Hitler n'a-t-il pas conquis la Suisse en juin 1940, et comment la Suisse se positionne-t-elle à l'échelle internationale au XXIe siècle ? Écrit de manière compréhensible, ce livre explique l'ordre politique actuel de la Suisse à travers ses racines historiques.

  • Depuis quelques années s'intensifient les rapports entre une société de l'information et une économie de l'attention : plus l'information est abondante, plus l'attention est rare. Alors que le travail se formule comme une lutte contre l'oisiveté et impose une certaine discipline de l'attention, la consommation, quant à elle, impose précisément de capter et perturber l'attention disciplinée. Progressivement, elle se monétise et progressivement, nous nous en sentons dépossédés.
    Pourquoi tenons-nous au concept d'attention ? L'attention ne constitue pas simplement un nouvel objet auquel l'éthique et la philosophie politique devraient s'intéresser. Loin de se limiter a` développer une éthique appliquée de l'attention, problématiser l'attention nous amène a` re-questionner les champs de l'éthique et de la philosophie politique. Pour répondre à ces questions, ce livre fait le pari de la pluridisciplinarité en rassemblant des travaux de différents horizons.

  • Comment se recomposent les pratiques des représentants syndicaux ? Que font-ils concrètement dans le cadre de leurs mandats ? Quels processus de professionnalisation peut-on observer dans l'espace de la représentation syndicale ? Cet ouvrage aborde ces différents enjeux, en prenant le parti d'étudier ensemble les différents acteurs de la représentation syndicale (syndicats de salariés, patronaux, agricoles), à partir d'enquêtes ethnographiques qui explorent les différentes facettes de leur rôle : de leurs activités de production de l'organisation, en passant par le travail de mobilisation collective ou de représentation institutionnelle. Contre la tendance à renvoyer une image uniforme de la bureaucratie syndicale, cet ouvrage dévoile au contraire la variété des formes qu'elles embrassent et les moyens mis en oeuvre pour rester des acteurs légitimes des intérêts qu'ils portent.

  • Aux confins septentrionaux de l'Empire romain se trouve, selon Virgile (L'Enéide VIII, 727), la terre des extremi hominum Morini, « les hommes qui habitent l'extrémité du monde connu ». Si cette formule a connu une prospérité certaine, l'archéologie donne aujourd'hui à ce territoire un tout autre visage, celui d'une terre de rencontre et d'échanges, au carrefour des voies terrestres et maritimes qui relient la Bretagne romaine (Grande-Bretagne actuelle) au continent. Ainsi la ville antique de Boulogne est le carrefour de la circulation des marchandises et des hommes entre les deux rives du détroit, lieu privilégié pour appréhender les échanges entre le continent, l'espace méditerranéen, l'espace rhénan et la province de Britannia. Rassemblées dans ce volume, les contributions de la table-ronde « Gesoriacum-Bononia, entre terre et mer », qui s'est tenue à Boulogne-sur-Mer, les 24 et 25 septembre 2015 dressent un état des lieux des connaissances sur le rôle du port antique de Boulogne-sur-Mer et de ses liens avec son arrière-pays.

  • La connaissance est une forme de vie, relative à la situation contingente de celui qui la produit. La logique herméneutique étudie cette relativité, non pour la dénoncer, mais pour y voir au contraire la source de la véritable valeur qui s'attache à la connaissance. Cette étude fut menée au début du XXe siècle par Hans Lipps, Georg Misch, Josef König et Martin Heidegger.

    Si la logique classique tente de comprendre comment le langage peut décrire l'expérience dont il parle, et appelle "signification" et "vérité" cette relation de description, la logique herméneutique élargit la recherche logique, en examinant non seulement comment on doit parler de l'expérience, mais également comment l'expérience nous fait parler. Ainsi déploie-t-elle un relativisme optimiste, en découvrant la source du sens (logos) de nos paroles et de nos connaissances dans l'interprétation que chacun fait de la situation dans laquelle il vit.

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