Wartberg

  • Enfants de 1961 : Au début des années soixante, on jouait aux dominos en écoutant Paris Inter. Dans les campagnes, on tuait le cochon et on allait à la messe. Alors qu'ailleurs éclataient les guerres (Vietnam, Algérie) et les révolutions (Chine), nos parents achetaient des meubles en Formica et écoutaient du twist sur leur transistor. Puis tout est arrivé en même temps : la mini-jupe, la télévision couleur, la plage sous les pavés, la pilule, les prêtres-ouvriers, la crise du pétrole, la mode du disco et Bob Marley.

  • Enfants de 1981 : Nous avons grandi avec moult dessins animés, fait notre crise d'adolescence pendant celle de la vache folle, jubilé avec les Bleus en 1998, redouté le bug de l'an 2000, et rêvé de posséder des petits bijoux de technologie comme un baladeur à cassettes ou un Bi-Bop de France Télécom. Nous avons vu le chômage augmenter et la menace du réchauffement climatique se préciser, mais aussi la chute du mur de Berlin, la fin de la guerre froide, la construction de l'Europe...

  • Enfants de 1941 : Nés en pleine seconde guerre mondiale, nous avons grandi dans la peur des bombardements et la difficulté des restrictions, sans pour autant renoncer tout à fait à l'insouciance de l'enfance. Que nous le voulions ou non, nous étions nous aussi embarqués dans la grande histoire : notre enfance a elle aussi son histoire à raconter. Réintégrons nos galoches et nos tricots de laine...
    C'est reparti comme en 41 !

  • Enfants de 1971 : Nés en plein sacre de l'enfant-roi, nous recevrons une éducation plus libérale que nos parents. On nous parlera vite sida et chômage, et les désillusions des premières années Mitterrand feront de nous une génération pas toujours très engagée. Nous aurons tout de même vécu la légalisation des radios libres, le Minitel, les premiers téléphones portables et les jeux vidéo...

  • Enfants de 1951 : Baby-boom, Trente Glorieuses et débuts de la société de consommation, nous avons grandi dans une société au visage nouveau. Premier réfrigérateur, premier téléviseur, vacances en Dauphine ; mais aussi assassinat de Martin Luther King et course à l'armement nucléaire, ont rythmé notre enfance. Une fois l'adolescence venue, en voyant des chiens et des hommes parcourir l'espace, tout nous a semblé possible.
    A commencer par la remise en question du modèle de société qui nous avait vus naître.

  • Enfants de 1991 : Nés dans les dernières années du XXe siècle, nous avons été les premiers enfants à vivre avec le téléphone portable, Internet, Facebook et la Game Boy. Nous avons grandi à cheval sur deux siècles et deux mondes, de l'effondrement de l'URSSaux attentatsdu 11 septembre 2001, de la mondalisation à la télé-réalité, de la guerre en Irak à l'élection d'Obama. Saturés d'écrans et d'images, nous n'en sommes pas moins lucides sur le monde qui nous entoure et exigeants quant à notre avenir.

  • Enfants de 1931 : Les années " folles " ont succédé à la première guerre, bientôt balayées par la crise de 1929. Nous naissons dans un contexte morose, dans lequel la guerre ne tarde pas à éclater de nouveau. Pourtant les invasions foisonnent : épluche-légumes et TSF, mais aussi accélérateur de particules et cyclotron. Et bientôt, la Libération, ses bals populaires et ses soldats américains nous apporteront bien des nouveautés.

  • À l'instar de Greta Thunberg, les enfants de 2003 ont vu le jour l'année de la grande canicule qui en annonçait d'autres. Tout naturellement, l'écologie est devenue notre principale préoccupation politique car nous avons peur pour l'avenir de notre planète.
    Quant à notre avenir personnel, nous appréhendons Parcoursup et sommes les cobayes du nouveau baccalauréat.
    Porteuse de promesses mais aussi d'inquiétudes, notamment suite à la crise sanitaire du Coronavirus qui a ébranlé le monde en 2020, s'il n'est pas certain que l'histoire s'accélère, il est sûr qu'elle va vite.

  • Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé. Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

    Être né en 1998, c'est traverser sans s'en rendre compte trois événements historiques d'ampleur planétaire :
    La victoire des Bleus en Coupe du monde de football, les célébrations du passage à l'an 2000 et les attentats contre le World Trade Center. Biberonnés au web communautaire dès les couches culottes, nous sommes cette génération Z ultra connectée, toujours aux aguets. Rembobinons donc à l'époque où nous rentrions encore dans les tubes jaunes des aires de jeux du Mac Do, au moment où nous pensions que les panthères étaient roses et que des souris vertes couraient dans l'herbe. Remontons ensemble les caps de nos vies, de notre première tentative de salto avant sur un trampoline à notre première gorgée de sangria, en passant par notre premier baiser au centre aéré.
    En mêlant grande et petite histoire, ce livre retrace dix-huit années d'expériences humaines hautes en couleurs.

  • Enfants de 1980 : « Génération Mitterrand » pour Jacques Séguéla, « désenchantée » pour Mylène Farmer, on nous reproche de ne même pas savoir nous rebeller, trop occupés que nous sommes à dilapider notre argent de poche dans des CD deux titres, un Discman ou une Super Nintendo. Notre enfance restera notre âge d'or, peuplée de héros comme Astro, Sonic et Gadget. Et si nous n'avons pas toujours le sens des responsabilités, nous aurons au moins le goût du jeu...

  • Notre génération sera connectée ou ne sera pas ! Né en 2002, nous grandissons avec l'iPad, l'iPhone, les réseaux sociaux, au point de faire émerger une pathologie nouvelle : l'addiction aux écrans. Inutile pour autant de nous réduire à nos tablettes, être un geek chevronné n'empêche pas d'être ouvert sur le monde, bien au contraire : nous rêvons de voyages, d'expatriation et le Brexit ne nous coupera pas dans notre élan. Le chemin ne sera malheureusement pas aisé : la catastrophe écologique menace, les attentats sévissent aux quatre coins de la planète, la cyber- criminalité fait rage, les Gilets Jaunes défilent dans les rues au son de « Macron démission ».

  • Enfants de 1933 : Nés dans une période complexe, nous avions six ans quand la France est entrée en guerre. Habitués des bombardements, élevés au topinambour et au rutabaga, nous avons été poursuivis par les tickets de rationnements jusqu'à nos seize ans. Puis nous avons vu le maréchal remplacé par le plan Marshall, et tandis que les vedettes américaines envahissaient nos écrans, nous commencions enfin à rêver du futur qui s'offrait à nous.

  • Enfants de 1970 : Nous expérimentons l'école où il est interdit d'interdire, nous regardons des émissions télévisées conçues pour nous, et nous nous verrons bien vite qualifiés d'« enfants rois ». Colle Cléopatre, BN arrosés de Banga, fête de la Musique et jeux vidéo rythmeront notre enfance. Entre chômage et sida, nous aurons vite fait de nous confronter à un monde moins enchanteur que celui de « L'Île aux enfants », sans pour autant perdre tous nos rêves et nos illusions d'enfants...

  • Enfants de 1967 : Les larmes de Dominique Rocheteau, le sourire de Sophie Marceau, les baskets Stan Smith, les berlingots de lait concentré, les meubles orange vif, les chansons de Téléphone, « Dallas » et « Dynasty »... Voilà le décor de notre enfance. Nous avons grandi dans un monde sans téléphone portable ni Internet, dans une France fière de son Minitel et de son TGV, tout en sentant que bientôt, tout allait s'accélérer.

  • Naître au milieu du siècle précédent, c'est avoir été les témoins de nombreux changements, dans la vie de tous les jours comme sur le plan social et politique. Notre horizon s'est élargi aux peuples du monde et notre soif de liberté s'est lue dans la musique et les arts en général. Enfants gâtés du baby-boom, nous avons été plus nombreux qu'auparavant à accéder aux études supérieures. Et ce sont bien les 4 P qui ont caractérisé notre génération : « paix, prospérité, plein-emploi, progrès ».
    Mais ce fut aussi la peur d'un conflit nucléaire, la consommation excessive, l'instauration de la mondialisation et son corolaire l'uniformisation de la pensée, l'émergence du terrorisme, la fin de l'espoir des lendemains qui chantent...

  • Enfants de 1953 : Si notre petite enfance, avec ses classes poussiéreuses, ressemble beaucoup à celle de nos parents, nous connaissons dès nos dix ans de grands bouleversements. Dans nos foyers, le confort s'installe : télévision, salle de bains, électroménager... Mais dehors, l'instabilité règne, de guerre froide en conflits d'indépendance - sans oublier Mai 68, qui est pour nous le début d'une toute nouvelle ère.

  • Enfants de 2000 : Ayant par miracle survécus au grand bug de l'an 2000, nos parents entament ce tout nouveau millénaire par un bien bel évènement : la victoire de Zidane en coupe d'Europe, mais surtout notre arrivée à nous, les enfants de l'an 2000 ! Si la planète sur laquelle nous élançons nos premiers pas a depuis belle lurette dépassé le stade des balbutiements, notre enfance à nous n'en demeure pas moins constellée de jolis souvenirs.

  • Les bonnes fées penchées sur nos berceaux sont « grave chelou » : Loana enlève le bas à la télé, Oussama invente le terrorisme en 3D-Dolby-stéréo avec effets spéciaux. Notre monde de ouf est semé d'embûches : les mangas sont pleins de tsunamis, la sorcière Apple nous fait croquer sa pomme et le sorcier Zuckerberg nous enchaîne à ses réseaux sociaux.
    Harry Potter lui-même est dépassé...
    Surtout quand le nouveau Voldemort s'appelle Daesh, qui débite à la hache et à la Kalach'. Il est temps de revenir au bon vieux temps à coup de vinyles et de vintage...

  • Le monde dans lequel nous voyons le jour vient d'être giflé par Mai 68.
    Les moeurs, l'éducation, le travail comme la culture s'en trouvent profondément ébranlés. 69, année érotique, voit l'homme marcher sur la Lune pour la première fois. Entre conquête de l'espace et papiers peints aux motifs psychédéliques, colle Cléopâtre et pattes d'eph', Stabilos et Sophie Marceau, il nous faudra, à nous aussi, trouver notre voie...

  • Enfants de 1960 : Même si aujourd'hui, nous ne levons plus la tête pour voir passer les satellites, notre enfance a été jalonnée de progrès techniques, d'événements décisifs. Nous nous souvenons tous de notre première télévision, de la première automobile familiale, sans parler du premier homme sur la Lune... Le monde s'est soudain élargi, en même temps que nos désirs. Et voilà que nous vient l'envie de nous rappeler « comment tout a commencé ».

  • Enfants de 1952 : Lorsque nous naissons, entre euphorie d'après-guerre et Trente Glorieuses, le pays se repeuple, l'économie reprend, le niveau de vie augmente. La guerre est toujours présente, mais sur d'autres fronts : Indochine, Algérie, puis Vietnam. En grandissant, nous connaîtrons les soubresauts d'une décennie mouvementée - combat pour les droits civiques des noirs, premiers pas sur la Lune, Mai 68, revendication de l'égalité hommes / femmes - qui nous ouvrira bien des horizons.

  • Enfants de 1985 : À notre naissance, personne ne parlait de Web, de smartphones ni de réseaux sociaux : on en était encore au Minitel, aux disquettes et au Walkman à cassettes. Adolescents, nous avons souffert des boys bands et compensé avec NTM et Noir Désir. La libération de Nelson Mandela ou la guerre du Koweït furent les premiers événements historiques qui nous marquèrent. Mais qu'ils soient emblématiques ou anecdotiques, les événements qui ont jalonné notre enfance n'en sont pas moins inoubliables...

  • La tête plongée dans nos exemplaires de Tintin, nous grandissons dans un univers léger et fantaisiste sans bien réaliser qu'une guerre mondiale vient d'étourdir l'humanité. Nous avons à peu près l'âge des yéyés et nous nous approprierons plus tard leur insouciance sans difficulté. Les stigmates du conflit sont pourtant bien visibles : tickets de rationnement et villages détruits font partie de notre quotidien. Le consumérisme n'a pas que des alliés. Les écrivains de la Beat Generation, à commencer par Jack Kerouac, lui préfèrent les grands espaces, la liberté, le nomadisme. Nous sommes loin d'imaginer que ces apôtres du dénuement préfigurent la révolution de 1968... Profitons pour l'heure des joies de notre temps : flipper, première télévision, rockabilly et cha-cha-cha !
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  • Coupe au bol, pantalon patte d'eph et nez au vent, nous arborons les seventies avec quiétude. Françoise Dolto est là pour veiller sur nos intérêts, William Leymergie, Cabu, Dorothée et Casimir tout prêts à nous distraire. C'est dit, nous serons des enfants-rois ! Qui pourrait bien nous le reprocher ? L'ère post-soixante-huitarde s'annonce moins riante que nos parents ne l'avaient escompté. Passé l'euphorie de la libération sexuelle et de la quatrième semaine de congés payés, l'horizon s'obscurcit. Nous traversons une décennie mouvementée marquée par les débuts de la crise économique, du chômage, du surendettement. Tandis que nous compulsons les exemplaires de la Bibliothèque Rose et que nous nous prenons d'amitié pour Maya l'abeille, la société se transforme : légalisation de l'avortement, divorce par consentement mutuel, abolition de la peine de mort, le vieux monde est derrière nous !

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